Archives de catégorie : Documentation

CORONAVIRUS ET PLONGÉE

Reprise progressive de la plongée

Une sériole en Méditerranée

Phase 3 : synthèse des mesures à respecter

En phase 3 du déconfinement, les mesures à respecter concernant la pratique de la plongée sont définies par : 

  • (1) Le décret n° 2020-663 (en particulier, articles 1er, 3 et 44) ; 
  • (2) L’Instruction du ministère des Sports n°DS/OS2/2020/100 du 23 juin 2020 ; 
  • (3) Des prescriptions complémentaires publiées par les fédérations délégataires (FFESSM pour la plongée et les sports subaquatiques), conformément à l’Instruction du ministère des Sports (ces prescriptions fédérales remplacent le Guide d’accompagnement de reprise des activités sportives publié par le ministère des Sports entre le 11 mai et le 22 juin 2020, lors des phases 1 et 2 de déconfinement). 

1. HYGIÈNE 

Obligations de l’exploitant (et de l’encadrement) 

  • L’exploitant de l’établissement facilite l’hygiène des mains des sportifs par la mise à disposition d’un point d’eau, de savon et d’essuie-mains à usage unique ou de produit hydroalcoolique, notamment à proximité des vestiaires (2). 
  • Le nettoyage désinfectant des vestiaires individuels est réalisé au moins une fois par jour (2). 
  • Mise à disposition d’une poubelle pour les mouchoirs et essuie-mains à usage unique (1). 
  • Rinçage et décontamination systématique du matériel prêté ou loué (combinaisons, gilets, détendeurs, tubas, masques, poignées de bouteille, robinetterie…) (3). 
  • Lorsque la pratique s’organise avec un matériel personnel, il ne doit être ni échangé ni partagé (2). 
  • Les actions de partage de matériel pendant l’activité sont proscrits (3). 

Consignes individuelles 

  • Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou par une friction hydro-alcoolique (1) ; 
  • Se couvrir systématiquement le nez et la bouche en toussant ou éternuant dans son coude (1) ; 
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique à éliminer immédiatement dans une poubelle (1) ; 
  • Eviter de se toucher le visage, en particulier le nez, la bouche et les yeux (1). 

2. DISTANCIATION 

De manière générale, distanciation physique d’au moins un mètre en tout lieu et en toute circonstance (1). Dans le sport, distanciation physique de deux mètres, sauf lorsque, par sa nature même, l’activité sportive ne le permet pas (1) [En plongée, cette mesure ne peut pas être respectée (3)]. 

3. MASQUES DE PROTECTION 

  • Les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent pas être garanties (1). 
  • Sauf pour la pratique d’activités sportives, le port du masque est obligatoire dans les établissements, pour les personnes de onze ans ou plus (1). 

4. VESTIAIRES 

Les vestiaires collectifs doivent être fermés (1,2). Seuls sont autorisés les vestiaires individuels (voir hygiène ci-dessus) et la traversée des vestiaires collectifs lorsque la circulation ne peut être organisée autrement (2). 

5. NOMBRE DE PRATIQUANTS 

Les établissements sportifs peuvent recevoir plus de 10 personnes (2) à la condition de respecter les règles définies, en particulier, aux articles 1er et 44 du décret 2020-663. 

6. CONSEILS MEDICAUX 

Il est conseillé d’utiliser le questionnaire CoViD 19 de la FFESSM3 et de respecter les recommandations de sa commission médicale et de prévention. 

7. PLAN DE DÉCONFINEMENT DANS LES OUTRE-MER 

Application de l’instruction du ministère des Sports selon l’appréciation des autorités/Préfets de chaque territoire (2). 

COMPRENDRE POUR MIEUX SE PROTÉGER ET PROTÉGER LES AUTRES

REPRISE PROGRESSIVE DE LA PLONGÉE

Une sériole en Méditerranée

Introduction

Le coronavirus SARS-CoV-2, est apparu fin 2019 dans la ville de Wuhan (Chine) puis s’est propagé dans le monde entier, causant une pandémie. A ce jour, il n’existe ni traitement ni vaccin. Les recherches sur un vaccin pourraient aboutir, au mieux, mi-2021. 

La prévention (gestes barrière, distanciation, tests puis isolement des porteurs du virus) est donc le moyen d’action essentiel contre le coronavirus afin de casser les chaînes de transmission. 

Dans le cadre de la pratique de la plongée, la reprise doit être progressive après vous être assuré(e) que vous n’êtes pas porteur du virus et que vous n’avez pas été contaminé(e) récemment (Auto-questionnaire.
Vous devrez adopter des mesures d’hygiène, de distanciation et des gestes barrière stricts. L’utilisation de votre propre matériel, sans l’échanger avec d’autres, doit être privilégié.


Accès rapide

Fiches information Plongée Plaisir

Commission médicale de la FFESSM

Médecin fédéral national

MEDSUBHYP

CNPS

Ministère des sports

Autres textes

Règlementation


Transmission du SARS-CoV-2

Les coronavirus sont transmis par :

  • contact (sujet infecté, objets, surfaces, [embouts, masques, … en plongée]) ;
  • inhalation de gouttelettes (toux, éternuement) ;
  • inhalation d’aérosols, principalement lors d’efforts importants (course, vélos, …).

Survie du SARS-CoV-2

« La survie du SARS-CoV-2 dans l’environnement n’est pas connue mais pourrait s’apparenter à celle d’autres coronavirus. La durée de survie est conditionnée par plusieurs paramètres comme le type de support, l’humidité résiduelle, la température, la quantité de liquide biologique et la concentration virale initiale. Par analogie avec les données rapportées pour d’autres coronavirus, la durée de survie de SARS-CoV-2 sur un support pourrait aller, selon la nature des matériaux et la quantité de virus déposée, de 2 heures à 9 jours à température ambiante. » (Institut Pasteur)

Le coronavirus survivrait dans l’eau de mer, mais uniquement quelques minutes (des études sont en cours). 


Puis-je reprendre la plongée ? Sous quelles conditions ?

Infographie et document

Puis-je reprendre la plongée ?

Infographie de la Commission Médicale et de Prévention Nationale de la FFESSM et auto-questionnaire (.pdf) visant à informer les personnes et à pouvoir en faire la preuve, sans conserver pour autant d’informations médicales sur les personnes (sur le modèle du Questionnaire de Santé Sport diffusé par le ministère des Sports – QS Sport Cerfa 15699).


Fiche Information Plongée Plaisir

Plongée et coronavirus : comprendre pour mieux se protéger (informations et conseils pour la reprise)

Cette fiche information Plongée Plaisir fait le point sur le coronavirus et la plongée : reprise progressive de l’activité, certificat médical, nettoyage et désinfection du matériel, mesures d’hygiène et de distanciation demandées par le ministère des sports pour permettre la reprise de l’activité.

Dernière mise à jour : 22/06/2020


Résumé des principales dispositions relatives à la plongée (ministère des sports)

Accueil des pratiquants

  • Organiser l’activité au sein de la structure par groupes de 10 personnes maximum (encadrement compris)* ; 
  • Limiter l’accueil aux seuls pratiquants (sans accompagnants) ; 
  • Organiser le cas échéant les rendez-vous sur site d’embarquement ou de pratique pour limiter l’utilisation de véhicules collectifs ; 
  • Organiser un chemin de circulation dans les locaux supprimant les croisements de personnes et interdire l’accès aux vestiaires ; 
  • Rappeler par affichage les consignes et les gestes « barrière » ; proposer du gel à l’entrée des structures ; 
  • Favoriser les procédures sans contact ; 
  • Utiliser les outils numériques pour la délivrance des brevets ou attestations ; 
  • Pour les personnes ayant présenté les signes cliniques d’infection au Covid-19 ou ayant fait l’objet d’une détection virale par prélèvement, produire un certificat médical d’absence de contre-indication (CACI) avant toute pratique. 

Cela rejoint l’article 44 du décret 2020-663 qui indique que les regroupements doivent se limiter à des groupes de 10 personnes maximum dans l’espace public. Selon les déclarations du Premier ministre (éléments de la stratégie nationale de déconfinement progressif) cette notion de groupes de 10 personnes “ne peut être confondue avec l’effectif maximum accueilli dans une enceinte donnée. Ainsi, dans le cadre d’une pratique organisée, si aucun groupe de plus de 10 pratiquants (encadrant compris) ne saurait être constitué, plusieurs groupes de 10 pratiquants pourront être accueillis simultanément dans le même équipement dès lors que : 
– Chaque groupe respecte en son sein les règles de distanciation physique imposée pour la pratique sportive ; 
– L’espace disponible, la pratique proposée et les modalités de circulation et d’espacement des groupes se conforment aux principes généraux de distanciation.

Infographie

Certificat médical

Infographie de la Commission Médicale et de Prévention Nationale de la FFESSM.

web

Dossier de la Commission Médicale et de Prévention Nationale à propos de la plongée et du coronavirus : conditions de reprise, certificat médical, information des plongeurs, mesures de décontamination du matériel …


Transport en bateau

  • Organiser l’activité au sein de la structure par groupes de 10 personnes maximum, encadrement compris*
  • Rincer et désinfecter systématiquement les parties « communes » avant le départ en activité (rampes de remontée, tableaux de bord, mains courantes…) ; 
  • Réserver l’accès à la cabine au seul pilote ou équipage du bateau ; 
  • Espacer les mises à l’eau des pratiquants et des palanquées pour éviter tous contacts sur le bateau ; 
  • Espacer les remontées à bord sur le bateau en fin de plongée.

* Stratégie nationale de déconfinement progressif présentée par le Premier Ministre : « Il est également rappelé que la notion de rassemblement de plus de 10 personnes ne peut être confondue avec l’effectif maximum accueilli dans une enceinte donnée. Ainsi, dans le cadre d’une pratique organisée, si aucun groupe de plus de 10 pratiquants (encadrant compris) ne saurait être constitué, plusieurs groupes de 10 pratiquants pourront être accueillis simultanément dans le même équipement dès lors que :

  • Chaque groupe respecte en son sein les règles de distanciation physique imposées pour la pratique sportive ;
  • L’espace disponible, la pratique proposée et les modalités de circulation et d’espacement des groupes se conforment aux principes généraux de distanciation. »

Locaux et équipements

  • Désinfecter systématiquement les locaux et matériels selon les fréquences appropriées ; 
  • Favoriser le recours aux équipements personnels (avec information préalable sur la nécessaire désinfection préalable des matériels) ; 
  • Rincer et désinfecter systématiquement les matériels prêtés ou mis à disposition entre chaque utilisation (combinaisons, gilets, détendeurs, tubas, masques, poignées de bouteille, robinetterie…) dans le respect des préconisations des fabricants ; 
  • Informer les pratiquants de la nécessité de se munir d’une bouteille d’eau ou gourde personnelle ; 
  • Procéder aux opérations de gonflage des bouteilles dans des zones sécurisées (périmètre installé au tour de la prise d’air, opérateur muni de gants et masque, zone interdite d’accès). 

Fiche Information Plongée Plaisir

Nettoyage et désinfection du matériel de plongée

Comment décontaminer le matériel de plongée ? Quelle différence entre le nettoyage et la désinfection ? Comment procéder ? Quels produits utiliser ? Quelles précautions faut-il prendre ? Dois-je changer mes habitudes ?

Dernière mise à jour : 17/05/2020


Fiche Information Plongée Plaisir

Les « gouttelettes » expirées par une personne pouvant être :

  • très petites, de l’ordre de 0,5 micron ;
  • se propager sous forme d’aérosols (dans l’air ambiant) ;
  • ne pas être arrêtées par les filtres de compresseurs les plus sophistiqués (la dimension maximum des particules qui peuvent traverser les filtres varie de 1 à 10 microns).

Quelles précautions doit-on prendre pour le gonflage durant la période de SARS-CoV-2 ?

Dernière mise à jour : 27/05/2020


Aspects techniques et pédagogiques

Plongées du mois de mai : prudence !
  • Eviter les contacts et proscrire les échanges ou partages de matériel (ex. pas d’échange d’embout, éviter les répétitions d’exercices à terre) ; 
  • Réaliser les briefings dans les espaces extérieurs et selon des règles de distanciation interpersonnelles appropriées (2 m entre chaque pratiquant), privilégier les affichages tableau (affichage consignes, contenus de séance) ; 
  • Avant la plongée, systématiser le rinçage du masque en pleine eau (suppression des récipients à usage collectif) ; 
  • Maintenir le détendeur en bouche et le masque sur le visage dans les différentes phases (mise à l’eau, déplacement en surface, remontée à bord ou au bord) ; 
  • Majorer ou minorer, dans le sens d’une plus grande sécurité, les paramètres chiffrés servant à planifier la plongée : autonomie en air, saturation, durée maxi d’immersion, profondeur maximum, durée totale de remontée (DTR) ; 
  • Si les cours de théorie en présentiel sont indispensables, réduire le nombre d’élèves pour permettre le respect des règles sanitaires générales. 

Infographie

Ecoutez vos sensations

Infographie de la Commission Médicale et de Prévention Nationale de la FFESSM visant à responsabiliser les plongeurs en immersion.

Les bouteilles de plongée

MAJ de la notice Roth

25/09/2019

Une mise à jour de la notice Roth est disponible.

Précisions apportées :
1. La profondeur maximale requise par la norme pour la certification de l’équipement eet de 50 m (et non pas “interdiction d’utilisation au-delà de 50 m”).
2. Gonflage possible avec tout gaz sec respirable du groupe 2 (air ou mélange non dangereux) pour les bouteilles G2 ou du groupe 1 (O2, nitrox, …) pour les bouteilles G1. Il n’est donc plus écrit que les bouteilles G2 ne doivent contenir que de l’air sec respirable (=trimix/héliox).
3. Chargement des bouteilles par une personne reconnue compétente par les autorités de contrôle (et pas obligatoirement par un “professionnel”).

1. Réglementation générale

  • Au sein de l’Union Européenne, les robinetteries de bouteilles doivent respecter le règlement UE 2016/425 relatif à la conception et à la fabrication des Equipements de Protection Individuelle (EPI). A ce titre, le respect de la norme EN250 vaut présomption de conformité, ce qui permet de bénéficier du marquage CE, obligatoire pour permettre la libre circulation des robinetteries au sein de l’Union Européenne.
  • Pour les bouteilles de plongée, c’est le règlement UE 2014/68 relatif aux équipements sous pression qui s’applique et conduit également au marquage CE permettant une libre circulation au sein de l’UE.
  • De plus, la réglementation PED 97/23/CE oblige les fabricants à certifier un couple “bouteille-robinetterie”.
  • Enfin, l’article 2, alinéa 7 de l’arrêté du 20/11/2017 précise :
    « 7. Requalification périodique : opération de contrôle destinée à montrer qu’un équipement est apte à fonctionner en sécurité en tenant compte des dégradations prévisibles jusqu’à la prochaine échéance d’une opération de contrôle ou jusqu’à sa mise hors service, à condition que l’équipement soit exploité conformément à la notice d’instructions ou à défaut au dossier d’exploitation. »

    En conséquence, il est essentiel de disposer de la notice d’instructions des bouteilles de plongée (voir au bas de cette page).

2. Gonflage des bouteilles

2.1 Gaz autorisés selon le “groupe” des bouteilles

Les bouteilles de plongée sont marquées, selon les cas (voir en particulier, l’article 13 de la Directive 2014/68/UE) :

  • “Groupe 1”, “G1”, “Oxygène” ou “Service Oxygène” lorsqu’elles peuvent contenir des substances et mélanges considérés comme dangereux : explosibles instables, inflammables, comburants, pyrophoriques, autoréactifs, toxiques…
    Les bouteilles en aluminium sont “Groupe 1” par fabrication, même en l’absence de marquage spécifique.
  • “Groupe 2” ou “G2”, pour les gaz autres que ceux faisant partie du Groupe 1, considérés comme “non dangereux”, à l’exemple de l’air respirable.

Par ailleurs, l’article 2.4 du Règlement (CE) N° 1272/2008 définit les gaz comburants (catégorie de danger 1) : Par «gaz comburant», on entend tout gaz ou tout mélange gazeux capable, généralement en fournissant de l’oxygène, de provoquer ou de favoriser la combustion d’autres matières plus que l’air seul ne pourrait le faire.
Il est précisé dans ce même article : Par « gaz capable de provoquer ou de favoriser la combustion d’autres matières plus que l’air seul ne pourrait le faire », on entend des gaz purs ou des mélanges de gaz ayant un pouvoir comburant supérieur à 23,5 %, déterminé conformément à la méthode prescrite dans les normes ISO 10156 telle que modifiée ou 10156-2 telle que modifiée.
En conséquence, le gonflage de tout mélange nitrox ne peut s’effectuer que dans des bouteilles “Groupe 1”, “G1” ou “Service Oxygène”.

La notice d’instructions des bouteilles ROTH, reprend ce point.
« Ne chargez la bouteille :
• qu’avec de l’air respirable sec (bouteille marquée Groupe 2 : G2) ;
• ou avec un mélange gazeux Nitrox+O2 (bouteille marquée Groupe 1 : G1). »

Par ailleurs, l’article 2, alinéa 7 de l’arrêté du 20/11/2017, déjà cité, précise :
« 7. Requalification périodique : opération de contrôle destinée à montrer qu’un équipement est apte à fonctionner en sécurité en tenant compte des dégradations prévisibles jusqu’à la prochaine échéance d’une opération de contrôle ou jusqu’à sa mise hors service, à condition que l’équipement soit exploité conformément à la notice d’instructions ou à défaut au dossier d’exploitation »

Arbre de décision

2.2 Tolérance jusqu’à 40% d’O2 dans des bouteilles “groupe 1” non “oxy-clean”

Certains organismes préconisent de pouvoir utiliser des mélanges nitrox jusqu’à 40% d’O2 dans des bouteilles “groupe 1” non spécifiquement nettoyées pour une utilisation avec de l’oxygène (bouteille non “oxy-clean”). Ce point fait débat chez les industriels dans le monde entier, qui appellent tous à la plus grande prudence.
Renseignez-vous auprès de votre organisme d’appartenance pour connaître sa position officielle sur le sujet (délibération de l’organe de gouvernance).

    

2.3 Tolérance jusqu’à 40% d’O2 dans des bouteilles “groupe 2”

Cette “tolérance jusqu’à 40% d’O2” n’a jamais été spécifiée pour des bouteilles “groupe 2”, “G2” ou “AIR”.

2.4 Les textes sur l’hyperbarie à propos de la tolérance des 40% d’O2

Trois arrêtés du ministère du travail indiquent : Sans préjudice des autres dispositions réglementaires applicables en la matière, lorsque la fabrication des mélanges respiratoires entraîne une circulation de gaz comprimés avec des taux supérieurs à 40 % d’oxygène, les blocs de plongée et les robinetteries sont compatibles pour une utilisation en oxygène pur.

  • Arrêté du 21 avril 2016 définissant les procédures d’accès, de séjour et de secours des activités hyperbares exécutées avec immersion dans le cadre de la mention B «archéologie sous-marine et subaquatique»
  • Arrêté du 21 décembre 2016 définissant les procédures d’interventions hyperbares exécutées avec immersion et les formations des travailleurs relevant de la mention B « secours et sécurité » option police nationale
  • Arrêté du 30 octobre 2012 définissant les procédures d’accès, de séjour, de sortie et d’organisation du travail pour les interventions en milieu hyperbare exécutées avec immersion dans le cadre de la mention B « techniques, sciences et autres interventions »

Ce texte rappelle le cadre de cette tolérance à propos des bouteilles “oxy-clean” ou non : “Sans préjudice des autres dispositions réglementaires applicables en la matière“. Il ne permet donc en aucune manière d’enfreindre les règlements européens en appliquant cette tolérance à des bouteilles “groupe 2”, “G2” ou “Air”.

3. Définitions

Inspection périodique (arrêté du 20/11/2017, art 2, §6) : “Opération de contrôle destinée à vérifier que l’état de l’équipement lui permet d’être maintenu en service avec un niveau de sécurité compatible avec les conditions d’exploitation prévisibles, et comprenant une vérification extérieure, une vérification intérieure le cas échéant, un examen des accessoires de sécurité et des investigations complémentaires en tant que de besoin“.

Requalification périodique (arrêté du 20/11/2017, art 2, §7) : “Opération de contrôle destinée à montrer qu’un équipement est apte à fonctionner en sécurité en tenant compte des dégradations prévisibles jusqu’à la prochaine échéance d’une opération de contrôle ou jusqu’à sa mise hors service, à condition que l’équipement soit exploité conformément à la notice d’instructions ou à défaut au dossier d’exploitation ; dans le cas du suivi en service avec plan d’inspection, la requalification périodique permet de s’assurer que les opérations de contrôle prévues par le plan d’inspection ont été mises en œuvre. Elle intègre notamment l’analyse des résultats de tous les contrôles et inspections effectués depuis la requalification périodique précédente, ou à défaut depuis les contrôles effectués à la mise en service de l’équipement neuf ou après une modification importante. Elle permet aussi de relever les erreurs manifestes d’application des guides professionnels et cahiers techniques professionnels.

4. Inspection et requalification

4.1 Inspection périodique : tous les ans

L’inspection périodique (art. 15) a lieu aussi souvent que nécessaire. Les périodes maximales sont comptées selon le cas à partir de la date de la mise en service ou, de la précédente inspection périodique ou requalification périodique.
La période maximale est fixée au maximum à 1 an pour les bouteilles pour appareils respiratoires utilisées pour la plongée subaquatique.

4.2 Requalification périodique : tous les 2 ou 6 ans selon le régime

L’échéance maximale des requalifications périodiques (art. 18) est fixée à partir de la date de mise en service ou de la dernière requalification périodique.

  • Elle est de 2 ans pour les bouteilles pour appareils respiratoires utilisées pour la plongée subaquatique.
  • Cette échéance est portée à 6 ans pour les bouteilles de plongée dont l’inspection périodique a été effectuée au moins annuellement ou avant leur utilisation quand la visite a été réalisée depuis plus d’un an, dans les conditions définies par la dernière version du cahier des charges relatif à l’inspection périodique des bouteilles métalliques utilisées pour la plongée subaquatique visé en annexe 1 du présent arrêté ministériel [cela correspond au régime TIV – technicien en inspection visuelle].

Documents associés :

Décision BSERR n° 15-106 du 08/12/15 relative à l’inspection périodique de bouteilles métalliques pour la plongée subaquatique (attention : la périodicité de 5 ans mentionnée dans cette décision a été portée à 6 ans par l’arrêté du 20 novembre 2017 entré en application le 1er janvier 2018).

Régime TIV, cahier des charges

5. Transport des bouteilles de plongée

C’est l’assurance du véhicule qui doit prendre en charge l’assurance des bouteilles transportées.

Sur le plan réglementaire, le transport des bouteilles de plongée relève de l’Accord pour le transport des marchandises Dangereuses par la Route (ADR).

La France et les autres états européens ont adopté l’ADR depuis le 1er janvier 1997. Cette convention est complétée sur certains points par les dispositions françaises spécifiques sous forme d’un arrêté relatif au transport des marchandises dangereuses par voies terrestres dit “arrêté TMD” entré en vigueur le 1er juillet 2009. Il a abrogé toutes les dispositions antérieurement applicables : RTMD, RTMDR, arrêté ADR, arrêté RID, arrêté ADNR.

La dernière version de l’ADR est entrée en vigueur le 1er janvier 2019 : accéder à la publication.

Le transport des bouteilles vides ou celui assuré par des particuliers dans le cadre d’une pratique de loisir sportif n’y est pas soumis.
Tout transport effectué par un professionnel y est soumis.

L’article 1.1.3.1 fixe les exemptions liées à la nature de l’opération de transport.
Les prescriptions de l’ADR ne s’appliquent pas :
a) au transport de marchandises dangereuses effectué par des particuliers lorsque les marchandises en question sont conditionnées pour la vente au détail et sont destinées à leur usage personnel ou domestique ou à leurs activités de loisir ou sportives à condition que des mesures soient prises pour empêcher toute fuite de contenu dans des conditions normales de transport.

6. Marquage des bouteilles

D’après la notice du fabricant VITKOVITCE

7. Reconnaissance des marques d’identification des fabricants

Pour plus d’informations : https://tiv.ffessm.fr

8. Les sites & notices des fabricants

Dictionnaire multilingue plongée (By Plongeur.com)

ALLEMAND

WEB – Dictionnaire multilingue

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

APPLI – Smartphone et tablettes

 

ANGLAIS

WEB – Dictionnaire multilingue

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

WEB – spécifique biologie sous-marine

APPLI – Smartphone et tablettes

LIVRE – L’anglais tel qu’on le plonge

 

ESPAGNOL

WEB – Dictionnaire multilingue

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

APPLI – Smartphone et tablettes

 

ITALIEN

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

APPLI – Smartphone et tablettes

 

NÉERLANDAIS

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

APPLI – Smartphone et tablettes

 

NORVEGIEN

WEB – Dictionnaire multilingue

 

SUEDOIS

WEB – Dictionnaire multilingue

 

RECAPITULATIF DES REFERENCES LEXIQUES PLONGEE

Pour mettre à jour cette liste, la discussion se trouve ici : http://www.plongeur.com/forums/showthread.php?p=210449

Villefontaine : Forum des Associations 2019

Le 7 septembre 2019 de 10h à 18h
Lieu à confirmer
(Gymnase Anquetil, 90 Avenue des Pins, 38090 Villefontaine
Chaque année, le traditionnel Forum des associations regroupe plus de 100 associations villardes qui vous proposent toutes les activités existantes sur la ville ….)

Venez retrouver votre club/Ecole de plongée CSVN Narcosis et rencontrer des plongeurs et des moniteurs qui répondrons à toutes vos questions et vous présenterons la plongée sous-marine!

Des animations et des démonstrations accompagneront cette journée devenue festive !!!!

Vous pourrez découvrir une partie du tissu associatif de Villefontaine, plus de 120 associations seront présentes.

Ce sera également l’occasion de vous inscrire aux activités qu’elles proposent.

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Pour plus de renseignement : Siste de la ville de Villefontaine

Médecine hyperbare : l’urgence du plongeur

Propos du Dr Mathieu Coulange, recueillis par Stéphan JACQUET – Photos S. Jacquet, Y. Chocoloff, P. Poivert, M. Coulange, DR.

Le Dr Mathieu COULANGE est chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime du pôle RUSH (Réanimation, Urgences, SAMU et Hyperbare) de l’Assistance Publique des Hôpitaux. Il est aussi plongeur et vient de participer aux expériences DivStress, DivHOPE et Cognidive. Ce zoom/focus qu’il nous propose semble plus que jamais d’actualité. 

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Le Dr Mathieu Coulange, chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime

Le Dr Mathieu Coulange, chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime

Un peu d’histoire et quelques applications

Bien connu des plongeurs, le caisson hyperbare est devenu un outil thérapeutique incontournable dans de multiples indications médicales. Les premières indications réellement scientifiques remontent aux années 1960 avec le Pr Boerema et son élève le Dr Brummelkamp qui opéraient des infections graves dans des caissons mobiles très rustiques voguant à travers les canaux d’Amsterdam. En France, un certain nombre de réanimateurs comme le Pr Goulon à Garches, le Pr Larcan à Nancy, le Pr Mantz à Strasbourg et le Pr Wattel à Lille vont œuvrer pour la reconnaissance de cette toute nouvelle discipline médicale. A Marseille, le Pr Ohresser initie cette activité dans les années 1970 à l’hôpital Salvator en collaboration avec COMEX, célèbre entreprise marseillaise devenue leader sur le marché international du pétrole offshore et dans le monde de l’ingénierie, des technologies et des interventions humaines ou robotisées sous-marines. Cette étroite collaboration permet d’obtenir très rapidement des dispositifs parfaitement adaptés à la prise en charge d’un patient en toute sécurité.

Le traitement est simple et naturel. Il consiste le plus souvent à faire respirer de l’oxygène pur par l’intermédiaire d’un masque, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique à l’intérieur d’une chambre étanche appelée caisson. Ceci a pour effet d’augmenter considérablement la délivrance d’oxygène dissous aux différents tissus de l’organisme. Cet afflux d’oxygène peut alors suppléer un réseau vasculaire altéré, lutter contre une infection ou relancer un processus cicatriciel.  L’augmentation de pression permet également de comprimer le gaz  en cas d’accident de plongée ou d’embolie gazeuse (c’est-à-dire de passage de gaz accidentel dans les vaisseaux sanguins) lors d’un acte médical ou chirurgical.

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Les principales indications sont les plaies chroniques chez le diabétique et l’artériopathe, les complications de la radiothérapie, les infections graves de la peau et de l’os et les ostéonécroses débutantes. En aiguë, l’oxygénothérapie hyperbare peut également traiter une surdité brusque et une souffrance tissulaire post traumatique ou post opératoire. Les urgences les plus fréquentes sont l’accident de plongée, l’intoxication au monoxyde de carbone ou aux fumées d’incendie et l’embolie gazeuse. Ces indications sont en accord avec le rapport de la haute autorité de santé de 2007 sur l’oxygénothérapie hyperbare (https://www.has-sante.fr//portail/jcms/r_1498758/fr/oxygenotherapie-hyperbare) et respectent parfaitement la 10èmeconférence de consensus européen sur la médecine hyperbare de 2016 (https://www.medsubhyp.com/images/consensus_bonnes_pratiques_reglementation/10eme_conference_consensus_Lille_2016.pdf) dernier consensus européen de 2016.

Une séance dure environ 90 minutes à une pression équivalente à 15 mètres de profondeurs (2,5 bars), au cours de laquelle le patient peut lire ou écouter de la musique, en position allongée ou assise. La séance est le plus souvent collective. Pour exemple, le centre hyperbare de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille est constitué de 3 chambres hyperbares qui lui permettent de traiter de façon simultanée une douzaine de patients 4 à 5 fois par jours, week-end et jours fériés compris. A tout moment, un personnel médical ou paramédical peut pénétrer par le SAS en cas de besoin. La première séance est précédée d’une visite médicale pour éliminer une éventuelle contre-indication (épilepsie non contrôlés, emphysème, pneumothorax, insuffisance cardiaque…). Les séances sont renouvelées tous les jours, une à deux fois par jours, sur une durée de 2 à 8 semaines. Dans le cas d’une urgence, la séance peut durer jusqu’à 7h et nécessiter la ventilation de mélanges hélium oxygène à une pression équivalente à une profondeur de 30 mètres (4 bars) ainsi que la présence permanente d’un personnel soignant. Les effets secondaires sont rares en dehors d’une possible gêne transitoire au niveau de l’oreille lorsque le caisson est mis sous pression.

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La plupart des centres hyperbares effectuent également le suivi à long terme des patients traités, assurent des consultations d’absence de contre-indication aux activités subaquatiques et des visites d’aptitudes aux interventions en milieu hyperbare pour les professionnels, et dans certains cas réalisent des explorations physiologiques intégrées en conditions extrêmes.

L’activité des centres hyperbares est actuellement en pleine expansion grâce notamment à son impact très favorable sur le plan médico-économique et à l’amélioration très nette de la qualité de vie des patients qui bénéficient de ce type de traitement. Ainsi, en 2017, le service hyperbare de l’APHM a réalisé plus de 11.000 séances pour des indications médicales en dehors des accidents de plongée qui ne représente qu’une centaine de patients par an, soit environ 250 séances annuelles. En réalité, la vraie difficulté est l’accessibilité au niveau national. En effet, la France ne dispose que d’une vingtaine de centre hyperbare dont certains très vétustes, répartis de façon hétérogène (fig. n°1). Seul une vraie politique nationale de développement de centres hyperbare pourrait permettre de garantir une équité pour la prise en charge des principales indications en médecine hyperbare. Des données plus précises concernant les centres hyperbares français sont disponibles sur le site de la Société de Médecine et de Physiologie Subaquatiques et Hyperbares de langue Française (https://www.medsubhyp.com/index.php?option=com_content&view=article&id=55&Itemid=249&lang=fr).

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Le métier d’hyperbariste reste toutefois très attractif en particulier dans le monde des urgentistes et des anesthésistes réanimateurs. En effet, pour accéder à cette discipline, il suffit de valider un diplôme inter universitaire de médecine hyperbare et de médecine de plongée (DIU ou DESIU) sur un an. Une fois le diplôme en poche, le médecin hyperbariste à accès à une multitude d’activités thérapeutiques mais également à des missions d’enseignements et de recherches. L’hyperbariste peut être également amené à assister, sur le terrain, les professionnels de la plongée lors d’interventions à risque ou à réaliser des actions de formations dans le domaine de la prise en charge des accidents de plongée en particulier lorsqu’il y a à disposition un caisson mobile de chantier.

Aujourd’hui et demain

Dans le domaine de la médecine hyperbare, de très nombreux travaux sont en cours pour démontrer l’intérêt de l’oxygénothérapie hyperbare dans la potentialisation de la radiothérapie et de la chimiothérapie en cancérologie, dans les syndromes de douleur chronique et dans les lésions graves neurologiques.

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En médecine de plongée, l’optimisation de la prise en charge initiale par l’entourage grâce entre autre aux formations type RIFAP (réactions et interventions face à un accident de plongée) et à la présence systématique de matériel de secours à bord des navires a nettement amélioré le pronostic des accidents de plongée. La mise en place d’un référentiel d’aide médicale en mer en 2013 (https://www.medsubhyp.com/images/consensus_bonnes_pratiques_reglementation/20131121_ref_aidemedenmer_2013.pdf) a également réduit les délais de recompression. Au niveau des centres hyperbares, la simplification et l’harmonisation des procédures de recompression semblent être une des principales avancées. En 1996, la conférence européenne de consensus qui a lieu à Marseille recommande que les accidents de désaturation mineurs du type myo-articulaires doivent être traités par une table de recompression thérapeutique à l’oxygène pur et à une pression de 2,8 ATA maximum. En ce qui concerne la recompression initiale des ADD graves (neurologiques cérébraux, médullaires et vestibulaires), il n’existe pas de données scientifiques suffisantes pour conclure ; deux options correspondant à l’état des pratiques sont acceptables :

  • tables suroxygénées (FI02 = 1) à 2,8 ATA avec extension possible des protocoles en fonction de l’évolution clinique,
  • tables à 4 ATA aux mélanges hyperoxiques ; toutefois la valeur optimale de la PI02 (2,8 ATA maximum) ainsi que la nature du gaz neutre de ce mélange ne peuvent être précisés en l’état des données non concluantes disponibles.
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Le Dr Mathieu Coulange (au centre) traite un patient dans le caisson hyperbare

Le Dr Mathieu Coulange (au centre) traite un patient dans le caisson hyperbare

Si le choix de l’une ou l’autre méthode dépend de l’expérience personnelle, et des disponibilités locales, en aucun cas, il ne doit retarder l’application du traitement.

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Le Dr Coulange intervient sur un patient. L’intervention peut être suivie depuis l’extérieur depuis les écrans de contrôle

Le Dr Coulange intervient sur un patient. L’intervention peut être suivie depuis l’extérieur depuis les écrans de contrôle

La recompression thérapeutique initiale des accidents neurologiques cérébraux par embolie gazeuse artérielle peut se faire à 6 ATA, au mélange hyperoxique mais pas à l’air, si et seulement si le délai de traitement est inférieur à quelques heures. Mais il n’existe pas de données disponibles suffisantes pour préciser :

  • la nature du mélange suroxygéné et sa PI02
  • le délai à ne pas dépasser pour la mise en œuvre de cette recompression.

En 2016, la 10èmeconférence de consensus propose l’utilisation de tables thérapeutiques de recompression type Table US Navy 6 (fig. n°2) ou COMEX 30 à l’héliox (fig. n°4) (ou équivalent) comme traitement initial d’un accident de décompression. La table US Navy 5 à l’oxygène pure (fig. n°5) (ou équivalent type COMEX 18 courte) peut être utilisée comme première table de recompression pour certains cas légers. Elle recommande toutefois pour les embolies gazeuses de ne pas utiliser des tables de traitement à haute pression (> 405 kPa) en raison d’un manque de preuves. L’utilisation de l’héliox ou du nitrox à haute pression doit être décidée par chaque équipe en fonction de son expérience et de sa logistique.

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Table de recompression thérapeutique US Navy 6
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Table de recompression thérapeutique COMEX 30
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Table de recompression thérapeutique US Navy 5

Table de recompression thérapeutique US Navy 6Table de recompression thérapeutique COMEX 30Table de recompression thérapeutique US Navy 5

Ainsi, grâce à une prise en charge précoce par l’entourage avec la mise en place systématique d’au moins une oxygénation et une hydratation associée le plus souvent à un transfert direct et rapide vers un centre hyperbare et des protocoles de recompression simplifiés, l’accident de désaturation évoluent le plus souvent vers la guérison. Seul l’accident de désaturation médullaire peut dans certains cas aboutir à des séquelles invalidantes quel que soit la qualité de la prise en charge initiale. Cependant, des travaux récents concernant l’utilisation de certaines substances pharmaceutiques ouvrent de nouvelles perspectives sur le plan thérapeutique. En parallèle, l’optimisation de la formation des plongeurs professionnels à l’utilisation de caisson mobile thérapeutique, la prise de conscience de l’importance de la mise en place de plan de secours spécifiques aux activités subaquatiques et l’utilisation de moyen de télémédecine permettent d’éviter un retard à la prise en charge thérapeutique en cas d’accident de désaturation survenant en situation d’isolement.

La plongée subaquatique aurait également des vertus thérapeutiques ?

Bien que les effets bénéfiques de l’immersion sur la fonction cardiovasculaire soient connues depuis de longues années, un programme de recherche original, initié par Frédéric Bénéton est en train de démontrer les bienfaits de la plongée sur le stress.

En effet, après des études à l’Ecole Polytechnique, Frédéric entreprend une carrière dans la finance. Pendant ces années très intenses, il se rend compte que seule la plongée lui permet de diminuer son niveau de stress et surtout de mieux gérer l’imprévu lorsqu’il reprend son activité professionnelle. Malheureusement, il fait un burn out quelques années plus tard et décide alors de s’inscrire en 2015 à un master de science pour démontrer les bienfaits de la plongée sur le versant psychologique. A cette occasion, il fait appel au Professeur Marion Trousselard, spécialisé en neurophysiologie du stress à l’Institut de Recherche Biomédical des Armées, et au Dr Coulange, chercheur dans l’unité de recherche en physiologie intégrée en conditions extrême. Ce dernier le met en relation avec l’UCPA Niolon (activité plongée) et l’UCPA Sormiou (activités kayak et escalade) afin d’organiser une première étude dénommée Divestress. Les résultats démontrent de façon significative les effets bénéfiques, spécifiques et rémanents de la pratique de la plongée sous-marine sur l’humeur et le stress sur une population de personnes en bonne santé soumis aux stresseurs professionnels du monde du travail. Ces données viennent d’être publiés dans une revue scientifique internationale (Beneton F et al. Recreational Diving Practice for Stress Management: An Exploratory Trial. Front Psychol. 2017 Dec 18;8:2193).

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En 2017, l’équipe lance un nouvel essai clinique nommé Divhope en y associant Vincent Meurice, BEES2, spécialisé en Sophrologie Caycédienne et en préparation mentale des sportifs de haut niveau ainsi que Lionel Gibert, psychiatre à l’AP-HP, à l’hôpital Paul Brousse et Frédéric Lequiniat, infirmier hyperbariste. Ce projet, soutenu par la Fondation d’Aide aux Victimes du Terrorisme et la Société Beuchat, consistait à emmener aux Antilles pendant 12 jours une quarantaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015, appartenant à l’association Life For Paris et souffrant du Trouble de Stress Post-Traumatique, pour évaluer les bénéfices de la pratique de la plongée sur la qualité de vie de ces patients. Ce programme unique de plongée spécifiquement créé par Vincent Meurice pour cette étude était caractérisé par un entrainement de l’esprit à vivre le moment présent, en immersion, via une attention soutenue aux mouvements respiratoires et aux informations corporelles, à l’instar des pratiques méditatives classiques. Une étude similaire avec les blessés de l’armée de terre, dénommée Cognidive, soutenu par l’association des Gueules Cassées, vient tout juste de se terminer à Malte. Si les résultats attendus sont confirmés, cette pratique de la plongée “améliorée” s’inscrira comme une nouvelle technique de prise en charge complémentaire pour la régulation du stress et des émotions, l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie. Elle pourra être mise en œuvre non seulement au profit de la population générale, mais également dans les populations à risques exposées à des stress intenses (militaires, pompiers…), voire traumatiques.

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© Pierre Camus

Nous vous invitons à lire l’article que Vincent a publié ici sur le sujet :

https://www.atlantisformation-guadeloupe.com/author/vincentMeurice/

La médecine hyperbare et la plongée subaquatique offrent donc de multiples perspectives dans le domaine de la santé et du bien-être qui devraient passionner de nombreux hyperbaristes pendant encore de nombreuses décennies…

Pour aller plus loin :

  • Site de la société de médecine et de physiologie subaquatiques et hyperbares de langue française : https://www.medsubhyp.com/
  • Physiologie et Médecine de la Plongée. Broussolle B, Méliet JL, Coulange M, editors. 2nd ed. Paris: Ellipses; 2006, 880 p.
  • Sécurisez votre plongée : mesures préventives et médecine de plongée. Coulange M, Grenaud JJ, editors. Paris: Ellipses; 2008, 400 p.
  • Cœur et plongée. Lafay V, editors. Paris: Ellipses; 2017, 336 p.

Vidéo sur une visite du caisson hyperbare de l’hôpital Sainte Marguerite de Marseille, par les plongeurs du club de plongée UNDERSEA Tipaza (Algérie), en compagnie du Dr Coulange, dans le cadre d’un programme de développement de la médecine hyperbare en Algérie :

Retrouver cet article sur : 
https://www.plongee-infos.com/medecine-hyperbare-lurgence-du-plongeur/

Rentrée 2018/2019


Nous voici de retour après 2 mois d’été, prêts à rechausser les palmes à la piscine.Vous trouverez ci-dessous, quelques informations pour bien réussir votre rentrée aquatique au CSVN Narcosis !


REPRISE
– Entraînements : Dès le jeudi 20 septembre 2018, 19h30 à la piscine.
– Inscriptions :
Pour les anciens adhérents : les jeudis 06 et 13 septembre 2018 à partir de 19h30 au 101 express, puis tous les jeudis d’entraînement à  partir de 21h30, toujours au 101, jusqu’au 25/10/18.
Pour les nouveaux, pas de panique!!! Venez nous voir les jeudis soirs à la piscine de Villefontaine dès 20h00 à partir du jeudi 20 septembre, vous pouvez venir à 3 entraînements et réaliser un baptême gratuitement, sans engagement et sans inscription !!!


INSCRIPTIONS
– Tarifs 2018/2019 (licence incluse) :
               185€ (sans assurance),
               205€ (en loisir 1),
               210€ (en loisir 2),
               227€ (en loisir 3).

Retrouvez les tarifs en détails en cliquant sur ce lien. 

– Formulaire d’inscription :
vous trouverez Ici un formulaire pdf à remplir informatiquement sur « adobe reader » puis à imprimer.



– Certificat médical :
Vous trouverez ici le dernier modèle de CACI de la FFESSM.


Nous vous invitons à l’imprimer et le faire remplir par votre médecin pour votre prochaine visite.

Retrouvez la liste des médecins fédéraux en cliquant sur ce lien.


– Règlement Intérieur :
Vous trouverez ici notre règlement intérieur à lire avant toute inscription



– Venir avec son dossier COMPLET pour valider l’inscription
(formulaire d’inscription rempli et imprimé + copie du certificat médical + chèque caution 50€ + règlement en chèque-ANCV-esp)


– Vous pouvez Télécharger ici le livret d’accueil avec toutes les informations, il vous sera remis au format papier les jeudis soirs 


– Pour ceux qui sortent le WE du 22 et 23/09 : vous devez IMPERATIVEMENT être inscrit au club au plus tard le jeudi 20/09, avec un certificat médical valide.

Fermeture Piscine


FERMETURE PISCINE
– Pour Noël : du 24/12 au 06/01/19
– Pour les vacances de février : du 18 au 24/02/19


FORUMS
– La Verpillière : vendredi 07 septembre, 17h-21h, salle polyvalente des Loipes.
– Villefontaine : samedi 08 septembre, 9h-14h, Gymnase Jacques Anquetil.
– L’Isle d’Abeau : samedi 08 septembre, 10h-16h, Gymnase David Douillet.

Forum des associations 2018 – samedi 8 septembre –

ATTENTION CHANGEMENT HORAIRES : de 9h à 14h

Rejoignez-nous lors du Forum des Associations de Villefontaine le 08 Septembre 2018

De 09h à 14h
Gymnase Jacques Anquetil
Villefontaine, France

Venez retrouver votre club/Ecole de plongée CSVN Narcosis et rencontrer des plongeurs et des moniteurs qui répondrons à toutes vos questions et vous présenterons la plongée sous-marine, la nage en eaux vive, la photo sous-marine, la découverte de la faune et la flore de Méditerranée et bien d’autres choses encore !

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Asthme et plongée (qu’en est il en 2018)

Voici un site à destination des plongeurs, des moniteurs, des médecins concernant l’asthme et la plongée.

En 2018 puis-je pratiquer la plongée si je suis asthmatique ?

Pour envisager de répondre à cette question et en apprendre un peu plus sur l’asthme et la plongée voici un très bon site réalisé et documenté par  :

  • Alexandre Muller : interne en médecine générale, faculté de médecine de Lille
  • Michaël Rochoy : ancien chef de clinique des universités en médecine générale à Lille.

Asthme et plongée (qu’en est il en 2018 ?)

 

Ce site dédié aux plongeurs asthmatiques, aux moniteurs et aux médecins, fait l’objet d’un travail de thèse en médecine générale.
Merci de répondre à ce court questionnaire anonyme (5 minutes maximum) ayant pour but de l’améliorer et de le rendre plus utile au quotidien.

   La plongée sous-marine est une activité exigeante dans laquelle les conditions environnementales affectent les structures et les fonctions corporelles. Longtemps réalisée à des fins commerciales et militaires, sa popularité a augmenté en tant qu’activité de loisir au cours des 30 dernières années. Les médecins sont donc de plus en plus susceptibles d’être confrontés à des questions sur l’aptitude à pratiquer la plongée.

Le nombre exact de plongeurs dans le monde n’est pas connu, mais le PADI (Professional Association of Diving Instructors), l’une des plus grandes associations de plongée au monde, a depuis 1967 délivré plus de 24 millions de certifications de plongée dans le monde (5,7).

Cette activité a longtemps été strictement contre-indiquée pour les asthmatiques, mais cela est progressivement remis en cause depuis quelques années.

Qu’en est-il aujourd’hui concernant les personnes asthmatiques souhaitant pratiquer cette activité ? Y a-t-il un risque réel en comparaison des plongeurs non asthmatiques ? Quelles sont les recommandations ?




Vous pouvez aussi laisser vos commentaires sur la page A propos.

Site : http://asthme-plongee.com/

Le plaisir est sous l'eau !