Archives de catégorie : Aqualité

Aqualité : Toute l’actualité aquatique pour vous tenir informé de l’actualité du petit monde de la plongée sous-marine.

Les bouteilles de plongée

MAJ de la notice Roth

25/09/2019

Une mise à jour de la notice Roth est disponible.

Précisions apportées :
1. La profondeur maximale requise par la norme pour la certification de l’équipement eet de 50 m (et non pas “interdiction d’utilisation au-delà de 50 m”).
2. Gonflage possible avec tout gaz sec respirable du groupe 2 (air ou mélange non dangereux) pour les bouteilles G2 ou du groupe 1 (O2, nitrox, …) pour les bouteilles G1. Il n’est donc plus écrit que les bouteilles G2 ne doivent contenir que de l’air sec respirable (=trimix/héliox).
3. Chargement des bouteilles par une personne reconnue compétente par les autorités de contrôle (et pas obligatoirement par un “professionnel”).

1. Réglementation générale

  • Au sein de l’Union Européenne, les robinetteries de bouteilles doivent respecter le règlement UE 2016/425 relatif à la conception et à la fabrication des Equipements de Protection Individuelle (EPI). A ce titre, le respect de la norme EN250 vaut présomption de conformité, ce qui permet de bénéficier du marquage CE, obligatoire pour permettre la libre circulation des robinetteries au sein de l’Union Européenne.
  • Pour les bouteilles de plongée, c’est le règlement UE 2014/68 relatif aux équipements sous pression qui s’applique et conduit également au marquage CE permettant une libre circulation au sein de l’UE.
  • De plus, la réglementation PED 97/23/CE oblige les fabricants à certifier un couple “bouteille-robinetterie”.
  • Enfin, l’article 2, alinéa 7 de l’arrêté du 20/11/2017 précise :
    « 7. Requalification périodique : opération de contrôle destinée à montrer qu’un équipement est apte à fonctionner en sécurité en tenant compte des dégradations prévisibles jusqu’à la prochaine échéance d’une opération de contrôle ou jusqu’à sa mise hors service, à condition que l’équipement soit exploité conformément à la notice d’instructions ou à défaut au dossier d’exploitation. »

    En conséquence, il est essentiel de disposer de la notice d’instructions des bouteilles de plongée (voir au bas de cette page).

2. Gonflage des bouteilles

2.1 Gaz autorisés selon le “groupe” des bouteilles

Les bouteilles de plongée sont marquées, selon les cas (voir en particulier, l’article 13 de la Directive 2014/68/UE) :

  • “Groupe 1”, “G1”, “Oxygène” ou “Service Oxygène” lorsqu’elles peuvent contenir des substances et mélanges considérés comme dangereux : explosibles instables, inflammables, comburants, pyrophoriques, autoréactifs, toxiques…
    Les bouteilles en aluminium sont “Groupe 1” par fabrication, même en l’absence de marquage spécifique.
  • “Groupe 2” ou “G2”, pour les gaz autres que ceux faisant partie du Groupe 1, considérés comme “non dangereux”, à l’exemple de l’air respirable.

Par ailleurs, l’article 2.4 du Règlement (CE) N° 1272/2008 définit les gaz comburants (catégorie de danger 1) : Par «gaz comburant», on entend tout gaz ou tout mélange gazeux capable, généralement en fournissant de l’oxygène, de provoquer ou de favoriser la combustion d’autres matières plus que l’air seul ne pourrait le faire.
Il est précisé dans ce même article : Par « gaz capable de provoquer ou de favoriser la combustion d’autres matières plus que l’air seul ne pourrait le faire », on entend des gaz purs ou des mélanges de gaz ayant un pouvoir comburant supérieur à 23,5 %, déterminé conformément à la méthode prescrite dans les normes ISO 10156 telle que modifiée ou 10156-2 telle que modifiée.
En conséquence, le gonflage de tout mélange nitrox ne peut s’effectuer que dans des bouteilles “Groupe 1”, “G1” ou “Service Oxygène”.

La notice d’instructions des bouteilles ROTH, reprend ce point.
« Ne chargez la bouteille :
• qu’avec de l’air respirable sec (bouteille marquée Groupe 2 : G2) ;
• ou avec un mélange gazeux Nitrox+O2 (bouteille marquée Groupe 1 : G1). »

Par ailleurs, l’article 2, alinéa 7 de l’arrêté du 20/11/2017, déjà cité, précise :
« 7. Requalification périodique : opération de contrôle destinée à montrer qu’un équipement est apte à fonctionner en sécurité en tenant compte des dégradations prévisibles jusqu’à la prochaine échéance d’une opération de contrôle ou jusqu’à sa mise hors service, à condition que l’équipement soit exploité conformément à la notice d’instructions ou à défaut au dossier d’exploitation »

Arbre de décision

2.2 Tolérance jusqu’à 40% d’O2 dans des bouteilles “groupe 1” non “oxy-clean”

Certains organismes préconisent de pouvoir utiliser des mélanges nitrox jusqu’à 40% d’O2 dans des bouteilles “groupe 1” non spécifiquement nettoyées pour une utilisation avec de l’oxygène (bouteille non “oxy-clean”). Ce point fait débat chez les industriels dans le monde entier, qui appellent tous à la plus grande prudence.
Renseignez-vous auprès de votre organisme d’appartenance pour connaître sa position officielle sur le sujet (délibération de l’organe de gouvernance).

    

2.3 Tolérance jusqu’à 40% d’O2 dans des bouteilles “groupe 2”

Cette “tolérance jusqu’à 40% d’O2” n’a jamais été spécifiée pour des bouteilles “groupe 2”, “G2” ou “AIR”.

2.4 Les textes sur l’hyperbarie à propos de la tolérance des 40% d’O2

Trois arrêtés du ministère du travail indiquent : Sans préjudice des autres dispositions réglementaires applicables en la matière, lorsque la fabrication des mélanges respiratoires entraîne une circulation de gaz comprimés avec des taux supérieurs à 40 % d’oxygène, les blocs de plongée et les robinetteries sont compatibles pour une utilisation en oxygène pur.

  • Arrêté du 21 avril 2016 définissant les procédures d’accès, de séjour et de secours des activités hyperbares exécutées avec immersion dans le cadre de la mention B «archéologie sous-marine et subaquatique»
  • Arrêté du 21 décembre 2016 définissant les procédures d’interventions hyperbares exécutées avec immersion et les formations des travailleurs relevant de la mention B « secours et sécurité » option police nationale
  • Arrêté du 30 octobre 2012 définissant les procédures d’accès, de séjour, de sortie et d’organisation du travail pour les interventions en milieu hyperbare exécutées avec immersion dans le cadre de la mention B « techniques, sciences et autres interventions »

Ce texte rappelle le cadre de cette tolérance à propos des bouteilles “oxy-clean” ou non : “Sans préjudice des autres dispositions réglementaires applicables en la matière“. Il ne permet donc en aucune manière d’enfreindre les règlements européens en appliquant cette tolérance à des bouteilles “groupe 2”, “G2” ou “Air”.

3. Définitions

Inspection périodique (arrêté du 20/11/2017, art 2, §6) : “Opération de contrôle destinée à vérifier que l’état de l’équipement lui permet d’être maintenu en service avec un niveau de sécurité compatible avec les conditions d’exploitation prévisibles, et comprenant une vérification extérieure, une vérification intérieure le cas échéant, un examen des accessoires de sécurité et des investigations complémentaires en tant que de besoin“.

Requalification périodique (arrêté du 20/11/2017, art 2, §7) : “Opération de contrôle destinée à montrer qu’un équipement est apte à fonctionner en sécurité en tenant compte des dégradations prévisibles jusqu’à la prochaine échéance d’une opération de contrôle ou jusqu’à sa mise hors service, à condition que l’équipement soit exploité conformément à la notice d’instructions ou à défaut au dossier d’exploitation ; dans le cas du suivi en service avec plan d’inspection, la requalification périodique permet de s’assurer que les opérations de contrôle prévues par le plan d’inspection ont été mises en œuvre. Elle intègre notamment l’analyse des résultats de tous les contrôles et inspections effectués depuis la requalification périodique précédente, ou à défaut depuis les contrôles effectués à la mise en service de l’équipement neuf ou après une modification importante. Elle permet aussi de relever les erreurs manifestes d’application des guides professionnels et cahiers techniques professionnels.

4. Inspection et requalification

4.1 Inspection périodique : tous les ans

L’inspection périodique (art. 15) a lieu aussi souvent que nécessaire. Les périodes maximales sont comptées selon le cas à partir de la date de la mise en service ou, de la précédente inspection périodique ou requalification périodique.
La période maximale est fixée au maximum à 1 an pour les bouteilles pour appareils respiratoires utilisées pour la plongée subaquatique.

4.2 Requalification périodique : tous les 2 ou 6 ans selon le régime

L’échéance maximale des requalifications périodiques (art. 18) est fixée à partir de la date de mise en service ou de la dernière requalification périodique.

  • Elle est de 2 ans pour les bouteilles pour appareils respiratoires utilisées pour la plongée subaquatique.
  • Cette échéance est portée à 6 ans pour les bouteilles de plongée dont l’inspection périodique a été effectuée au moins annuellement ou avant leur utilisation quand la visite a été réalisée depuis plus d’un an, dans les conditions définies par la dernière version du cahier des charges relatif à l’inspection périodique des bouteilles métalliques utilisées pour la plongée subaquatique visé en annexe 1 du présent arrêté ministériel [cela correspond au régime TIV – technicien en inspection visuelle].

Documents associés :

Décision BSERR n° 15-106 du 08/12/15 relative à l’inspection périodique de bouteilles métalliques pour la plongée subaquatique (attention : la périodicité de 5 ans mentionnée dans cette décision a été portée à 6 ans par l’arrêté du 20 novembre 2017 entré en application le 1er janvier 2018).

Régime TIV, cahier des charges

5. Transport des bouteilles de plongée

C’est l’assurance du véhicule qui doit prendre en charge l’assurance des bouteilles transportées.

Sur le plan réglementaire, le transport des bouteilles de plongée relève de l’Accord pour le transport des marchandises Dangereuses par la Route (ADR).

La France et les autres états européens ont adopté l’ADR depuis le 1er janvier 1997. Cette convention est complétée sur certains points par les dispositions françaises spécifiques sous forme d’un arrêté relatif au transport des marchandises dangereuses par voies terrestres dit “arrêté TMD” entré en vigueur le 1er juillet 2009. Il a abrogé toutes les dispositions antérieurement applicables : RTMD, RTMDR, arrêté ADR, arrêté RID, arrêté ADNR.

La dernière version de l’ADR est entrée en vigueur le 1er janvier 2019 : accéder à la publication.

Le transport des bouteilles vides ou celui assuré par des particuliers dans le cadre d’une pratique de loisir sportif n’y est pas soumis.
Tout transport effectué par un professionnel y est soumis.

L’article 1.1.3.1 fixe les exemptions liées à la nature de l’opération de transport.
Les prescriptions de l’ADR ne s’appliquent pas :
a) au transport de marchandises dangereuses effectué par des particuliers lorsque les marchandises en question sont conditionnées pour la vente au détail et sont destinées à leur usage personnel ou domestique ou à leurs activités de loisir ou sportives à condition que des mesures soient prises pour empêcher toute fuite de contenu dans des conditions normales de transport.

6. Marquage des bouteilles

D’après la notice du fabricant VITKOVITCE

7. Reconnaissance des marques d’identification des fabricants

Pour plus d’informations : https://tiv.ffessm.fr

8. Les sites & notices des fabricants

Dictionnaire multilingue plongée (By Plongeur.com)

ALLEMAND

WEB – Dictionnaire multilingue

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

APPLI – Smartphone et tablettes

 

ANGLAIS

WEB – Dictionnaire multilingue

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

WEB – spécifique biologie sous-marine

APPLI – Smartphone et tablettes

LIVRE – L’anglais tel qu’on le plonge

 

ESPAGNOL

WEB – Dictionnaire multilingue

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

APPLI – Smartphone et tablettes

 

ITALIEN

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

APPLI – Smartphone et tablettes

 

NÉERLANDAIS

WEB – Dictionnaire multilingue plongée et activités subaquatiques

APPLI – Smartphone et tablettes

 

NORVEGIEN

WEB – Dictionnaire multilingue

 

SUEDOIS

WEB – Dictionnaire multilingue

 

RECAPITULATIF DES REFERENCES LEXIQUES PLONGEE

Pour mettre à jour cette liste, la discussion se trouve ici : http://www.plongeur.com/forums/showthread.php?p=210449

Tirer les leçons des accidents en plongée

Par Pascal Bernabé 

L’un des meilleurs moyens d’améliorer la sécurité dans les activités à risques, est malheureusement d’étudier les accidents survenus, en faire une statistique et une analyse la plus rigoureuse possible, et d’en tirer les leçons. Cela s’applique bien sûr à la plongée et plus particulièrement à la plongée tek. 

En cherchant de la documentation, on s’aperçoit assez vite que les études statistiques d’accidents se limitent à la plongée loisir, spéléo et recycleur. Sur une étude de la FFESSM (qui date de cinq ans mais qui n’a pas tellement varié et qui donne un aperçu assez complet du sujet), on note quelques points intéressants pour ce qui nous concerne :

  • Age : l’âge moyen des accidentés est 45 ans
  • Niveau : sur 59 accidents, 27 (45,8%) concernent des niveaux 3,4 et 5 et 8 (13,6%) concernent des moniteurs. Ce qui signifie que 59,4% de ces accidents sont le fait de plongeurs confirmés, voir plus. Et cette tendance dure depuis plusieurs années.
  • Profondeur : 47,5% des accidents ont lieu entre 25 et 40m, 17% entre 40 et 60m, donc 64,5% entre 25 et 60m+ un accident à 96m.

Les causes de ces accidents sont : 

  • Vitesse de remontée rapide, 
  • Yoyo (y compris plus de 2 dans la zone des -30m !)
  • Paliers non respectés
  • Passage en altitude 
  • Panne d’air 
  • Panique
  • Problème de matériel 
  • Essoufflement

Dans les facteurs favorisants ont a : 

  • Fatigue ou manque de condition physique (43%)
  • Effort pendant ou après la plongée (41%) 
  • Froid pendant la plongée
  • Manque d’hydratation 
  • Multi niveaux type yoyo

On peut déjà retenir de cette étude  :

  • la moyenne d’âge de 45 ans
  • le niveau des plongeurs très majoritairement confirmés donc à méditer sur la qualité nécessaire de la formation de base et la nécessité absolument de garder par la suite l’esprit du débutant : 
  • rester humble et réaliste sur son niveau
  • continuer à se former ou au moins entretenir son niveau si modeste soit-il
  • entretenir une bonne condition physique adaptée à son niveau de pratique
  • les autres causes d’accident sont classiques mais à connaître et maîtriser car en plongée tek les conséquences peuvent être pires

Une analyse d’accident du Bureau de Prévention des accidents de plongée en Suisse de 2011 donne des résultats sensiblement identiques à l’étude précédente de la Ffessm comme l’âge moyen 45 ans ou le type d’accident en général.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur Plongée Info

Inscriptions CSVN 2019

Vous pouvez retrouver les membres du CSVN au restaurant
le 101 Express, tous les jeudis à partir de 19h00 (dès le jeudi 12 septembre) venez partager vos vacances, vos exploits plongistiques estivaux ou simplement échanger autours d’un verre !!!

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Une permanence sera également assurée p afin d’enregistrer les inscriptions!
Alors pensez à vous munir du nécessaires (certificat médical, chéquier, carte de niveau, etc…) et formulaire si vous avez changé de situation (modification d’adresse postale, e-mail, etc.)
Pour vous aider suivez ce lien (Document à fournir)

Isle d’abeau : Forum des associations 2019

Venez retrouver votre club/Ecole de plongée CSVN Narcosis et rencontrer des plongeurs et des moniteurs qui répondrons à toutes vos questions et vous présenterons la plongée sous-marine!

Forum des associations 2018 au gymnase David Douillet

Date et lieu

Samedi 7 septembre 2019 de 10h00 à 16h00
Gymnase David Douillet
(Bd Fondbonnière – L’Isle d’Abeau)

Tarif(s)

Accès libre

Programme

10h00 : Ouverture des portes
14h00 : Remise des récompenses aux lauréats des « trophées associatifs »
16H00 : Clôture du Forum

Évènement incontournable de la rentrée, le Forum des associations 2019 organisé par la Ville de L’Isle d’Abeau, réunira cette année encore plus de 90 acteurs associatifs pour un rendez-vous privilégié avec les Lilôt(e)s.
Sport, culture, loisirs, échanges, solidarité… Il y en aura pour tous les goûts, toutes les passions et tous les âges.

Programme du forum des associations samedi 7 septembre 2019 au gymnase David Douillet

  • 10h00 : Ouverture des portes
  • 14h00 : Remise des récompenses aux lauréats des « trophées associatifs »
  • 16H00 : Clôture du Forum

La Verpillière : Forum des associations 2019

Rejoignez-nous lors de la 30ème édition du Forum des Associations de La Verpillière le 06 Septembre 2019

De 17h à 21h
Salle polyvalente des Loipes
193 Rue de Picardie, 38290 La Verpillière, France

Venez retrouver votre club/Ecole de plongée CSVN Narcosis et rencontrer des plongeurs et des moniteurs qui répondrons à toutes vos questions et vous présenterons la plongée sous-marine, la nage en eaux vive, la photo sous-marine, la découverte de la faune et la flore de Méditerranée et bien d’autres choses encore !

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Villefontaine : Forum des Associations 2019

Le 7 septembre 2019 de 10h à 18h
Lieu à confirmer
(Gymnase Anquetil, 90 Avenue des Pins, 38090 Villefontaine
Chaque année, le traditionnel Forum des associations regroupe plus de 100 associations villardes qui vous proposent toutes les activités existantes sur la ville ….)

Venez retrouver votre club/Ecole de plongée CSVN Narcosis et rencontrer des plongeurs et des moniteurs qui répondrons à toutes vos questions et vous présenterons la plongée sous-marine!

Des animations et des démonstrations accompagneront cette journée devenue festive !!!!

Vous pourrez découvrir une partie du tissu associatif de Villefontaine, plus de 120 associations seront présentes.

Ce sera également l’occasion de vous inscrire aux activités qu’elles proposent.

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Pour plus de renseignement : Siste de la ville de Villefontaine

Médecine hyperbare : l’urgence du plongeur

Propos du Dr Mathieu Coulange, recueillis par Stéphan JACQUET – Photos S. Jacquet, Y. Chocoloff, P. Poivert, M. Coulange, DR.

Le Dr Mathieu COULANGE est chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime du pôle RUSH (Réanimation, Urgences, SAMU et Hyperbare) de l’Assistance Publique des Hôpitaux. Il est aussi plongeur et vient de participer aux expériences DivStress, DivHOPE et Cognidive. Ce zoom/focus qu’il nous propose semble plus que jamais d’actualité. 

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Le Dr Mathieu Coulange, chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime

Le Dr Mathieu Coulange, chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime

Un peu d’histoire et quelques applications

Bien connu des plongeurs, le caisson hyperbare est devenu un outil thérapeutique incontournable dans de multiples indications médicales. Les premières indications réellement scientifiques remontent aux années 1960 avec le Pr Boerema et son élève le Dr Brummelkamp qui opéraient des infections graves dans des caissons mobiles très rustiques voguant à travers les canaux d’Amsterdam. En France, un certain nombre de réanimateurs comme le Pr Goulon à Garches, le Pr Larcan à Nancy, le Pr Mantz à Strasbourg et le Pr Wattel à Lille vont œuvrer pour la reconnaissance de cette toute nouvelle discipline médicale. A Marseille, le Pr Ohresser initie cette activité dans les années 1970 à l’hôpital Salvator en collaboration avec COMEX, célèbre entreprise marseillaise devenue leader sur le marché international du pétrole offshore et dans le monde de l’ingénierie, des technologies et des interventions humaines ou robotisées sous-marines. Cette étroite collaboration permet d’obtenir très rapidement des dispositifs parfaitement adaptés à la prise en charge d’un patient en toute sécurité.

Le traitement est simple et naturel. Il consiste le plus souvent à faire respirer de l’oxygène pur par l’intermédiaire d’un masque, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique à l’intérieur d’une chambre étanche appelée caisson. Ceci a pour effet d’augmenter considérablement la délivrance d’oxygène dissous aux différents tissus de l’organisme. Cet afflux d’oxygène peut alors suppléer un réseau vasculaire altéré, lutter contre une infection ou relancer un processus cicatriciel.  L’augmentation de pression permet également de comprimer le gaz  en cas d’accident de plongée ou d’embolie gazeuse (c’est-à-dire de passage de gaz accidentel dans les vaisseaux sanguins) lors d’un acte médical ou chirurgical.

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Les principales indications sont les plaies chroniques chez le diabétique et l’artériopathe, les complications de la radiothérapie, les infections graves de la peau et de l’os et les ostéonécroses débutantes. En aiguë, l’oxygénothérapie hyperbare peut également traiter une surdité brusque et une souffrance tissulaire post traumatique ou post opératoire. Les urgences les plus fréquentes sont l’accident de plongée, l’intoxication au monoxyde de carbone ou aux fumées d’incendie et l’embolie gazeuse. Ces indications sont en accord avec le rapport de la haute autorité de santé de 2007 sur l’oxygénothérapie hyperbare (https://www.has-sante.fr//portail/jcms/r_1498758/fr/oxygenotherapie-hyperbare) et respectent parfaitement la 10èmeconférence de consensus européen sur la médecine hyperbare de 2016 (https://www.medsubhyp.com/images/consensus_bonnes_pratiques_reglementation/10eme_conference_consensus_Lille_2016.pdf) dernier consensus européen de 2016.

Une séance dure environ 90 minutes à une pression équivalente à 15 mètres de profondeurs (2,5 bars), au cours de laquelle le patient peut lire ou écouter de la musique, en position allongée ou assise. La séance est le plus souvent collective. Pour exemple, le centre hyperbare de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille est constitué de 3 chambres hyperbares qui lui permettent de traiter de façon simultanée une douzaine de patients 4 à 5 fois par jours, week-end et jours fériés compris. A tout moment, un personnel médical ou paramédical peut pénétrer par le SAS en cas de besoin. La première séance est précédée d’une visite médicale pour éliminer une éventuelle contre-indication (épilepsie non contrôlés, emphysème, pneumothorax, insuffisance cardiaque…). Les séances sont renouvelées tous les jours, une à deux fois par jours, sur une durée de 2 à 8 semaines. Dans le cas d’une urgence, la séance peut durer jusqu’à 7h et nécessiter la ventilation de mélanges hélium oxygène à une pression équivalente à une profondeur de 30 mètres (4 bars) ainsi que la présence permanente d’un personnel soignant. Les effets secondaires sont rares en dehors d’une possible gêne transitoire au niveau de l’oreille lorsque le caisson est mis sous pression.

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La plupart des centres hyperbares effectuent également le suivi à long terme des patients traités, assurent des consultations d’absence de contre-indication aux activités subaquatiques et des visites d’aptitudes aux interventions en milieu hyperbare pour les professionnels, et dans certains cas réalisent des explorations physiologiques intégrées en conditions extrêmes.

L’activité des centres hyperbares est actuellement en pleine expansion grâce notamment à son impact très favorable sur le plan médico-économique et à l’amélioration très nette de la qualité de vie des patients qui bénéficient de ce type de traitement. Ainsi, en 2017, le service hyperbare de l’APHM a réalisé plus de 11.000 séances pour des indications médicales en dehors des accidents de plongée qui ne représente qu’une centaine de patients par an, soit environ 250 séances annuelles. En réalité, la vraie difficulté est l’accessibilité au niveau national. En effet, la France ne dispose que d’une vingtaine de centre hyperbare dont certains très vétustes, répartis de façon hétérogène (fig. n°1). Seul une vraie politique nationale de développement de centres hyperbare pourrait permettre de garantir une équité pour la prise en charge des principales indications en médecine hyperbare. Des données plus précises concernant les centres hyperbares français sont disponibles sur le site de la Société de Médecine et de Physiologie Subaquatiques et Hyperbares de langue Française (https://www.medsubhyp.com/index.php?option=com_content&view=article&id=55&Itemid=249&lang=fr).

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Le métier d’hyperbariste reste toutefois très attractif en particulier dans le monde des urgentistes et des anesthésistes réanimateurs. En effet, pour accéder à cette discipline, il suffit de valider un diplôme inter universitaire de médecine hyperbare et de médecine de plongée (DIU ou DESIU) sur un an. Une fois le diplôme en poche, le médecin hyperbariste à accès à une multitude d’activités thérapeutiques mais également à des missions d’enseignements et de recherches. L’hyperbariste peut être également amené à assister, sur le terrain, les professionnels de la plongée lors d’interventions à risque ou à réaliser des actions de formations dans le domaine de la prise en charge des accidents de plongée en particulier lorsqu’il y a à disposition un caisson mobile de chantier.

Aujourd’hui et demain

Dans le domaine de la médecine hyperbare, de très nombreux travaux sont en cours pour démontrer l’intérêt de l’oxygénothérapie hyperbare dans la potentialisation de la radiothérapie et de la chimiothérapie en cancérologie, dans les syndromes de douleur chronique et dans les lésions graves neurologiques.

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En médecine de plongée, l’optimisation de la prise en charge initiale par l’entourage grâce entre autre aux formations type RIFAP (réactions et interventions face à un accident de plongée) et à la présence systématique de matériel de secours à bord des navires a nettement amélioré le pronostic des accidents de plongée. La mise en place d’un référentiel d’aide médicale en mer en 2013 (https://www.medsubhyp.com/images/consensus_bonnes_pratiques_reglementation/20131121_ref_aidemedenmer_2013.pdf) a également réduit les délais de recompression. Au niveau des centres hyperbares, la simplification et l’harmonisation des procédures de recompression semblent être une des principales avancées. En 1996, la conférence européenne de consensus qui a lieu à Marseille recommande que les accidents de désaturation mineurs du type myo-articulaires doivent être traités par une table de recompression thérapeutique à l’oxygène pur et à une pression de 2,8 ATA maximum. En ce qui concerne la recompression initiale des ADD graves (neurologiques cérébraux, médullaires et vestibulaires), il n’existe pas de données scientifiques suffisantes pour conclure ; deux options correspondant à l’état des pratiques sont acceptables :

  • tables suroxygénées (FI02 = 1) à 2,8 ATA avec extension possible des protocoles en fonction de l’évolution clinique,
  • tables à 4 ATA aux mélanges hyperoxiques ; toutefois la valeur optimale de la PI02 (2,8 ATA maximum) ainsi que la nature du gaz neutre de ce mélange ne peuvent être précisés en l’état des données non concluantes disponibles.
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Le Dr Mathieu Coulange (au centre) traite un patient dans le caisson hyperbare

Le Dr Mathieu Coulange (au centre) traite un patient dans le caisson hyperbare

Si le choix de l’une ou l’autre méthode dépend de l’expérience personnelle, et des disponibilités locales, en aucun cas, il ne doit retarder l’application du traitement.

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Le Dr Coulange intervient sur un patient. L’intervention peut être suivie depuis l’extérieur depuis les écrans de contrôle

Le Dr Coulange intervient sur un patient. L’intervention peut être suivie depuis l’extérieur depuis les écrans de contrôle

La recompression thérapeutique initiale des accidents neurologiques cérébraux par embolie gazeuse artérielle peut se faire à 6 ATA, au mélange hyperoxique mais pas à l’air, si et seulement si le délai de traitement est inférieur à quelques heures. Mais il n’existe pas de données disponibles suffisantes pour préciser :

  • la nature du mélange suroxygéné et sa PI02
  • le délai à ne pas dépasser pour la mise en œuvre de cette recompression.

En 2016, la 10èmeconférence de consensus propose l’utilisation de tables thérapeutiques de recompression type Table US Navy 6 (fig. n°2) ou COMEX 30 à l’héliox (fig. n°4) (ou équivalent) comme traitement initial d’un accident de décompression. La table US Navy 5 à l’oxygène pure (fig. n°5) (ou équivalent type COMEX 18 courte) peut être utilisée comme première table de recompression pour certains cas légers. Elle recommande toutefois pour les embolies gazeuses de ne pas utiliser des tables de traitement à haute pression (> 405 kPa) en raison d’un manque de preuves. L’utilisation de l’héliox ou du nitrox à haute pression doit être décidée par chaque équipe en fonction de son expérience et de sa logistique.

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Table de recompression thérapeutique US Navy 6
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Table de recompression thérapeutique COMEX 30
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Table de recompression thérapeutique US Navy 5

Table de recompression thérapeutique US Navy 6Table de recompression thérapeutique COMEX 30Table de recompression thérapeutique US Navy 5

Ainsi, grâce à une prise en charge précoce par l’entourage avec la mise en place systématique d’au moins une oxygénation et une hydratation associée le plus souvent à un transfert direct et rapide vers un centre hyperbare et des protocoles de recompression simplifiés, l’accident de désaturation évoluent le plus souvent vers la guérison. Seul l’accident de désaturation médullaire peut dans certains cas aboutir à des séquelles invalidantes quel que soit la qualité de la prise en charge initiale. Cependant, des travaux récents concernant l’utilisation de certaines substances pharmaceutiques ouvrent de nouvelles perspectives sur le plan thérapeutique. En parallèle, l’optimisation de la formation des plongeurs professionnels à l’utilisation de caisson mobile thérapeutique, la prise de conscience de l’importance de la mise en place de plan de secours spécifiques aux activités subaquatiques et l’utilisation de moyen de télémédecine permettent d’éviter un retard à la prise en charge thérapeutique en cas d’accident de désaturation survenant en situation d’isolement.

La plongée subaquatique aurait également des vertus thérapeutiques ?

Bien que les effets bénéfiques de l’immersion sur la fonction cardiovasculaire soient connues depuis de longues années, un programme de recherche original, initié par Frédéric Bénéton est en train de démontrer les bienfaits de la plongée sur le stress.

En effet, après des études à l’Ecole Polytechnique, Frédéric entreprend une carrière dans la finance. Pendant ces années très intenses, il se rend compte que seule la plongée lui permet de diminuer son niveau de stress et surtout de mieux gérer l’imprévu lorsqu’il reprend son activité professionnelle. Malheureusement, il fait un burn out quelques années plus tard et décide alors de s’inscrire en 2015 à un master de science pour démontrer les bienfaits de la plongée sur le versant psychologique. A cette occasion, il fait appel au Professeur Marion Trousselard, spécialisé en neurophysiologie du stress à l’Institut de Recherche Biomédical des Armées, et au Dr Coulange, chercheur dans l’unité de recherche en physiologie intégrée en conditions extrême. Ce dernier le met en relation avec l’UCPA Niolon (activité plongée) et l’UCPA Sormiou (activités kayak et escalade) afin d’organiser une première étude dénommée Divestress. Les résultats démontrent de façon significative les effets bénéfiques, spécifiques et rémanents de la pratique de la plongée sous-marine sur l’humeur et le stress sur une population de personnes en bonne santé soumis aux stresseurs professionnels du monde du travail. Ces données viennent d’être publiés dans une revue scientifique internationale (Beneton F et al. Recreational Diving Practice for Stress Management: An Exploratory Trial. Front Psychol. 2017 Dec 18;8:2193).

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En 2017, l’équipe lance un nouvel essai clinique nommé Divhope en y associant Vincent Meurice, BEES2, spécialisé en Sophrologie Caycédienne et en préparation mentale des sportifs de haut niveau ainsi que Lionel Gibert, psychiatre à l’AP-HP, à l’hôpital Paul Brousse et Frédéric Lequiniat, infirmier hyperbariste. Ce projet, soutenu par la Fondation d’Aide aux Victimes du Terrorisme et la Société Beuchat, consistait à emmener aux Antilles pendant 12 jours une quarantaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015, appartenant à l’association Life For Paris et souffrant du Trouble de Stress Post-Traumatique, pour évaluer les bénéfices de la pratique de la plongée sur la qualité de vie de ces patients. Ce programme unique de plongée spécifiquement créé par Vincent Meurice pour cette étude était caractérisé par un entrainement de l’esprit à vivre le moment présent, en immersion, via une attention soutenue aux mouvements respiratoires et aux informations corporelles, à l’instar des pratiques méditatives classiques. Une étude similaire avec les blessés de l’armée de terre, dénommée Cognidive, soutenu par l’association des Gueules Cassées, vient tout juste de se terminer à Malte. Si les résultats attendus sont confirmés, cette pratique de la plongée “améliorée” s’inscrira comme une nouvelle technique de prise en charge complémentaire pour la régulation du stress et des émotions, l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie. Elle pourra être mise en œuvre non seulement au profit de la population générale, mais également dans les populations à risques exposées à des stress intenses (militaires, pompiers…), voire traumatiques.

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© Pierre Camus

Nous vous invitons à lire l’article que Vincent a publié ici sur le sujet :

https://www.atlantisformation-guadeloupe.com/author/vincentMeurice/

La médecine hyperbare et la plongée subaquatique offrent donc de multiples perspectives dans le domaine de la santé et du bien-être qui devraient passionner de nombreux hyperbaristes pendant encore de nombreuses décennies…

Pour aller plus loin :

  • Site de la société de médecine et de physiologie subaquatiques et hyperbares de langue française : https://www.medsubhyp.com/
  • Physiologie et Médecine de la Plongée. Broussolle B, Méliet JL, Coulange M, editors. 2nd ed. Paris: Ellipses; 2006, 880 p.
  • Sécurisez votre plongée : mesures préventives et médecine de plongée. Coulange M, Grenaud JJ, editors. Paris: Ellipses; 2008, 400 p.
  • Cœur et plongée. Lafay V, editors. Paris: Ellipses; 2017, 336 p.

Vidéo sur une visite du caisson hyperbare de l’hôpital Sainte Marguerite de Marseille, par les plongeurs du club de plongée UNDERSEA Tipaza (Algérie), en compagnie du Dr Coulange, dans le cadre d’un programme de développement de la médecine hyperbare en Algérie :

Retrouver cet article sur : 
https://www.plongee-infos.com/medecine-hyperbare-lurgence-du-plongeur/