Archives de catégorie : Encadrement-Formation

Journée de l’Encadrant de Plongée (17 Novembre 2018 – Grenoble)

Journée de l’Encadrant de Plongée

La CTR AURA avec le support du CODEP38 organise sa 3ème édition de la journée de l’Encadrant de Plongée le 17 Novembre prochain à Grenoble. Cette journée est l’occasion de rencontrer d’autres moniteurs de plongée et d’assister à des présentations utiles à votre travail et à votre culture.

La journée se déroulera à l’amphithéâtre Stendhal à Saint Martin d’Hères de 9H à 17H. Dès 8H30, le CODEP38 aura le plaisir de vous accueillir avec un café.

Le montant de la participation est de 12€ par personne et inclut le repas/pique-nique du midi. Les inscriptions se font exclusivement en ligne:

Pour rejoindre l’amphithéâtre sur le Campus Universitaire:

  • En véhicule privé: l’adresse est :
    Bâtiment Stendhal – Entrée SUD
    1361 Rue des Résidences
    38400 Saint Martin d’Hères
    Il y a un vaste parking juste en face…
  • En tram: prendre le Tram B en direction de “GIERES – Plaine des Sports”
    Arrêt “Gabriel FAURE”
    Vous arrivez au carrefour de la Rue des Résidences et de la Rue Diderot
    puis 400m à pied.

Asthme et plongée (qu’en est il en 2018)

Voici un site à destination des plongeurs, des moniteurs, des médecins concernant l’asthme et la plongée.

En 2018 puis-je pratiquer la plongée si je suis asthmatique ?

Pour envisager de répondre à cette question et en apprendre un peu plus sur l’asthme et la plongée voici un très bon site réalisé et documenté par  :

  • Alexandre Muller : interne en médecine générale, faculté de médecine de Lille
  • Michaël Rochoy : ancien chef de clinique des universités en médecine générale à Lille.

Asthme et plongée (qu’en est il en 2018 ?)

 

Ce site dédié aux plongeurs asthmatiques, aux moniteurs et aux médecins, fait l’objet d’un travail de thèse en médecine générale.
Merci de répondre à ce court questionnaire anonyme (5 minutes maximum) ayant pour but de l’améliorer et de le rendre plus utile au quotidien.

   La plongée sous-marine est une activité exigeante dans laquelle les conditions environnementales affectent les structures et les fonctions corporelles. Longtemps réalisée à des fins commerciales et militaires, sa popularité a augmenté en tant qu’activité de loisir au cours des 30 dernières années. Les médecins sont donc de plus en plus susceptibles d’être confrontés à des questions sur l’aptitude à pratiquer la plongée.

Le nombre exact de plongeurs dans le monde n’est pas connu, mais le PADI (Professional Association of Diving Instructors), l’une des plus grandes associations de plongée au monde, a depuis 1967 délivré plus de 24 millions de certifications de plongée dans le monde (5,7).

Cette activité a longtemps été strictement contre-indiquée pour les asthmatiques, mais cela est progressivement remis en cause depuis quelques années.

Qu’en est-il aujourd’hui concernant les personnes asthmatiques souhaitant pratiquer cette activité ? Y a-t-il un risque réel en comparaison des plongeurs non asthmatiques ? Quelles sont les recommandations ?




Vous pouvez aussi laisser vos commentaires sur la page A propos.

Site : http://asthme-plongee.com/

L’œdème pulmonaire d’immersion.

Par Jean François ANDRE (D.E de Plongée sous marine, Trainer Trimix TDI, PADI)

L’OPI , l’OAP ? Quesako ?
C’est l’oedème pulmonaire d’immersion.
En tant que plongeur autonome ou encadrant, suis je concerné ?

Avant toute chose, lisez ce récit : Une belle journée s’annonce, une mer Méditerranée d’un beau bleu clair, un calme impressionnant. le mistral se lève légèrement. Température un peu fraîche tout de même : 15° en surface, mais rien d’anormal pour un mois de Mai.

J’encadre 3 personnes pour cette plongée dite classique et en aucun cas technique. Nous prévoyons une plongée facile. Il y en a pour qui c’est une réadaptation, donc nous ne prévoyons pas de grands fonds, juste 40/50 Minutes à 20m, une plongée dans la courbe Air, bien que nous soyons aux mélanges en recycleur.

On retrouve les blagues habituelles pour ceux qui reprennent, « Le néoprène » a encore rétréci cet hiver, c’est dingue …

Robert (on l’appellera robert pour l’occasion, bien que je n’ai rien contre les Robert, mais il faut bien mettre un prénom et je ne souhaite pas mettre le vrai), est déjà en transpiration, et n’arrive toujours pas a rentrer dans sa semi-étanche. A force d’aide, tout finit par rentrer et la combinaison est fermée.

Il respire difficilement, en émettant un petit sifflement à l’expiration, qui se calme quelques minutes après. C’est vrai qu’à presque 70 ans, après une vie de travail bien remplie, il est bien usé notre Robert.

Amoureux de la plongée, il a tout fait, Brevet d’état, Moniteur Padi, Actif au sein d’un club associatif. etc c’est un passionné.

Bref, une fois tout le matériel préparé, nous partons en mer pour cette plongée de réadaptation.

Nous ne plongeons jamais sans sécurité surface, donc Gérard qui pilote, restera sur le bateau, pendant la durée d’immersion et nous aidera aussi à récupérer les Bail out des recycleux. C’est tout de même plus pratique que de remonter à bord avec.

Le site choisi est à l’abri du Mistral, car ça souffle quand même pas mal. Mais nous savons que le mistral ne concerne que la surface, en dessous ce sera calme.

La plongée débute classiquement, l’immersion ne pose pas de soucis, et nous voilà partis. Effectivement en dessous un calme parfait, aucun courant.

Je remarque tout de même que Robert y va doucement, plus doucement que d’habitude. Il s’arrête régulièrement, comme pour reprendre son souffle. Il est en recycleur, je ne peux pas voir s’il s’essouffle, il n’y a pas de chapelet de bulles. Je lis ses données de plongée en me rapprochant, histoire de vérifier si sa machine est bien opérationnelle. Il n’y a pas de raison, nous avons tout vérifié avant au sec.

Tout est effectivement parfait. Tout semble être normal maintenant que nous sommes sur notre profondeur maximale prévue 20m.

Je décide néanmoins de réduire le temps de plongée initialement prévu, nous retournons au bateau tranquillement.

Nous sommes à 100m de l’embarcation, à une quinzaine de mètres de profondeur et je sens que cela va tourner au vinaigre : Robert n’avance plus. Nous venons de remonter dans la zone des 10m, pour finir la plongée, il me fait signe « ça ne va pas », tout en prenant le détendeur de son Bail out, pensant que c’est le recycleur qui est hors service. Mais là, ça ne s’arrange pas du tout, encore pire. Il étouffe et n’arrive plus à respirer.

Comprenant la situation, je fais une assistance rapide afin qu’il ne perde pas le détendeur et éviter la noyade. Nous n’avons aucun palier, on peut faire surface.

Nous ne sommes qu’à quelques mètres. Je lui appuie légèrement avec mon coude dans le creux du diaphragme pour forcer l’expiration, même à quelques mètres on peut faire une surpression pulmonaire.

Je le vois bien expirer tout le long de la distance qui nous sépare de la surface et là, c’est encore pire, plus moyen de respirer, de la «bave» rosée coule aux commissures de ses lèvres, et après un gros râle, Robert perd connaissance. Je le tracte rapidement au bateau, ou Gérard m’attend.

Remonter environ 100 Kg totalement détendus à l’échelle, n’est pas une simple affaire. Je décapelle et déséquipe Robert, pendant ce temps Gérard a déjà préparé l’Oxygène, il ne reste plus qu’à remonter Robert. Bien fâché, j’arrive à le monter en le prenant sous ses cuisses et en le projetant sur le plancher du semi rigide. Nous ne sommes pas en exercice, il faut faire vite.

Une fois à bord, je lui ouvre sa semi étanche sans ménagement, l’allonge et lui met le masque à oxygène.

Il est gris, il a le visage sans expression, bien que décidé à faire le maximum, je suis assez pessimiste. Mais il ventile, Quelques petites claques, une voix forte pour le faire réagir, et après quelques minutes qui m’ont semblé bien longues, le visage reprend une couleur rosée, et encore quelques minutes, une main se lève avec le signe OK, et les yeux se rouvrent.

Tout n’est pas gagné pour autant, mais ça a l’air d’aller mieux. On rentre au port qui se trouve à quelques minutes de navigation, un VSAB de Pompiers a été appelé, ils sont là lorsque l’on arrive, Robert est bien fatigué et la respiration n’est pas au top, rien que de marcher quelques pas, il est de nouveau essoufflé.

Sous oxygène, pendant une petite heure, toutes les constantes sont bonnes, les pompiers lui proposent de l’emmener pour faire une analyse un peu plus poussée, il refuse en signant une décharge et en repartant chez lui en voiture. Je lui donne tout de même un bloc d’oxy avec un détendeur, puisqu’il ne veut rien entendre.

Tout se finira bien, pas besoin d’oxygène sur le retour, les visites chez le pneumologue, et autres médecins spécialisés ensuite n’ont rien donné, et cet «incident» est mis sur le dos de l’âge et de la condition physique pas au top à ce moment là.

Que s’est-il passé ?

Pour moi, qui encadre et forme journellement, Non, cela ne peut pas s’arrêter là. Je sais que ce n’est pas une surpression pulmonaire, bien que les symptômes soient assez proches. J’ai assisté dernièrement à des conférences médicales, parlé avec pas mal de médecins de l’hôpital de St Anne à Toulon et de Pasteur à Nice, pour moi c’est un oedème pulmonaire d’immersion et je veux comprendre un peu mieux le principe et que faire.

Pour commencer, je parle avec le principal intéressé. Robert, m’a appris une heure après le départ des pompiers que, je le cite «ça devait arriver»…!? C’est à dire ?

En Fait, Robert m’avoue avoir une insuffisance cardiaque et pulmonaire, un peu de cholestérol, un peu de diabète, être un peu en surpoids (ça je savais), être en ce moment stressé par sa vie professionnelle, être trop serré dans sa combinaison (je le savais aussi), ajoutons à cela de l’eau fraiche. Et le tout bien médicalisé par une « tonne » de médicaments pour essayer de réguler tout ça.

Mais je le précise, il a un certificat médical de non contre-indication à la pratique et enseignement de la plongée sous marine en bonne est due forme.

Décision de ma part depuis ce jour là : Auparavant, Je faisais remplir une simple fiche d’identification à tous les plongeurs, avec copie des documents indispensables.

Dorénavant, j’y ai ajouté un formulaire ou je pose des questions que je peux caractériser d’indiscrètes sur l’hygiène et l’historique de leur vie. Libre à eux d’y répondre ou non, mais au moins j’aurai fait mon devoir et j’aurai une preuve comme quoi je me suis renseigné sur l’état réel de mes élèves.

Pas question de juger ou de faire le procès de Robert dans cet article. Mais sans être au courant de ce qu’est un OPI je n’aurai peut être pas correctement réagi.

Analysons un peu avec le recul

Nous avions un plongeur stressé, en surpoids, dans une combinaison serrée, une eau fraiche, arrivant sur ses 70 Ans (Je ne dis pas c’est vieux), Hypertendu, avec des soucis pulmonaires, et une condition physique médiocre. Et j’en passe.

Et pourtant, une plongée dans la courbe Air, avec un mélange suroxygéné, sans courant, a failli être sa dernière plongée.

Hé oui, en analysant, nous avions là quasiment, tous les facteurs favorisants de l’oedème pulmonaire d’immersion.

Sans entrer dans des détails médicaux de fonctionnement très poussé, expliquons le principe de fonctionnement de l’OPI et de ses conséquences.

L’OPI a été « découvert » dans les années 1989 par WILMSHURST, un premier cas mortel décrit à Brest en 2005 par Cochard. Pas de recul important sur ce type d’accident.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des problèmes de santé au préalable pour un faire un OPI, toute personne saine peut y être confrontée un jour.

Un cœur fonctionnant parfaitement en surface, peut dysfonctionner sous l’eau. La pression de l’eau peut le dérégler. Uniquement le fait d’être immergé peut le déclencher.

A mon avis, de nombreux OPI sur les années précédentes ont été considérés comme des accidents cardiaques, parce que ce phénomène était méconnu.

Au début seul le froid, l’effort et le fait d’être immergé étaient considérés comme les seuls facteurs aggravants, mais depuis quelques années, quelques Médecins hyperbares se sont penchés sur ce sujet, comme (entre autre) le Docteur LOUGE de St Anne (Toulon). Cela peut concerner toutes personnes immergées, pas systématiquement le plongeur, mais aussi un nageur, un apnéiste.

Le principe

L’échange gazeux tel qu’on le connaît ne se fait plus. Notre corps n’est plus alimenté en oxygène, car nous sommes en train de nous noyer avec notre propre sérum ou plasma.

C’est en fait un processus qui ne fonctionne plus. Lors de votre formation de plongée, vous avez appris que vos alvéoles au contact des capillaires permettent «l’alimentation» de l’organisme en oxygène et l’évacuation des gaz néfastes.

Dans le cas de l’OPI, tout se passe relativement bien au «fond » grâce à la pression à laquelle votre corps est soumis, (il y a au moins equipression alveo-capillaire).

C’est lors de la remontée, avec la baisse de la pression absolue que le phénomène se déclenche, et au lieu que vos alvéoles aient une pression supérieure à celle de vos capillaires, c’est l’inverse, vous amorcez un processus de noyade avec votre plasma. C’est exactement le même principe qu’une noyade, mais interne.

La difficulté pour respirer augmente, quand vous allez vers la surface. Car en simplifiant, plus vous remontez, plus vous diminuez la pression et plus vos alvéoles se gorgent de votre plasma.

Une fois en surface, cela peut se limiter à une petite toux, liée à une légère difficulté à respirer, jusqu’à de la mousse rosée au commissures des lèvres et l’impossibilité de respirer.

On pourrait penser qu’une fois là, les soucis s’arrêtent. Non, ce serait trop simple.

En surface, il ne faut plus que le plongeur concerné fasse d’effort. Le cœur ou plus exactement une partie du cœur (myocarde) se trouve en hypoxie. Le moindre effort supplémentaire peut dans certains cas provoquer un arrêt cardiaque. Il faut le déséquiper dans l’eau, pour que l’accès au bateau se fasse le plus facilement possible. Ensuite plus d’effort. La raison ?

La seule façon à ma connaissance, de connaître les dégâts d’un OPI, est de faire une échographie du cœur le plus rapidement possible.

Dans les cas ou les personnes qui ont été évacuées et suivi par un médecin hyperbare qui a procédé à cet examen, il est apparu une faiblesse cardiaque, pouvant continuer sur les 24-48 heures qui suivent.

Le cœur (myocarde) est en hypoxie lors de l’OPI, le temps qu’il reprenne son rythme et fonctionne à nouveau au maximum de ses capacités, ce délai peut aller jusqu’à 48 Heures et nécessiter une assistance sous oxygène. Donc aucun effort et une surveillance s’impose après.

Un bilan à ce jour (non exhaustif) 

Au vu des analyses et statistiques connues actuellement (Source HIA St Anne, Dct LOUGE), nous pouvons penser à ce jour qu’il n’y a:

– Pas de différence significative entre Homme ou femme (Avec une majorité d’hommes tout de même).

– Pas de tranche d’âge bien particulière. (De 25 à 64 ans).

– Que les principaux facteurs favorisants seraient : (bien que des sujets hyper sportifs aient été touchés) :

  • Le Stress
  • Le Froid (vasoconstriction)
  • La mauvaise condition physique
  • L’hypertension
  • Le Cholestérol.
  • L’effort (capelé en état de stress pour rejoindre un bateau)
  • L’appareil respiratoire en plongée qui augmente l’effort respiratoire (Détendeur et recycleur)

Le service hyperbare de St Anne, Entre 2007 et 2010, L’OPI rassemble 10% des accidents de plongée. C’est beaucoup. (Source : Dct LOUGE).

Le principal inconvénient de ce problème, est que ce dernier est récidivant et qu’à priori , il n’y a pas de traitement.

Que pouvons nous faire ?

Une des conduites proposées à tenir, pour les encadrants et plongeurs autonomes.

Ceci n’est pas un article médical, c’est uniquement un partage d’expériences de terrain, qui peut permettre éventuellement de sauver des vies, ou voir prévenir avant l’accident.

Inquiétez vous, si un de vos plongeurs à une toux répétée et que cela récidive fréquemment sans raison apparente, et surtout si cela apparaît sur les fins de plongées en remontant.

Souvenez vous combien de personnes dans vos diverses palanquées, vous ont dit, «c’est bizarre, je crache un peu de sang, presque à chaque plongée en surface», ou à combien de vos plongeurs avez vous dit «Tu ferais bien d’arrêter de fumer, tu as vu comme tu tousses à la fin de la plongée ?».

Et les réponses, toutes faites «tu as du te mordre un peu la langue»… etc. Ce que nous pensons être effectivement le cas, peut être par méconnaissance.

Je suis beaucoup plus attentif aujourd’hui à ces petites phrases à priori sans importance.

Un autre plongeur (plus inquiet), avait pris rendez-vous chez un pneumologue, et cardiologue à l’issue de plusieurs plongées ou à la fin, il crachait légèrement rosé. Les examens se sont faits dans la semaine suivante, Rien, pas de soucis, aucune trace, aucun problème.

A priori normal, il aurait fallu faire cela beaucoup plus rapidement. Et peut être aller en premier voir un médecin hyperbare qui aurait piloté les examens à faire plutôt que des spécialistes des poumons non plongeurs ? Il est malheureusement décédé quelques mois plus tard d’un problème cardiaque… Sans plomber l’ambiance, n’y a-t’il pas un rapport entre ce qu’il disait et ce qui c’est passé ensuite ? Je ne peux m’empêcher de me poser la question. Aujourd’hui, je l’enverrais consulter un médecin hyperbare.

La responsabilité des patrons de centres de plongée et des encadrants est actuellement en France la plus sévère. Il est important de travailler conjointement avec les services des urgentistes, des médecins hyperbares et autres personnes intervenant lors des accidents afin de faire de l’information aux encadrants et autres acteurs de la plongée française. Des réunions sont organisées annuellement à Toulon avec tous les services et protagonistes de l’activité sous marine du Var, et c’est très bien. Il faut être informé.

La plongée sous marine est une activité merveilleuse qui se démocratise, et le paradoxe c’est qu’elle est souvent associée à la fête entre copains, ce qui est incompatible avec une pratique sérieuse de celle-ci. En plus la population française de plongeurs «profonds» à l’air est vieillissante, et donc à mettre sous «surveillance» pour leur plus grand bien et aussi pour celui des encadrants. Car en France la décharge de responsabilité n’existe pas et s’il arrive quelques choses dans votre palanquée, il faudra vous expliquer que vous soyez encadrant ou dans une palanquée de plongeurs autonomes.

Formez vous, posez et posez vous les bonnes questions, n’acceptez d’emmener des personnes que si vous êtes entièrement en accord avec le Directeur de Plongée et en sachant qu’ils sont sous votre entière responsabilité tant que vous êtes sous l’eau.

Je conçois qu’il soit désagréable de s’entendre dire «écoute vu ton état, on va limiter la plongée à 20 mètres», il y a sans doute une façon de faire et dire plus respectueuse et d’adapter les sites à la personne, sans être forcement désagréable. Mais il ne faut pas les mettre et se mettre en danger, parce qu’ils ont des cartes de niveaux et des certificats médicaux de non contre-indication à la plongée. Enfin, comme dit l’autre, c’est mon avis…

Remerciement à tous les médecins hyperbares qui travaillent sur tous ces incidents, notamment les équipes des Docteurs LOUGE de l’hôpital de St Anne, Dct KAUERT de Pasteur à Nice, Dct CONSTANTIN à Paris. Et tous les autres que je ne connais pas.

Et à tous les encadrants qui partagent leur expériences sans tabou, afin de faire avancer la prévention.

Prise en charge d’un accident de plongée – (Formation)

Dans la cadre du projet européen INTERREG IV B Espace Atlantique « Marleanet », l’UBO a créé un module de cours à distance sur la prise en charge d’un accident de plongée.

La vidéo présente les causes d’un accident de décompression et la prise en charge du blessé par la chaîne des secours (soins prodigués au sein du bateau, réception et prise en charge par les pompiers et transfert vers le Caisson Hyperbare du CHU).

La vidéo a été réalisée en collaboration avec le CHRU de Brest, le CROSS Corsen, le SAMU, le SDIS 29 et l’Association Groupe Manche Atlantique Plongée (GMAP).

 

L’expertise judiciaire en plongée loisir (Vidéo)

Expertise judiciaire en plongée loisir – Colloque CTRBPL 2016

 

Voici un lien youtube vers un exposé sur l’expertise judiciaire dans le domaine de la plongée en France.
Cette intervention a eu lieu en 2016 à Rennes et a été organisé par le CIBPL.

L’intervenant est Philippe Schneider, qui écrit la chronique judiciare dans les Subaqua.

Outre plusieurs exemple d’accidents, il parle des responsabilités en plongée loisir en France.

Colloque CTRBPL 2016

Remontée sans embout (RSE) : sécurité ou danger ?

 

Remontée sans embout (RSE) : sécurité ou danger ?

 

Depuis quelques années, un débat oppose le milieu médical aux instances fédérales, concernant les risques encourus par la pratique de la remontée sans embout. Censée prévenir les risques de surpression pulmonaire, l’entraînement à la RSE a causé plusieurs accidents. Alors, faut-il supprimer cet exercice trop risqué, faut-il le conserver pour prévenir d’autres accidents, ou bien y aurait-il une troisième solution ?…

La remontée sans embout (RSE), exercice pratiqué à la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins pour son niveau 4 et son monitorat 2e degré (MF2), n’en finit pas de soulever des polémiques. Il s’agit, pour un plongeur simulant un manque d’air, de remonter à la surface en expirant le trop plein d’air des poumons, dû à l’expansion de celui-ci sous l’effet de la loi de Mariotte sur la compression des gaz. A l’origine un exercice de sécurité visant à donner les moyens au plongeur en panne d’air de pouvoir regagner la surface en sécurité, il est de plus en plus critiqué suite à des accidents de surpressions pulmonaires survenus lors d’exercices. A tel point que certaines voix, notamment dans le milieu médical, s’élève pour demander la suppression de cette technique dont on dit qu’elle présente plus de risques que de sécurité.

Ainsi, le Docteur Coulange, chef de service de médecine hyperbare au CHU Sainte Marguerite à Marseille, a pris la tête d’une fronde en publiant un véritable réquisitoire à l’intention de la FFESSM. En 2008 déjà, avait été initiée une analyse rétrospective sur les cas de surpression pulmonaire survenus lors d’exercices de remontée sans embout. Ce qui, pour le médecin, représentait une cause inacceptable et motivait une remise en question de la RSE.

A l’époque, cette étude n’avait pas ému le vice-président de la Fédération et président de la Commission Technique Nationale (CTN), n’y voyant qu’un sujet de polémique. Quelques mois plus tard, le rapporteur médical de la FFESSM estimait que le risque d’accident était identique à tout exercice réalisé en formation, précisant au passage que cette technique avait probablement permis d’éviter des surpressions pulmonaires lors de remontées consécutives à de vraies pannes d’air. D’où l’importance de le garder.

Le Docteur Coulange répliquait alors que d’autres fédérations comme la FSGT en France ou la LIFRAS en Belgique avaient, elles, pris la décision de suspendre cette pratique, remettant en cause son intérêt pédagogique puisque suite à cet arrêt, le nombre d’accidents lors de pannes d’air n’avait pas augmenté.

En 2009, le Docteur Tino Balestra, de DAN International, publiait une étude qui renforçait les arguments en faveur du risque accru de surpression pulmonaire lors de la pratique de la RSE. Malgré cela, le médecin rapporteur du groupe de travail de la FFESSM concluait dans une réunion de la Commission Technique Nationale qu’il n’existait pas de raison médicale pour remettre en question cette pratique.

En 2010, d’autres autorités médicales de la plongée, notamment de la Sécurité Civile et de l’INPP, apportèrent elles aussi leur avis sur les dangers de la RSE. Pourtant rien ne changea dans les formations en France, sous prétexte qu’il est préférable de continuer à pratiquer cette technique dans un cadre sécurisé avec un encadrement compétent, plutôt que de laisser un plongeur livré à lui-même, seul et pas entraîné, en situation réelle lors de la survenue d’un problème, surtout s’il mène une palanquée de plongeurs débutants.

Nouvelle offensive en 2014 à l’occasion des Assises de la plongée qui se sont tenues sous l’égide du Préfet Maritime. Les arguments exposés précisent que la RSE n’est pratiqué que par la FFESSM, au niveau 4 et au MF2. La FSGT ne le pratique pas. L’ANMP a mis en place pour son niveau 4, un tirage au sort entre deux épreuves, la RSE et une gestion de la remontée. La gestion de la remontée est systématiquement tirée au sort (sic) et l’épreuve de RSE n’existe que sur le papier pour éviter la non-reconnaissance du niveau 4 ANMP par la FFESSM.

La crédibilité de l’exercice en cause

A l’international, l’exercice n’est pas pratiqué. Il n’y aurait aucune justification technique à sa réalisation. Le fait d’avancer qu’il s’agit de prévenir les risques de surpression pulmonaire ne serait pas crédible, du fait que l’exercice n’est pas demandé au niveau 3. Alors pourquoi au niveau 4 et au MF2 ? Il s’agirait d’une réminiscence de l’époque où l’on plongeait avec un matériel beaucoup plus rudimentaire (tringle de réserve peu fiable), où il était envisagé que l’encadrant donne son embout sans pouvoir le récupérer et soit obligé de regagner la surface en apnée. A l’époque, cet exercice, malgré son caractère dangereux, avait été jugé nécessaire.

Pourtant, certains médecins fédéraux cautionnent la justification de la RSE. Ce qui permet de clore le débat, puisque justifié par la médecine fédérale.

Sur le plan politique, le maintien de cet exercice permettait aussi de bloquer l’entrée sur notre territoire des organismes étrangers et de refuser les équivalences, sous prétexte qu’ils ne le pratiquent pas.

Ces dernières années, des accidents répétés lors d’entraînements à la RSE, dont certains se sont soldés par le décès de la victime, ont amené la FFESSM à infléchir sa position. La CTN de septembre 2014 reconnaît de fait, la dangerosité de l’exercice, mais ne se résout pas à l’abandonner, arguant que « cette problématique devait s’intégrer dans un regard global concernant la formation et la certification à la plongée »…

Un groupe de travail devait proposer une épreuve de substitution, chose qui n’est pas arrivée à terme aujourd’hui.

Pourtant 2014 est malheureusement marquée par le décès d’une plongeuse à Marseille au cours d’une RSE. Le 15 juin 2015, le président de la CTN pèse sur les commissions techniques régionales, en leur faisant remarquer que les examens qui ne présenteraient pas d’épreuve de RSE ne seraient pas validés. Quelques jours plus tard, un nouvel accident s’est produit dans le nord-ouest de la France, chez un candidat MF2.

A la suite de cet événement, l’épreuve est suspendue dans l’attente d’une décision du Comité Directeur National. Il ne s’agit pas d’une suppression de l’épreuve, mais d’une neutralisation provisoire.

L’histoire n’est donc pas encore finie et la question se pose toujours : la RSE est-elle une sécurité ou un danger ?

Les arguments de la défense

La pratique de l’exercice de remontée sans embout est-elle totalement inutile ? Le risque de surpression pulmonaire encouru lors de cette pratique doit-il être négligé sous prétexte que cet exercice peut (quand même) sauver des vies lors de pannes d’air réelles ?

Telles sont les questions que nous avons posées à plusieurs cadres techniques de la FFESSM, afin de répondre aux accusations et pouvoir apprécier les intérêts en jeu pour les deux parties.

La réponse qui revient systématiquement, dans sa logique imparable prend la forme d’une question en retour : doit-on supprimer tous les exercices qui sont dangereux dans la pratique de la plongée ? auquel cas, la plongée elle-même étant une activité à risque, ne doit-on pas dans ce cas, supprimer purement et simplement la pratique de la plongée sous-marine ?

La réponse se transforme donc en une démonstration par l’absurde. Bien sûr, il n’est aucunement question de supprimer la pratique de la plongée sous prétexte qu’il se produit parfois des accidents. De même, la RSE étant un exercice, risqué certes, mais qui permet au pratiquant de prendre suffisamment confiance en lui pour gérer une remontée accidentelle consécutive à une panne d’air, ou bien à la perte d’un embout confisqué par un compagnon indélicat, elle trouve néanmoins suffisamment d’utilité pour freiner les ardeurs des partisans du « tout-sécurité ».

Pour cet instructeur, par définition, tous les exercices développés dans l’entraînement aux différents niveaux de plongée, correspondent à des problèmes qui peuvent survenir en immersion et auxquels on apporte une solution. Il n’est pas toujours aisé de trouver une solution sans aucun risque à une situation potentiellement mortelle, sinon la pratique s’en trouverait grandement facilitée… Par conséquent, le fait même de se trouver dans une posture dangereuse implique la possibilité d’une issue hasardeuse et la solution proposée n’est dans le pire des cas qu’un moindre mal… Alors, le fait de supprimer la solution sous prétexte qu’elle présente un risque ne supprimera pas le danger encouru à l’origine de l’incident.

Pour cet autre instructeur, dire que la RSE est totalement inutile est un non-sens. Bien sûr, les conditions de plongée ont évolué et les chefs de palanquée sont aujourd’hui équipés d’un double détendeur, ce qui limite les risques de se retrouver sans moyen de respirer au cas ou l’assisté paniqué garderait l’embout en bouche. Il suffirait à l’assistant de prendre alors son deuxième détendeur. Ce qui veut dire qu’à partir de ce moment, il n’a plus de possibilité d’assister une autre panne éventuelle survenant à un autre compagnon de palanquée. Ainsi le reste des membres de la palanquée n’a qu’à bien se tenir ! Dans ce genre de situation extrême qui présente une parfaite illustration de la Loi de Murphy (dite Loi de l’emm…dement maximum), le fait pour le chef de palanquée de savoir qu’il est capable, au pire, de remonter sans embout est d’un grand secours psychologique. Même si les paramètres de la plongée et notamment la vitesse de remontée et les paliers ne sont pas respectés, rien que le fait de savoir qu’il est capable d’atteindre la surface peut lui éviter de paniquer. Le but étant d’atteindre la surface en ne laissant personne au fond…

Un autre instructeur, plus spécialisé en plongée Tek, argue du fait que dans certaines conditions, un plongeur peut se retrouver seul et s’il connaît à ce moment-là un problème, il devra remonter sans aide. C’est le cas par exemple dans la pratique de la plongée solo (la plongée solitaire – NDLR). Le plongeur, seul pendant sa plongée, a normalement tout prévu pour palier à toute éventualité (redondance). C’est le principe de base de la plongée Tek. Il n’empêche que dans une situation qui dégénère, le fait d’être capable de regagner la surface en RSE peut être salutaire et lui apporte un confort psychologique appréciable.

Mais plus encore que la plongée Tek, dans le cas d’une palanquée de plongée de loisir, un plongeur distancé par ses compagnons de palanquée, comme cela arrive très souvent, peut avoir ce problème : comme il se retrouve isolé, le stress peut l’inciter à consommer plus ; puis il va palmer plus fort pour essayer de rattraper ses compagnons, s’essoufflant un peu plus et augmentant par conséquent sa consommation. Le voilà en situation de tomber en panne d’air alors qu’il se trouve encore trop loin de ses compagnons pour pouvoir être assisté rapidement. Si une telle situation se produit, il y a fort à parier que le plongeur, gagné par la panique, verra instinctivement son salut vers la surface plutôt qu’à courir (palmer…) à la poursuite de ses compagnons alors qu’il est déjà essoufflé, se sentant incapable de les rejoindre. Si l’infortuné n’est pas capable de gérer une remontée sans embout, il risque fort de ne pas atteindre la surface et de se noyer en route. Alors quand les détracteurs de la RSE affirment que la RSE est inutile en l’absence d’accident avéré, c’est peut-être tout simplement parce que ces drames se terminent en noyade et ne sont donc pas reconnus comme surpression pulmonaire et pour cause, puisque le plongeur s’est noyé avant…

La solution serait ailleurs ?

A ce stade de notre enquête, nous en sommes à un parfait match nul. D’un côté le fait que la RSE est dangereuse ; de l’autre, le fait que le problème qu’elle est censée régler, la panne d’air, ne sera pas résolu si on la supprime.

La solution est peut-être à chercher sur le plan technique, dans le domaine professionnel. Ainsi dans certains services de l’administration utilisant les services de plongeurs pour les enquêtes ou les sauvetages, la RSE est non-seulement toujours pratiquée, mais elle est généralisée à tous les niveaux et pas seulement aux encadrants. Certains formateurs pro n’hésitent pas à dire que tout plongeur appelé à intervenir, doit être capable en cas de panne d’air, de remonter de sa profondeur d’intervention jusqu’à la surface. Ainsi, pour l’aptitude à l’immersion dans la zone des 40 mètres, le plongeur sera entraîné à la RSE de 40 mètres !

Plus intéressant encore est la manière dont est enseignée la RSE à ces professionnels. Ce qui prime, enchaîne le formateur, c’est de placer l’élève dans les conditions les plus proches possible de la réalité. C’est là que la formation fédérale est dans l’erreur. Au lieu d’amener à la pratique de la RSE dès le début, de façon très progressive afin d’habituer les élèves et réduire ainsi le stress de façon conséquente (ce qui était pratiqué sans problème par la précédente génération de plongeurs, vous savez, les « vieux de la vieille »…), on a reculé l’épreuve au niveau 4, qui est devenue un véritable obstacle d’apparence insurmontable. Les élèves abordent ainsi cette épreuve avec un stress maximum, persuadés que ça va mal se passer. On veut se débarrasser de cette épreuve comme d’une corvée. Résultat : dès le départ du fond, ils remplissent leurs poumons à fond par peur de ne pas arriver en surface, puis au cours de la remontée par une mauvaise appréciation de la distance restant à parcourir, ils ont tendance à retenir l’air, ce qui multiplie les risques de surpression pulmonaire. Alors qu’ils devraient faire exactement l’inverse !

Déjà, dans la réalité, quand un plongeur tombe en panne d’air, il s’en aperçoit selon toute logique au moment où il inspire. Il se trouve alors en fin d’expiration, c’est-à-dire qu’il est à ce moment en apnée expiratoire. Il n’a donc plus ou presque plus d’air disponible.

Donc, rien que le fait de pratiquer l’exercice avec les poumons pleins d’air le place hors contexte de réalité. Pour s’approcher le plus possible des conditions réelles, l’élève doit donc, après avoir lâché son embout, procéder à deux vidages de masque successifs afin d’être sûr qu’il se retrouve en apnée expiratoire, comme dans la réalité. Il peut ensuite entamer sa remontée, qui sera certainement plus rapide mais moins risquée pour les poumons. Pourquoi ? Il suffit de revoir la Loi de Mariotte : la capacité totale des poumons est d’environ 6 litres. A l’issue de ses deux vidages de masque, le plongeur va se retrouver avec seulement le volume de réserve inspiratoire, soit 1,5 litre environ ; mettons 2 litres au cas où il aurait réussi à économiser un peu d’air lors des vidages de masque. Pour une RSE de 20 m, soit 3 bar de pression absolue, en remontant même sans expirer, le volume va tripler, soit 2 litres X 3 = 6 litres. Le plongeur peut donc quasiment atteindre la surface sans trop de risque de surpression, au cas où il n’aurait pas du tout soufflé. Le reste est affaire d’apprentissage. On voit alors que si l’élève souffle un tant soit peu, il est largement en-dehors du risque de surpression. Et s’il a reçu une formation régulière et progressive en ce qui concerne la profondeur de l’exercice (5 mètres, puis 10 mètres, puis 15…), il ne risque pas d’avoir le réflexe de retenir sa respiration.

Cette technique a fait ses preuves et il n’y a aucun cas de surpression pulmonaire dans les services qui la pratiquent.

Ensuite peuvent intervenir d’autres techniques complémentaires comme la béance tubaire, tête en extension, qui favorise l’expulsion du trop-plein d’air si nécessaire, sans risquer d’en relâcher trop.

En conclusion, si la technique de RSE est pratiquée de façon réaliste et très progressive, elle ne présente pas plus de risque que n’importe quelle autre technique et elle garde toute son efficacité, tant pratique que psychologique.

Alors, le problème de la RSE serait-il simplement un problème pédagogique ? Peut-on adapter cette technique professionnelle à la plongée sportive ? Cela semblerait la meilleure solution. Toujours est-il qu’au niveau de blocage actuel, la Fédération a tout intérêt à étudier les différentes possibilités et dans le cas du maintien de la RSE dans la formation, la manière de l’enseigner, qui présente assurément de grosses lacunes, serait certainement à revoir… en profondeur !

Par Par Paul Poivert
https://www.plongee-infos.com/?p=220

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Plongeurs en situation de handicap

Quel que soit votre handicap ou votre déficience, physique ou intellectuelle, des moniteurs sont désormais formés pour vous encadrer en plongée sous-marine. Si nous ne pouvons pas vous encadrer et/ou vous former au sein du CSVN Narcosis, des solutions existent au sein de notre département.

Vous souhaitez découvrir la plongée ? faire un baptême ? une formation ?

Il vous faudra obligatoirement un certificat médical de non contre-indication à la plongée établi par un médecin. La profondeur ne pourra pas dépasser 2m. Si vous passer votre visite médicale auprès d’un médecin fédéral, la profondeur pourra être de 6 m.

Prendre contact avec un club de plongée ou avec l’équipe du CODEP38 à l’adresse suivante :  ou  

Équipe de formateurs Isère

MF EH1

Dominique BRUASSE (ALE Echirolles et La Terrasse Plongée)

Frédéric NÉ (ALE Echirolles et La Terrasse Plongée)

Lionel LEMARIER (Vienne plongée)

 

Équipe de moniteurs Isère :

Échirolles : Picasso Plongée : Pierre Hostachy (EH1),

Grenoble : CPGD : Mohamed Slimani (EH1)

Grenoble : Okeanos : Lætitia Adami (EH1)

La Mure : Club de Plongée Matheysin : Thierry Helme (EH1), Thierry Claret (EH1), Philippe et Thierry Auge (EH1), Stéphane Bétend (EH1),

La Terrasse : La Terrasse Plongée : Armel Moreau (EH1),Christophe Planat (EH1), Christophe Orsolini (EH1), Dominique Bruasse (MFEH1), Frédéric Lotito (EH2), Frédéric Né (MFEH1), Philippe Colosio (EH2), Sylvie Dissay (EH1), Véronique Grumel (EH1),

Le Pont-de-Claix : Deltaquatique : Jean-Marc Taupert (EH1), Laetitia et Rénald Preys (EH1),

Les Abrets : Aquabulles Les Abrets : Christophe Muzyk (EH1)

Meylan : Meylan Plongée : Eléonore Olive (EH1), Jacky Laurens (EH1), Malaury Clerget (EH1),

Moirans : CASM : Lenaïg Ropars (EH1), Jérôme Gacon (EH1),

Saint-Égrève : USSE Plongée : Christian Ougier (EH1), Sébastien La Rizza (EH1),

St Marcellin/Chatte : CPSG : Alain Clément (EH1), Arne Lhuers (EH1), Fabrice Cantin (EH1), Yves Ménétrier (EH1), 

St Martin d’Hères : GUC Plongée: Maude André (EH2), Guy Vere (EH1),

Vienne : Vienne Plongée : Lionel LEMARIER (MFEH1)

Villefontaine : CSVN Narcosis : Didier Engrand (EH1), Doriane Bottinelli (EH1), Thierry Roure (EH1)

SCA Anne-Lyse Plongée : Anne-Lyse Hubert (EH1)

Cette liste est non exhaustive.

Plus de détails sur :
http://www.ffessm-isere.fr/commissions/handisport/

Conférence sur la décompression – Nov. 2016 (Maximum Outdoors Diving)

Maximum Outdoors Diving a organisé une conférence sur la décompression le 5 novembre 2016 animée par MAnU Dugrenot, Doctorant dans le biomédical, plongeur et moniteur CCR rEvo (IANTD) ayant une grande expérience des plongées (très) profondes avec des plongées régulières à 125m, 20 à 30 min de temps fond et des décompressions allant jusqu’à 4h30.

En plus de cette expérience de plongeur, MAnU a travaillé avec la COMEX sur la mise en place de protocole de décompression ayant abouti sur cet article sur les Gradient Factor (Article à lire)

Fort de cette expérience, il obtient en 2016 un financement pour une thèse sur « l’identification des déterminants génétiques et physiologiques de l’accident de décompression » dont il est venu nous dévoiler les interrogations qui l’ont poussé dans ces recherches ainsi que le protocoles de tests en cours, ses objectifs et les premières constatations. Rendez-vous dans 3 ans pour les résultats finaux !

 

Plus d’info sur le site de Maximum Outdoors Diving (M.O.D)

 

Le plaisir est sous l'eau !