Archives de catégorie : Formation

Médecine hyperbare : l’urgence du plongeur

Propos du Dr Mathieu Coulange, recueillis par Stéphan JACQUET – Photos S. Jacquet, Y. Chocoloff, P. Poivert, M. Coulange, DR.

Le Dr Mathieu COULANGE est chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime du pôle RUSH (Réanimation, Urgences, SAMU et Hyperbare) de l’Assistance Publique des Hôpitaux. Il est aussi plongeur et vient de participer aux expériences DivStress, DivHOPE et Cognidive. Ce zoom/focus qu’il nous propose semble plus que jamais d’actualité. 

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Le Dr Mathieu Coulange, chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime

Le Dr Mathieu Coulange, chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime

Un peu d’histoire et quelques applications

Bien connu des plongeurs, le caisson hyperbare est devenu un outil thérapeutique incontournable dans de multiples indications médicales. Les premières indications réellement scientifiques remontent aux années 1960 avec le Pr Boerema et son élève le Dr Brummelkamp qui opéraient des infections graves dans des caissons mobiles très rustiques voguant à travers les canaux d’Amsterdam. En France, un certain nombre de réanimateurs comme le Pr Goulon à Garches, le Pr Larcan à Nancy, le Pr Mantz à Strasbourg et le Pr Wattel à Lille vont œuvrer pour la reconnaissance de cette toute nouvelle discipline médicale. A Marseille, le Pr Ohresser initie cette activité dans les années 1970 à l’hôpital Salvator en collaboration avec COMEX, célèbre entreprise marseillaise devenue leader sur le marché international du pétrole offshore et dans le monde de l’ingénierie, des technologies et des interventions humaines ou robotisées sous-marines. Cette étroite collaboration permet d’obtenir très rapidement des dispositifs parfaitement adaptés à la prise en charge d’un patient en toute sécurité.

Le traitement est simple et naturel. Il consiste le plus souvent à faire respirer de l’oxygène pur par l’intermédiaire d’un masque, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique à l’intérieur d’une chambre étanche appelée caisson. Ceci a pour effet d’augmenter considérablement la délivrance d’oxygène dissous aux différents tissus de l’organisme. Cet afflux d’oxygène peut alors suppléer un réseau vasculaire altéré, lutter contre une infection ou relancer un processus cicatriciel.  L’augmentation de pression permet également de comprimer le gaz  en cas d’accident de plongée ou d’embolie gazeuse (c’est-à-dire de passage de gaz accidentel dans les vaisseaux sanguins) lors d’un acte médical ou chirurgical.

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Les principales indications sont les plaies chroniques chez le diabétique et l’artériopathe, les complications de la radiothérapie, les infections graves de la peau et de l’os et les ostéonécroses débutantes. En aiguë, l’oxygénothérapie hyperbare peut également traiter une surdité brusque et une souffrance tissulaire post traumatique ou post opératoire. Les urgences les plus fréquentes sont l’accident de plongée, l’intoxication au monoxyde de carbone ou aux fumées d’incendie et l’embolie gazeuse. Ces indications sont en accord avec le rapport de la haute autorité de santé de 2007 sur l’oxygénothérapie hyperbare (https://www.has-sante.fr//portail/jcms/r_1498758/fr/oxygenotherapie-hyperbare) et respectent parfaitement la 10èmeconférence de consensus européen sur la médecine hyperbare de 2016 (https://www.medsubhyp.com/images/consensus_bonnes_pratiques_reglementation/10eme_conference_consensus_Lille_2016.pdf) dernier consensus européen de 2016.

Une séance dure environ 90 minutes à une pression équivalente à 15 mètres de profondeurs (2,5 bars), au cours de laquelle le patient peut lire ou écouter de la musique, en position allongée ou assise. La séance est le plus souvent collective. Pour exemple, le centre hyperbare de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille est constitué de 3 chambres hyperbares qui lui permettent de traiter de façon simultanée une douzaine de patients 4 à 5 fois par jours, week-end et jours fériés compris. A tout moment, un personnel médical ou paramédical peut pénétrer par le SAS en cas de besoin. La première séance est précédée d’une visite médicale pour éliminer une éventuelle contre-indication (épilepsie non contrôlés, emphysème, pneumothorax, insuffisance cardiaque…). Les séances sont renouvelées tous les jours, une à deux fois par jours, sur une durée de 2 à 8 semaines. Dans le cas d’une urgence, la séance peut durer jusqu’à 7h et nécessiter la ventilation de mélanges hélium oxygène à une pression équivalente à une profondeur de 30 mètres (4 bars) ainsi que la présence permanente d’un personnel soignant. Les effets secondaires sont rares en dehors d’une possible gêne transitoire au niveau de l’oreille lorsque le caisson est mis sous pression.

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La plupart des centres hyperbares effectuent également le suivi à long terme des patients traités, assurent des consultations d’absence de contre-indication aux activités subaquatiques et des visites d’aptitudes aux interventions en milieu hyperbare pour les professionnels, et dans certains cas réalisent des explorations physiologiques intégrées en conditions extrêmes.

L’activité des centres hyperbares est actuellement en pleine expansion grâce notamment à son impact très favorable sur le plan médico-économique et à l’amélioration très nette de la qualité de vie des patients qui bénéficient de ce type de traitement. Ainsi, en 2017, le service hyperbare de l’APHM a réalisé plus de 11.000 séances pour des indications médicales en dehors des accidents de plongée qui ne représente qu’une centaine de patients par an, soit environ 250 séances annuelles. En réalité, la vraie difficulté est l’accessibilité au niveau national. En effet, la France ne dispose que d’une vingtaine de centre hyperbare dont certains très vétustes, répartis de façon hétérogène (fig. n°1). Seul une vraie politique nationale de développement de centres hyperbare pourrait permettre de garantir une équité pour la prise en charge des principales indications en médecine hyperbare. Des données plus précises concernant les centres hyperbares français sont disponibles sur le site de la Société de Médecine et de Physiologie Subaquatiques et Hyperbares de langue Française (https://www.medsubhyp.com/index.php?option=com_content&view=article&id=55&Itemid=249&lang=fr).

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Le métier d’hyperbariste reste toutefois très attractif en particulier dans le monde des urgentistes et des anesthésistes réanimateurs. En effet, pour accéder à cette discipline, il suffit de valider un diplôme inter universitaire de médecine hyperbare et de médecine de plongée (DIU ou DESIU) sur un an. Une fois le diplôme en poche, le médecin hyperbariste à accès à une multitude d’activités thérapeutiques mais également à des missions d’enseignements et de recherches. L’hyperbariste peut être également amené à assister, sur le terrain, les professionnels de la plongée lors d’interventions à risque ou à réaliser des actions de formations dans le domaine de la prise en charge des accidents de plongée en particulier lorsqu’il y a à disposition un caisson mobile de chantier.

Aujourd’hui et demain

Dans le domaine de la médecine hyperbare, de très nombreux travaux sont en cours pour démontrer l’intérêt de l’oxygénothérapie hyperbare dans la potentialisation de la radiothérapie et de la chimiothérapie en cancérologie, dans les syndromes de douleur chronique et dans les lésions graves neurologiques.

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En médecine de plongée, l’optimisation de la prise en charge initiale par l’entourage grâce entre autre aux formations type RIFAP (réactions et interventions face à un accident de plongée) et à la présence systématique de matériel de secours à bord des navires a nettement amélioré le pronostic des accidents de plongée. La mise en place d’un référentiel d’aide médicale en mer en 2013 (https://www.medsubhyp.com/images/consensus_bonnes_pratiques_reglementation/20131121_ref_aidemedenmer_2013.pdf) a également réduit les délais de recompression. Au niveau des centres hyperbares, la simplification et l’harmonisation des procédures de recompression semblent être une des principales avancées. En 1996, la conférence européenne de consensus qui a lieu à Marseille recommande que les accidents de désaturation mineurs du type myo-articulaires doivent être traités par une table de recompression thérapeutique à l’oxygène pur et à une pression de 2,8 ATA maximum. En ce qui concerne la recompression initiale des ADD graves (neurologiques cérébraux, médullaires et vestibulaires), il n’existe pas de données scientifiques suffisantes pour conclure ; deux options correspondant à l’état des pratiques sont acceptables :

  • tables suroxygénées (FI02 = 1) à 2,8 ATA avec extension possible des protocoles en fonction de l’évolution clinique,
  • tables à 4 ATA aux mélanges hyperoxiques ; toutefois la valeur optimale de la PI02 (2,8 ATA maximum) ainsi que la nature du gaz neutre de ce mélange ne peuvent être précisés en l’état des données non concluantes disponibles.
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Le Dr Mathieu Coulange (au centre) traite un patient dans le caisson hyperbare

Le Dr Mathieu Coulange (au centre) traite un patient dans le caisson hyperbare

Si le choix de l’une ou l’autre méthode dépend de l’expérience personnelle, et des disponibilités locales, en aucun cas, il ne doit retarder l’application du traitement.

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Le Dr Coulange intervient sur un patient. L’intervention peut être suivie depuis l’extérieur depuis les écrans de contrôle

Le Dr Coulange intervient sur un patient. L’intervention peut être suivie depuis l’extérieur depuis les écrans de contrôle

La recompression thérapeutique initiale des accidents neurologiques cérébraux par embolie gazeuse artérielle peut se faire à 6 ATA, au mélange hyperoxique mais pas à l’air, si et seulement si le délai de traitement est inférieur à quelques heures. Mais il n’existe pas de données disponibles suffisantes pour préciser :

  • la nature du mélange suroxygéné et sa PI02
  • le délai à ne pas dépasser pour la mise en œuvre de cette recompression.

En 2016, la 10èmeconférence de consensus propose l’utilisation de tables thérapeutiques de recompression type Table US Navy 6 (fig. n°2) ou COMEX 30 à l’héliox (fig. n°4) (ou équivalent) comme traitement initial d’un accident de décompression. La table US Navy 5 à l’oxygène pure (fig. n°5) (ou équivalent type COMEX 18 courte) peut être utilisée comme première table de recompression pour certains cas légers. Elle recommande toutefois pour les embolies gazeuses de ne pas utiliser des tables de traitement à haute pression (> 405 kPa) en raison d’un manque de preuves. L’utilisation de l’héliox ou du nitrox à haute pression doit être décidée par chaque équipe en fonction de son expérience et de sa logistique.

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Table de recompression thérapeutique US Navy 6
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Table de recompression thérapeutique COMEX 30
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Table de recompression thérapeutique US Navy 5

Table de recompression thérapeutique US Navy 6Table de recompression thérapeutique COMEX 30Table de recompression thérapeutique US Navy 5

Ainsi, grâce à une prise en charge précoce par l’entourage avec la mise en place systématique d’au moins une oxygénation et une hydratation associée le plus souvent à un transfert direct et rapide vers un centre hyperbare et des protocoles de recompression simplifiés, l’accident de désaturation évoluent le plus souvent vers la guérison. Seul l’accident de désaturation médullaire peut dans certains cas aboutir à des séquelles invalidantes quel que soit la qualité de la prise en charge initiale. Cependant, des travaux récents concernant l’utilisation de certaines substances pharmaceutiques ouvrent de nouvelles perspectives sur le plan thérapeutique. En parallèle, l’optimisation de la formation des plongeurs professionnels à l’utilisation de caisson mobile thérapeutique, la prise de conscience de l’importance de la mise en place de plan de secours spécifiques aux activités subaquatiques et l’utilisation de moyen de télémédecine permettent d’éviter un retard à la prise en charge thérapeutique en cas d’accident de désaturation survenant en situation d’isolement.

La plongée subaquatique aurait également des vertus thérapeutiques ?

Bien que les effets bénéfiques de l’immersion sur la fonction cardiovasculaire soient connues depuis de longues années, un programme de recherche original, initié par Frédéric Bénéton est en train de démontrer les bienfaits de la plongée sur le stress.

En effet, après des études à l’Ecole Polytechnique, Frédéric entreprend une carrière dans la finance. Pendant ces années très intenses, il se rend compte que seule la plongée lui permet de diminuer son niveau de stress et surtout de mieux gérer l’imprévu lorsqu’il reprend son activité professionnelle. Malheureusement, il fait un burn out quelques années plus tard et décide alors de s’inscrire en 2015 à un master de science pour démontrer les bienfaits de la plongée sur le versant psychologique. A cette occasion, il fait appel au Professeur Marion Trousselard, spécialisé en neurophysiologie du stress à l’Institut de Recherche Biomédical des Armées, et au Dr Coulange, chercheur dans l’unité de recherche en physiologie intégrée en conditions extrême. Ce dernier le met en relation avec l’UCPA Niolon (activité plongée) et l’UCPA Sormiou (activités kayak et escalade) afin d’organiser une première étude dénommée Divestress. Les résultats démontrent de façon significative les effets bénéfiques, spécifiques et rémanents de la pratique de la plongée sous-marine sur l’humeur et le stress sur une population de personnes en bonne santé soumis aux stresseurs professionnels du monde du travail. Ces données viennent d’être publiés dans une revue scientifique internationale (Beneton F et al. Recreational Diving Practice for Stress Management: An Exploratory Trial. Front Psychol. 2017 Dec 18;8:2193).

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En 2017, l’équipe lance un nouvel essai clinique nommé Divhope en y associant Vincent Meurice, BEES2, spécialisé en Sophrologie Caycédienne et en préparation mentale des sportifs de haut niveau ainsi que Lionel Gibert, psychiatre à l’AP-HP, à l’hôpital Paul Brousse et Frédéric Lequiniat, infirmier hyperbariste. Ce projet, soutenu par la Fondation d’Aide aux Victimes du Terrorisme et la Société Beuchat, consistait à emmener aux Antilles pendant 12 jours une quarantaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015, appartenant à l’association Life For Paris et souffrant du Trouble de Stress Post-Traumatique, pour évaluer les bénéfices de la pratique de la plongée sur la qualité de vie de ces patients. Ce programme unique de plongée spécifiquement créé par Vincent Meurice pour cette étude était caractérisé par un entrainement de l’esprit à vivre le moment présent, en immersion, via une attention soutenue aux mouvements respiratoires et aux informations corporelles, à l’instar des pratiques méditatives classiques. Une étude similaire avec les blessés de l’armée de terre, dénommée Cognidive, soutenu par l’association des Gueules Cassées, vient tout juste de se terminer à Malte. Si les résultats attendus sont confirmés, cette pratique de la plongée “améliorée” s’inscrira comme une nouvelle technique de prise en charge complémentaire pour la régulation du stress et des émotions, l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie. Elle pourra être mise en œuvre non seulement au profit de la population générale, mais également dans les populations à risques exposées à des stress intenses (militaires, pompiers…), voire traumatiques.

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© Pierre Camus

Nous vous invitons à lire l’article que Vincent a publié ici sur le sujet :

https://www.atlantisformation-guadeloupe.com/author/vincentMeurice/

La médecine hyperbare et la plongée subaquatique offrent donc de multiples perspectives dans le domaine de la santé et du bien-être qui devraient passionner de nombreux hyperbaristes pendant encore de nombreuses décennies…

Pour aller plus loin :

  • Site de la société de médecine et de physiologie subaquatiques et hyperbares de langue française : https://www.medsubhyp.com/
  • Physiologie et Médecine de la Plongée. Broussolle B, Méliet JL, Coulange M, editors. 2nd ed. Paris: Ellipses; 2006, 880 p.
  • Sécurisez votre plongée : mesures préventives et médecine de plongée. Coulange M, Grenaud JJ, editors. Paris: Ellipses; 2008, 400 p.
  • Cœur et plongée. Lafay V, editors. Paris: Ellipses; 2017, 336 p.

Vidéo sur une visite du caisson hyperbare de l’hôpital Sainte Marguerite de Marseille, par les plongeurs du club de plongée UNDERSEA Tipaza (Algérie), en compagnie du Dr Coulange, dans le cadre d’un programme de développement de la médecine hyperbare en Algérie :

Retrouver cet article sur : 
https://www.plongee-infos.com/medecine-hyperbare-lurgence-du-plongeur/

Asthme et plongée (qu’en est il en 2018)

Voici un site à destination des plongeurs, des moniteurs, des médecins concernant l’asthme et la plongée.

En 2018 puis-je pratiquer la plongée si je suis asthmatique ?

Pour envisager de répondre à cette question et en apprendre un peu plus sur l’asthme et la plongée voici un très bon site réalisé et documenté par  :

  • Alexandre Muller : interne en médecine générale, faculté de médecine de Lille
  • Michaël Rochoy : ancien chef de clinique des universités en médecine générale à Lille.

Asthme et plongée (qu’en est il en 2018 ?)

 

Ce site dédié aux plongeurs asthmatiques, aux moniteurs et aux médecins, fait l’objet d’un travail de thèse en médecine générale.
Merci de répondre à ce court questionnaire anonyme (5 minutes maximum) ayant pour but de l’améliorer et de le rendre plus utile au quotidien.

   La plongée sous-marine est une activité exigeante dans laquelle les conditions environnementales affectent les structures et les fonctions corporelles. Longtemps réalisée à des fins commerciales et militaires, sa popularité a augmenté en tant qu’activité de loisir au cours des 30 dernières années. Les médecins sont donc de plus en plus susceptibles d’être confrontés à des questions sur l’aptitude à pratiquer la plongée.

Le nombre exact de plongeurs dans le monde n’est pas connu, mais le PADI (Professional Association of Diving Instructors), l’une des plus grandes associations de plongée au monde, a depuis 1967 délivré plus de 24 millions de certifications de plongée dans le monde (5,7).

Cette activité a longtemps été strictement contre-indiquée pour les asthmatiques, mais cela est progressivement remis en cause depuis quelques années.

Qu’en est-il aujourd’hui concernant les personnes asthmatiques souhaitant pratiquer cette activité ? Y a-t-il un risque réel en comparaison des plongeurs non asthmatiques ? Quelles sont les recommandations ?




Vous pouvez aussi laisser vos commentaires sur la page A propos.

Site : http://asthme-plongee.com/

L’œdème pulmonaire d’immersion.

Par Jean François ANDRE (D.E de Plongée sous marine, Trainer Trimix TDI, PADI)

L’OPI , l’OAP ? Quesako ?
C’est l’oedème pulmonaire d’immersion.
En tant que plongeur autonome ou encadrant, suis je concerné ?

Avant toute chose, lisez ce récit : Une belle journée s’annonce, une mer Méditerranée d’un beau bleu clair, un calme impressionnant. le mistral se lève légèrement. Température un peu fraîche tout de même : 15° en surface, mais rien d’anormal pour un mois de Mai.

J’encadre 3 personnes pour cette plongée dite classique et en aucun cas technique. Nous prévoyons une plongée facile. Il y en a pour qui c’est une réadaptation, donc nous ne prévoyons pas de grands fonds, juste 40/50 Minutes à 20m, une plongée dans la courbe Air, bien que nous soyons aux mélanges en recycleur.

On retrouve les blagues habituelles pour ceux qui reprennent, « Le néoprène » a encore rétréci cet hiver, c’est dingue …

Robert (on l’appellera robert pour l’occasion, bien que je n’ai rien contre les Robert, mais il faut bien mettre un prénom et je ne souhaite pas mettre le vrai), est déjà en transpiration, et n’arrive toujours pas a rentrer dans sa semi-étanche. A force d’aide, tout finit par rentrer et la combinaison est fermée.

Il respire difficilement, en émettant un petit sifflement à l’expiration, qui se calme quelques minutes après. C’est vrai qu’à presque 70 ans, après une vie de travail bien remplie, il est bien usé notre Robert.

Amoureux de la plongée, il a tout fait, Brevet d’état, Moniteur Padi, Actif au sein d’un club associatif. etc c’est un passionné.

Bref, une fois tout le matériel préparé, nous partons en mer pour cette plongée de réadaptation.

Nous ne plongeons jamais sans sécurité surface, donc Gérard qui pilote, restera sur le bateau, pendant la durée d’immersion et nous aidera aussi à récupérer les Bail out des recycleux. C’est tout de même plus pratique que de remonter à bord avec.

Le site choisi est à l’abri du Mistral, car ça souffle quand même pas mal. Mais nous savons que le mistral ne concerne que la surface, en dessous ce sera calme.

La plongée débute classiquement, l’immersion ne pose pas de soucis, et nous voilà partis. Effectivement en dessous un calme parfait, aucun courant.

Je remarque tout de même que Robert y va doucement, plus doucement que d’habitude. Il s’arrête régulièrement, comme pour reprendre son souffle. Il est en recycleur, je ne peux pas voir s’il s’essouffle, il n’y a pas de chapelet de bulles. Je lis ses données de plongée en me rapprochant, histoire de vérifier si sa machine est bien opérationnelle. Il n’y a pas de raison, nous avons tout vérifié avant au sec.

Tout est effectivement parfait. Tout semble être normal maintenant que nous sommes sur notre profondeur maximale prévue 20m.

Je décide néanmoins de réduire le temps de plongée initialement prévu, nous retournons au bateau tranquillement.

Nous sommes à 100m de l’embarcation, à une quinzaine de mètres de profondeur et je sens que cela va tourner au vinaigre : Robert n’avance plus. Nous venons de remonter dans la zone des 10m, pour finir la plongée, il me fait signe « ça ne va pas », tout en prenant le détendeur de son Bail out, pensant que c’est le recycleur qui est hors service. Mais là, ça ne s’arrange pas du tout, encore pire. Il étouffe et n’arrive plus à respirer.

Comprenant la situation, je fais une assistance rapide afin qu’il ne perde pas le détendeur et éviter la noyade. Nous n’avons aucun palier, on peut faire surface.

Nous ne sommes qu’à quelques mètres. Je lui appuie légèrement avec mon coude dans le creux du diaphragme pour forcer l’expiration, même à quelques mètres on peut faire une surpression pulmonaire.

Je le vois bien expirer tout le long de la distance qui nous sépare de la surface et là, c’est encore pire, plus moyen de respirer, de la «bave» rosée coule aux commissures de ses lèvres, et après un gros râle, Robert perd connaissance. Je le tracte rapidement au bateau, ou Gérard m’attend.

Remonter environ 100 Kg totalement détendus à l’échelle, n’est pas une simple affaire. Je décapelle et déséquipe Robert, pendant ce temps Gérard a déjà préparé l’Oxygène, il ne reste plus qu’à remonter Robert. Bien fâché, j’arrive à le monter en le prenant sous ses cuisses et en le projetant sur le plancher du semi rigide. Nous ne sommes pas en exercice, il faut faire vite.

Une fois à bord, je lui ouvre sa semi étanche sans ménagement, l’allonge et lui met le masque à oxygène.

Il est gris, il a le visage sans expression, bien que décidé à faire le maximum, je suis assez pessimiste. Mais il ventile, Quelques petites claques, une voix forte pour le faire réagir, et après quelques minutes qui m’ont semblé bien longues, le visage reprend une couleur rosée, et encore quelques minutes, une main se lève avec le signe OK, et les yeux se rouvrent.

Tout n’est pas gagné pour autant, mais ça a l’air d’aller mieux. On rentre au port qui se trouve à quelques minutes de navigation, un VSAB de Pompiers a été appelé, ils sont là lorsque l’on arrive, Robert est bien fatigué et la respiration n’est pas au top, rien que de marcher quelques pas, il est de nouveau essoufflé.

Sous oxygène, pendant une petite heure, toutes les constantes sont bonnes, les pompiers lui proposent de l’emmener pour faire une analyse un peu plus poussée, il refuse en signant une décharge et en repartant chez lui en voiture. Je lui donne tout de même un bloc d’oxy avec un détendeur, puisqu’il ne veut rien entendre.

Tout se finira bien, pas besoin d’oxygène sur le retour, les visites chez le pneumologue, et autres médecins spécialisés ensuite n’ont rien donné, et cet «incident» est mis sur le dos de l’âge et de la condition physique pas au top à ce moment là.

Que s’est-il passé ?

Pour moi, qui encadre et forme journellement, Non, cela ne peut pas s’arrêter là. Je sais que ce n’est pas une surpression pulmonaire, bien que les symptômes soient assez proches. J’ai assisté dernièrement à des conférences médicales, parlé avec pas mal de médecins de l’hôpital de St Anne à Toulon et de Pasteur à Nice, pour moi c’est un oedème pulmonaire d’immersion et je veux comprendre un peu mieux le principe et que faire.

Pour commencer, je parle avec le principal intéressé. Robert, m’a appris une heure après le départ des pompiers que, je le cite «ça devait arriver»…!? C’est à dire ?

En Fait, Robert m’avoue avoir une insuffisance cardiaque et pulmonaire, un peu de cholestérol, un peu de diabète, être un peu en surpoids (ça je savais), être en ce moment stressé par sa vie professionnelle, être trop serré dans sa combinaison (je le savais aussi), ajoutons à cela de l’eau fraiche. Et le tout bien médicalisé par une « tonne » de médicaments pour essayer de réguler tout ça.

Mais je le précise, il a un certificat médical de non contre-indication à la pratique et enseignement de la plongée sous marine en bonne est due forme.

Décision de ma part depuis ce jour là : Auparavant, Je faisais remplir une simple fiche d’identification à tous les plongeurs, avec copie des documents indispensables.

Dorénavant, j’y ai ajouté un formulaire ou je pose des questions que je peux caractériser d’indiscrètes sur l’hygiène et l’historique de leur vie. Libre à eux d’y répondre ou non, mais au moins j’aurai fait mon devoir et j’aurai une preuve comme quoi je me suis renseigné sur l’état réel de mes élèves.

Pas question de juger ou de faire le procès de Robert dans cet article. Mais sans être au courant de ce qu’est un OPI je n’aurai peut être pas correctement réagi.

Analysons un peu avec le recul

Nous avions un plongeur stressé, en surpoids, dans une combinaison serrée, une eau fraiche, arrivant sur ses 70 Ans (Je ne dis pas c’est vieux), Hypertendu, avec des soucis pulmonaires, et une condition physique médiocre. Et j’en passe.

Et pourtant, une plongée dans la courbe Air, avec un mélange suroxygéné, sans courant, a failli être sa dernière plongée.

Hé oui, en analysant, nous avions là quasiment, tous les facteurs favorisants de l’oedème pulmonaire d’immersion.

Sans entrer dans des détails médicaux de fonctionnement très poussé, expliquons le principe de fonctionnement de l’OPI et de ses conséquences.

L’OPI a été « découvert » dans les années 1989 par WILMSHURST, un premier cas mortel décrit à Brest en 2005 par Cochard. Pas de recul important sur ce type d’accident.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des problèmes de santé au préalable pour un faire un OPI, toute personne saine peut y être confrontée un jour.

Un cœur fonctionnant parfaitement en surface, peut dysfonctionner sous l’eau. La pression de l’eau peut le dérégler. Uniquement le fait d’être immergé peut le déclencher.

A mon avis, de nombreux OPI sur les années précédentes ont été considérés comme des accidents cardiaques, parce que ce phénomène était méconnu.

Au début seul le froid, l’effort et le fait d’être immergé étaient considérés comme les seuls facteurs aggravants, mais depuis quelques années, quelques Médecins hyperbares se sont penchés sur ce sujet, comme (entre autre) le Docteur LOUGE de St Anne (Toulon). Cela peut concerner toutes personnes immergées, pas systématiquement le plongeur, mais aussi un nageur, un apnéiste.

Le principe

L’échange gazeux tel qu’on le connaît ne se fait plus. Notre corps n’est plus alimenté en oxygène, car nous sommes en train de nous noyer avec notre propre sérum ou plasma.

C’est en fait un processus qui ne fonctionne plus. Lors de votre formation de plongée, vous avez appris que vos alvéoles au contact des capillaires permettent «l’alimentation» de l’organisme en oxygène et l’évacuation des gaz néfastes.

Dans le cas de l’OPI, tout se passe relativement bien au «fond » grâce à la pression à laquelle votre corps est soumis, (il y a au moins equipression alveo-capillaire).

C’est lors de la remontée, avec la baisse de la pression absolue que le phénomène se déclenche, et au lieu que vos alvéoles aient une pression supérieure à celle de vos capillaires, c’est l’inverse, vous amorcez un processus de noyade avec votre plasma. C’est exactement le même principe qu’une noyade, mais interne.

La difficulté pour respirer augmente, quand vous allez vers la surface. Car en simplifiant, plus vous remontez, plus vous diminuez la pression et plus vos alvéoles se gorgent de votre plasma.

Une fois en surface, cela peut se limiter à une petite toux, liée à une légère difficulté à respirer, jusqu’à de la mousse rosée au commissures des lèvres et l’impossibilité de respirer.

On pourrait penser qu’une fois là, les soucis s’arrêtent. Non, ce serait trop simple.

En surface, il ne faut plus que le plongeur concerné fasse d’effort. Le cœur ou plus exactement une partie du cœur (myocarde) se trouve en hypoxie. Le moindre effort supplémentaire peut dans certains cas provoquer un arrêt cardiaque. Il faut le déséquiper dans l’eau, pour que l’accès au bateau se fasse le plus facilement possible. Ensuite plus d’effort. La raison ?

La seule façon à ma connaissance, de connaître les dégâts d’un OPI, est de faire une échographie du cœur le plus rapidement possible.

Dans les cas ou les personnes qui ont été évacuées et suivi par un médecin hyperbare qui a procédé à cet examen, il est apparu une faiblesse cardiaque, pouvant continuer sur les 24-48 heures qui suivent.

Le cœur (myocarde) est en hypoxie lors de l’OPI, le temps qu’il reprenne son rythme et fonctionne à nouveau au maximum de ses capacités, ce délai peut aller jusqu’à 48 Heures et nécessiter une assistance sous oxygène. Donc aucun effort et une surveillance s’impose après.

Un bilan à ce jour (non exhaustif) 

Au vu des analyses et statistiques connues actuellement (Source HIA St Anne, Dct LOUGE), nous pouvons penser à ce jour qu’il n’y a:

– Pas de différence significative entre Homme ou femme (Avec une majorité d’hommes tout de même).

– Pas de tranche d’âge bien particulière. (De 25 à 64 ans).

– Que les principaux facteurs favorisants seraient : (bien que des sujets hyper sportifs aient été touchés) :

  • Le Stress
  • Le Froid (vasoconstriction)
  • La mauvaise condition physique
  • L’hypertension
  • Le Cholestérol.
  • L’effort (capelé en état de stress pour rejoindre un bateau)
  • L’appareil respiratoire en plongée qui augmente l’effort respiratoire (Détendeur et recycleur)

Le service hyperbare de St Anne, Entre 2007 et 2010, L’OPI rassemble 10% des accidents de plongée. C’est beaucoup. (Source : Dct LOUGE).

Le principal inconvénient de ce problème, est que ce dernier est récidivant et qu’à priori , il n’y a pas de traitement.

Que pouvons nous faire ?

Une des conduites proposées à tenir, pour les encadrants et plongeurs autonomes.

Ceci n’est pas un article médical, c’est uniquement un partage d’expériences de terrain, qui peut permettre éventuellement de sauver des vies, ou voir prévenir avant l’accident.

Inquiétez vous, si un de vos plongeurs à une toux répétée et que cela récidive fréquemment sans raison apparente, et surtout si cela apparaît sur les fins de plongées en remontant.

Souvenez vous combien de personnes dans vos diverses palanquées, vous ont dit, «c’est bizarre, je crache un peu de sang, presque à chaque plongée en surface», ou à combien de vos plongeurs avez vous dit «Tu ferais bien d’arrêter de fumer, tu as vu comme tu tousses à la fin de la plongée ?».

Et les réponses, toutes faites «tu as du te mordre un peu la langue»… etc. Ce que nous pensons être effectivement le cas, peut être par méconnaissance.

Je suis beaucoup plus attentif aujourd’hui à ces petites phrases à priori sans importance.

Un autre plongeur (plus inquiet), avait pris rendez-vous chez un pneumologue, et cardiologue à l’issue de plusieurs plongées ou à la fin, il crachait légèrement rosé. Les examens se sont faits dans la semaine suivante, Rien, pas de soucis, aucune trace, aucun problème.

A priori normal, il aurait fallu faire cela beaucoup plus rapidement. Et peut être aller en premier voir un médecin hyperbare qui aurait piloté les examens à faire plutôt que des spécialistes des poumons non plongeurs ? Il est malheureusement décédé quelques mois plus tard d’un problème cardiaque… Sans plomber l’ambiance, n’y a-t’il pas un rapport entre ce qu’il disait et ce qui c’est passé ensuite ? Je ne peux m’empêcher de me poser la question. Aujourd’hui, je l’enverrais consulter un médecin hyperbare.

La responsabilité des patrons de centres de plongée et des encadrants est actuellement en France la plus sévère. Il est important de travailler conjointement avec les services des urgentistes, des médecins hyperbares et autres personnes intervenant lors des accidents afin de faire de l’information aux encadrants et autres acteurs de la plongée française. Des réunions sont organisées annuellement à Toulon avec tous les services et protagonistes de l’activité sous marine du Var, et c’est très bien. Il faut être informé.

La plongée sous marine est une activité merveilleuse qui se démocratise, et le paradoxe c’est qu’elle est souvent associée à la fête entre copains, ce qui est incompatible avec une pratique sérieuse de celle-ci. En plus la population française de plongeurs «profonds» à l’air est vieillissante, et donc à mettre sous «surveillance» pour leur plus grand bien et aussi pour celui des encadrants. Car en France la décharge de responsabilité n’existe pas et s’il arrive quelques choses dans votre palanquée, il faudra vous expliquer que vous soyez encadrant ou dans une palanquée de plongeurs autonomes.

Formez vous, posez et posez vous les bonnes questions, n’acceptez d’emmener des personnes que si vous êtes entièrement en accord avec le Directeur de Plongée et en sachant qu’ils sont sous votre entière responsabilité tant que vous êtes sous l’eau.

Je conçois qu’il soit désagréable de s’entendre dire «écoute vu ton état, on va limiter la plongée à 20 mètres», il y a sans doute une façon de faire et dire plus respectueuse et d’adapter les sites à la personne, sans être forcement désagréable. Mais il ne faut pas les mettre et se mettre en danger, parce qu’ils ont des cartes de niveaux et des certificats médicaux de non contre-indication à la plongée. Enfin, comme dit l’autre, c’est mon avis…

Remerciement à tous les médecins hyperbares qui travaillent sur tous ces incidents, notamment les équipes des Docteurs LOUGE de l’hôpital de St Anne, Dct KAUERT de Pasteur à Nice, Dct CONSTANTIN à Paris. Et tous les autres que je ne connais pas.

Et à tous les encadrants qui partagent leur expériences sans tabou, afin de faire avancer la prévention.

Prise en charge d’un accident de plongée – (Formation)

Dans la cadre du projet européen INTERREG IV B Espace Atlantique « Marleanet », l’UBO a créé un module de cours à distance sur la prise en charge d’un accident de plongée.

La vidéo présente les causes d’un accident de décompression et la prise en charge du blessé par la chaîne des secours (soins prodigués au sein du bateau, réception et prise en charge par les pompiers et transfert vers le Caisson Hyperbare du CHU).

La vidéo a été réalisée en collaboration avec le CHRU de Brest, le CROSS Corsen, le SAMU, le SDIS 29 et l’Association Groupe Manche Atlantique Plongée (GMAP).

 

Handisub

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Plongeurs en situation de handicap

Quel que soit votre handicap ou votre déficience, physique ou intellectuelle, des moniteurs sont désormais formés pour vous encadrer en plongée sous-marine. Si nous ne pouvons pas vous encadrer et/ou vous former au sein du CSVN Narcosis, des solutions existent au sein de notre département.

Vous souhaitez découvrir la plongée ? faire un baptême ? une formation ?

Il vous faudra obligatoirement un certificat médical de non contre-indication à la plongée établi par un médecin. La profondeur ne pourra pas dépasser 2m. Si vous passer votre visite médicale auprès d’un médecin fédéral, la profondeur pourra être de 6 m.

Prendre contact avec un club de plongée ou avec l’équipe du CODEP38 à l’adresse suivante :  ou  

Équipe de formateurs Isère

MF EH1

Dominique BRUASSE (ALE Echirolles et La Terrasse Plongée)

Frédéric NÉ (ALE Echirolles et La Terrasse Plongée)

Lionel LEMARIER (Vienne plongée)

 

Équipe de moniteurs Isère :

Échirolles : Picasso Plongée : Pierre Hostachy (EH1),

Grenoble : CPGD : Mohamed Slimani (EH1)

Grenoble : Okeanos : Lætitia Adami (EH1)

La Mure : Club de Plongée Matheysin : Thierry Helme (EH1), Thierry Claret (EH1), Philippe et Thierry Auge (EH1), Stéphane Bétend (EH1),

La Terrasse : La Terrasse Plongée : Armel Moreau (EH1),Christophe Planat (EH1), Christophe Orsolini (EH1), Dominique Bruasse (MFEH1), Frédéric Lotito (EH2), Frédéric Né (MFEH1), Philippe Colosio (EH2), Sylvie Dissay (EH1), Véronique Grumel (EH1),

Le Pont-de-Claix : Deltaquatique : Jean-Marc Taupert (EH1), Laetitia et Rénald Preys (EH1),

Les Abrets : Aquabulles Les Abrets : Christophe Muzyk (EH1)

Meylan : Meylan Plongée : Eléonore Olive (EH1), Jacky Laurens (EH1), Malaury Clerget (EH1),

Moirans : CASM : Lenaïg Ropars (EH1), Jérôme Gacon (EH1),

Saint-Égrève : USSE Plongée : Christian Ougier (EH1), Sébastien La Rizza (EH1),

St Marcellin/Chatte : CPSG : Alain Clément (EH1), Arne Lhuers (EH1), Fabrice Cantin (EH1), Yves Ménétrier (EH1), 

St Martin d’Hères : GUC Plongée: Maude André (EH2), Guy Vere (EH1),

Vienne : Vienne Plongée : Lionel LEMARIER (MFEH1)

Villefontaine : CSVN Narcosis : Didier Engrand (EH1), Doriane Bottinelli (EH1), Thierry Roure (EH1)

SCA Anne-Lyse Plongée : Anne-Lyse Hubert (EH1)

Cette liste est non exhaustive.

Plus de détails sur :
http://www.ffessm-isere.fr/commissions/handisport/

Conférence sur la décompression – Nov. 2016 (Maximum Outdoors Diving)

Maximum Outdoors Diving a organisé une conférence sur la décompression le 5 novembre 2016 animée par MAnU Dugrenot, Doctorant dans le biomédical, plongeur et moniteur CCR rEvo (IANTD) ayant une grande expérience des plongées (très) profondes avec des plongées régulières à 125m, 20 à 30 min de temps fond et des décompressions allant jusqu’à 4h30.

En plus de cette expérience de plongeur, MAnU a travaillé avec la COMEX sur la mise en place de protocole de décompression ayant abouti sur cet article sur les Gradient Factor (Article à lire)

Fort de cette expérience, il obtient en 2016 un financement pour une thèse sur « l’identification des déterminants génétiques et physiologiques de l’accident de décompression » dont il est venu nous dévoiler les interrogations qui l’ont poussé dans ces recherches ainsi que le protocoles de tests en cours, ses objectifs et les premières constatations. Rendez-vous dans 3 ans pour les résultats finaux !

 

Plus d’info sur le site de Maximum Outdoors Diving (M.O.D)

 

Le plaisir est sous l'eau !