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Aqualité : Toute l’actualité aquatique pour vous tenir informé de l’actualité du petit monde de la plongée sous-marine.

Médecine hyperbare : l’urgence du plongeur

Propos du Dr Mathieu Coulange, recueillis par Stéphan JACQUET – Photos S. Jacquet, Y. Chocoloff, P. Poivert, M. Coulange, DR.

Le Dr Mathieu COULANGE est chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime du pôle RUSH (Réanimation, Urgences, SAMU et Hyperbare) de l’Assistance Publique des Hôpitaux. Il est aussi plongeur et vient de participer aux expériences DivStress, DivHOPE et Cognidive. Ce zoom/focus qu’il nous propose semble plus que jamais d’actualité. 

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Le Dr Mathieu Coulange, chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime

Le Dr Mathieu Coulange, chef de service de médecine hyperbare, subaquatique et maritime

Un peu d’histoire et quelques applications

Bien connu des plongeurs, le caisson hyperbare est devenu un outil thérapeutique incontournable dans de multiples indications médicales. Les premières indications réellement scientifiques remontent aux années 1960 avec le Pr Boerema et son élève le Dr Brummelkamp qui opéraient des infections graves dans des caissons mobiles très rustiques voguant à travers les canaux d’Amsterdam. En France, un certain nombre de réanimateurs comme le Pr Goulon à Garches, le Pr Larcan à Nancy, le Pr Mantz à Strasbourg et le Pr Wattel à Lille vont œuvrer pour la reconnaissance de cette toute nouvelle discipline médicale. A Marseille, le Pr Ohresser initie cette activité dans les années 1970 à l’hôpital Salvator en collaboration avec COMEX, célèbre entreprise marseillaise devenue leader sur le marché international du pétrole offshore et dans le monde de l’ingénierie, des technologies et des interventions humaines ou robotisées sous-marines. Cette étroite collaboration permet d’obtenir très rapidement des dispositifs parfaitement adaptés à la prise en charge d’un patient en toute sécurité.

Le traitement est simple et naturel. Il consiste le plus souvent à faire respirer de l’oxygène pur par l’intermédiaire d’un masque, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique à l’intérieur d’une chambre étanche appelée caisson. Ceci a pour effet d’augmenter considérablement la délivrance d’oxygène dissous aux différents tissus de l’organisme. Cet afflux d’oxygène peut alors suppléer un réseau vasculaire altéré, lutter contre une infection ou relancer un processus cicatriciel.  L’augmentation de pression permet également de comprimer le gaz  en cas d’accident de plongée ou d’embolie gazeuse (c’est-à-dire de passage de gaz accidentel dans les vaisseaux sanguins) lors d’un acte médical ou chirurgical.

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Les principales indications sont les plaies chroniques chez le diabétique et l’artériopathe, les complications de la radiothérapie, les infections graves de la peau et de l’os et les ostéonécroses débutantes. En aiguë, l’oxygénothérapie hyperbare peut également traiter une surdité brusque et une souffrance tissulaire post traumatique ou post opératoire. Les urgences les plus fréquentes sont l’accident de plongée, l’intoxication au monoxyde de carbone ou aux fumées d’incendie et l’embolie gazeuse. Ces indications sont en accord avec le rapport de la haute autorité de santé de 2007 sur l’oxygénothérapie hyperbare (https://www.has-sante.fr//portail/jcms/r_1498758/fr/oxygenotherapie-hyperbare) et respectent parfaitement la 10èmeconférence de consensus européen sur la médecine hyperbare de 2016 (https://www.medsubhyp.com/images/consensus_bonnes_pratiques_reglementation/10eme_conference_consensus_Lille_2016.pdf) dernier consensus européen de 2016.

Une séance dure environ 90 minutes à une pression équivalente à 15 mètres de profondeurs (2,5 bars), au cours de laquelle le patient peut lire ou écouter de la musique, en position allongée ou assise. La séance est le plus souvent collective. Pour exemple, le centre hyperbare de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille est constitué de 3 chambres hyperbares qui lui permettent de traiter de façon simultanée une douzaine de patients 4 à 5 fois par jours, week-end et jours fériés compris. A tout moment, un personnel médical ou paramédical peut pénétrer par le SAS en cas de besoin. La première séance est précédée d’une visite médicale pour éliminer une éventuelle contre-indication (épilepsie non contrôlés, emphysème, pneumothorax, insuffisance cardiaque…). Les séances sont renouvelées tous les jours, une à deux fois par jours, sur une durée de 2 à 8 semaines. Dans le cas d’une urgence, la séance peut durer jusqu’à 7h et nécessiter la ventilation de mélanges hélium oxygène à une pression équivalente à une profondeur de 30 mètres (4 bars) ainsi que la présence permanente d’un personnel soignant. Les effets secondaires sont rares en dehors d’une possible gêne transitoire au niveau de l’oreille lorsque le caisson est mis sous pression.

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La plupart des centres hyperbares effectuent également le suivi à long terme des patients traités, assurent des consultations d’absence de contre-indication aux activités subaquatiques et des visites d’aptitudes aux interventions en milieu hyperbare pour les professionnels, et dans certains cas réalisent des explorations physiologiques intégrées en conditions extrêmes.

L’activité des centres hyperbares est actuellement en pleine expansion grâce notamment à son impact très favorable sur le plan médico-économique et à l’amélioration très nette de la qualité de vie des patients qui bénéficient de ce type de traitement. Ainsi, en 2017, le service hyperbare de l’APHM a réalisé plus de 11.000 séances pour des indications médicales en dehors des accidents de plongée qui ne représente qu’une centaine de patients par an, soit environ 250 séances annuelles. En réalité, la vraie difficulté est l’accessibilité au niveau national. En effet, la France ne dispose que d’une vingtaine de centre hyperbare dont certains très vétustes, répartis de façon hétérogène (fig. n°1). Seul une vraie politique nationale de développement de centres hyperbare pourrait permettre de garantir une équité pour la prise en charge des principales indications en médecine hyperbare. Des données plus précises concernant les centres hyperbares français sont disponibles sur le site de la Société de Médecine et de Physiologie Subaquatiques et Hyperbares de langue Française (https://www.medsubhyp.com/index.php?option=com_content&view=article&id=55&Itemid=249&lang=fr).

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Le métier d’hyperbariste reste toutefois très attractif en particulier dans le monde des urgentistes et des anesthésistes réanimateurs. En effet, pour accéder à cette discipline, il suffit de valider un diplôme inter universitaire de médecine hyperbare et de médecine de plongée (DIU ou DESIU) sur un an. Une fois le diplôme en poche, le médecin hyperbariste à accès à une multitude d’activités thérapeutiques mais également à des missions d’enseignements et de recherches. L’hyperbariste peut être également amené à assister, sur le terrain, les professionnels de la plongée lors d’interventions à risque ou à réaliser des actions de formations dans le domaine de la prise en charge des accidents de plongée en particulier lorsqu’il y a à disposition un caisson mobile de chantier.

Aujourd’hui et demain

Dans le domaine de la médecine hyperbare, de très nombreux travaux sont en cours pour démontrer l’intérêt de l’oxygénothérapie hyperbare dans la potentialisation de la radiothérapie et de la chimiothérapie en cancérologie, dans les syndromes de douleur chronique et dans les lésions graves neurologiques.

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En médecine de plongée, l’optimisation de la prise en charge initiale par l’entourage grâce entre autre aux formations type RIFAP (réactions et interventions face à un accident de plongée) et à la présence systématique de matériel de secours à bord des navires a nettement amélioré le pronostic des accidents de plongée. La mise en place d’un référentiel d’aide médicale en mer en 2013 (https://www.medsubhyp.com/images/consensus_bonnes_pratiques_reglementation/20131121_ref_aidemedenmer_2013.pdf) a également réduit les délais de recompression. Au niveau des centres hyperbares, la simplification et l’harmonisation des procédures de recompression semblent être une des principales avancées. En 1996, la conférence européenne de consensus qui a lieu à Marseille recommande que les accidents de désaturation mineurs du type myo-articulaires doivent être traités par une table de recompression thérapeutique à l’oxygène pur et à une pression de 2,8 ATA maximum. En ce qui concerne la recompression initiale des ADD graves (neurologiques cérébraux, médullaires et vestibulaires), il n’existe pas de données scientifiques suffisantes pour conclure ; deux options correspondant à l’état des pratiques sont acceptables :

  • tables suroxygénées (FI02 = 1) à 2,8 ATA avec extension possible des protocoles en fonction de l’évolution clinique,
  • tables à 4 ATA aux mélanges hyperoxiques ; toutefois la valeur optimale de la PI02 (2,8 ATA maximum) ainsi que la nature du gaz neutre de ce mélange ne peuvent être précisés en l’état des données non concluantes disponibles.
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Le Dr Mathieu Coulange (au centre) traite un patient dans le caisson hyperbare

Le Dr Mathieu Coulange (au centre) traite un patient dans le caisson hyperbare

Si le choix de l’une ou l’autre méthode dépend de l’expérience personnelle, et des disponibilités locales, en aucun cas, il ne doit retarder l’application du traitement.

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Le Dr Coulange intervient sur un patient. L’intervention peut être suivie depuis l’extérieur depuis les écrans de contrôle

Le Dr Coulange intervient sur un patient. L’intervention peut être suivie depuis l’extérieur depuis les écrans de contrôle

La recompression thérapeutique initiale des accidents neurologiques cérébraux par embolie gazeuse artérielle peut se faire à 6 ATA, au mélange hyperoxique mais pas à l’air, si et seulement si le délai de traitement est inférieur à quelques heures. Mais il n’existe pas de données disponibles suffisantes pour préciser :

  • la nature du mélange suroxygéné et sa PI02
  • le délai à ne pas dépasser pour la mise en œuvre de cette recompression.

En 2016, la 10èmeconférence de consensus propose l’utilisation de tables thérapeutiques de recompression type Table US Navy 6 (fig. n°2) ou COMEX 30 à l’héliox (fig. n°4) (ou équivalent) comme traitement initial d’un accident de décompression. La table US Navy 5 à l’oxygène pure (fig. n°5) (ou équivalent type COMEX 18 courte) peut être utilisée comme première table de recompression pour certains cas légers. Elle recommande toutefois pour les embolies gazeuses de ne pas utiliser des tables de traitement à haute pression (> 405 kPa) en raison d’un manque de preuves. L’utilisation de l’héliox ou du nitrox à haute pression doit être décidée par chaque équipe en fonction de son expérience et de sa logistique.

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Table de recompression thérapeutique US Navy 6
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Table de recompression thérapeutique COMEX 30
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Table de recompression thérapeutique US Navy 5

Table de recompression thérapeutique US Navy 6Table de recompression thérapeutique COMEX 30Table de recompression thérapeutique US Navy 5

Ainsi, grâce à une prise en charge précoce par l’entourage avec la mise en place systématique d’au moins une oxygénation et une hydratation associée le plus souvent à un transfert direct et rapide vers un centre hyperbare et des protocoles de recompression simplifiés, l’accident de désaturation évoluent le plus souvent vers la guérison. Seul l’accident de désaturation médullaire peut dans certains cas aboutir à des séquelles invalidantes quel que soit la qualité de la prise en charge initiale. Cependant, des travaux récents concernant l’utilisation de certaines substances pharmaceutiques ouvrent de nouvelles perspectives sur le plan thérapeutique. En parallèle, l’optimisation de la formation des plongeurs professionnels à l’utilisation de caisson mobile thérapeutique, la prise de conscience de l’importance de la mise en place de plan de secours spécifiques aux activités subaquatiques et l’utilisation de moyen de télémédecine permettent d’éviter un retard à la prise en charge thérapeutique en cas d’accident de désaturation survenant en situation d’isolement.

La plongée subaquatique aurait également des vertus thérapeutiques ?

Bien que les effets bénéfiques de l’immersion sur la fonction cardiovasculaire soient connues depuis de longues années, un programme de recherche original, initié par Frédéric Bénéton est en train de démontrer les bienfaits de la plongée sur le stress.

En effet, après des études à l’Ecole Polytechnique, Frédéric entreprend une carrière dans la finance. Pendant ces années très intenses, il se rend compte que seule la plongée lui permet de diminuer son niveau de stress et surtout de mieux gérer l’imprévu lorsqu’il reprend son activité professionnelle. Malheureusement, il fait un burn out quelques années plus tard et décide alors de s’inscrire en 2015 à un master de science pour démontrer les bienfaits de la plongée sur le versant psychologique. A cette occasion, il fait appel au Professeur Marion Trousselard, spécialisé en neurophysiologie du stress à l’Institut de Recherche Biomédical des Armées, et au Dr Coulange, chercheur dans l’unité de recherche en physiologie intégrée en conditions extrême. Ce dernier le met en relation avec l’UCPA Niolon (activité plongée) et l’UCPA Sormiou (activités kayak et escalade) afin d’organiser une première étude dénommée Divestress. Les résultats démontrent de façon significative les effets bénéfiques, spécifiques et rémanents de la pratique de la plongée sous-marine sur l’humeur et le stress sur une population de personnes en bonne santé soumis aux stresseurs professionnels du monde du travail. Ces données viennent d’être publiés dans une revue scientifique internationale (Beneton F et al. Recreational Diving Practice for Stress Management: An Exploratory Trial. Front Psychol. 2017 Dec 18;8:2193).

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En 2017, l’équipe lance un nouvel essai clinique nommé Divhope en y associant Vincent Meurice, BEES2, spécialisé en Sophrologie Caycédienne et en préparation mentale des sportifs de haut niveau ainsi que Lionel Gibert, psychiatre à l’AP-HP, à l’hôpital Paul Brousse et Frédéric Lequiniat, infirmier hyperbariste. Ce projet, soutenu par la Fondation d’Aide aux Victimes du Terrorisme et la Société Beuchat, consistait à emmener aux Antilles pendant 12 jours une quarantaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015, appartenant à l’association Life For Paris et souffrant du Trouble de Stress Post-Traumatique, pour évaluer les bénéfices de la pratique de la plongée sur la qualité de vie de ces patients. Ce programme unique de plongée spécifiquement créé par Vincent Meurice pour cette étude était caractérisé par un entrainement de l’esprit à vivre le moment présent, en immersion, via une attention soutenue aux mouvements respiratoires et aux informations corporelles, à l’instar des pratiques méditatives classiques. Une étude similaire avec les blessés de l’armée de terre, dénommée Cognidive, soutenu par l’association des Gueules Cassées, vient tout juste de se terminer à Malte. Si les résultats attendus sont confirmés, cette pratique de la plongée “améliorée” s’inscrira comme une nouvelle technique de prise en charge complémentaire pour la régulation du stress et des émotions, l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie. Elle pourra être mise en œuvre non seulement au profit de la population générale, mais également dans les populations à risques exposées à des stress intenses (militaires, pompiers…), voire traumatiques.

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© Pierre Camus

Nous vous invitons à lire l’article que Vincent a publié ici sur le sujet :

https://www.atlantisformation-guadeloupe.com/author/vincentMeurice/

La médecine hyperbare et la plongée subaquatique offrent donc de multiples perspectives dans le domaine de la santé et du bien-être qui devraient passionner de nombreux hyperbaristes pendant encore de nombreuses décennies…

Pour aller plus loin :

  • Site de la société de médecine et de physiologie subaquatiques et hyperbares de langue française : https://www.medsubhyp.com/
  • Physiologie et Médecine de la Plongée. Broussolle B, Méliet JL, Coulange M, editors. 2nd ed. Paris: Ellipses; 2006, 880 p.
  • Sécurisez votre plongée : mesures préventives et médecine de plongée. Coulange M, Grenaud JJ, editors. Paris: Ellipses; 2008, 400 p.
  • Cœur et plongée. Lafay V, editors. Paris: Ellipses; 2017, 336 p.

Vidéo sur une visite du caisson hyperbare de l’hôpital Sainte Marguerite de Marseille, par les plongeurs du club de plongée UNDERSEA Tipaza (Algérie), en compagnie du Dr Coulange, dans le cadre d’un programme de développement de la médecine hyperbare en Algérie :

Retrouver cet article sur : 
https://www.plongee-infos.com/medecine-hyperbare-lurgence-du-plongeur/

Hybrids : le court-métrage hallucinant où les poissons ont fusionné avec les déchets

Thomas R.

Idée détectée par THOMAS R. 23 octobre 2018

Réalisé comme projet de fin d’études du MOPA, Hybrids est un court-métrage fascinant par la qualité de sa réalisation et le sujet qu’il aborde avec créativité : un océan si pollué que les poissons sont devenus des déchets.

Plus qu’une réalité, la pollution des océans est devenu un terrible fléau pour la faune animale qui voit des espèces disparaître au fil des années. À titre d’information, plus de 634 000 kilos de déchets sont déversés chaque seconde dans les océans, soit 20 milliards de tonnesde déchets par an !

De nombreux courts-métrages ont été réalisés pour nous ouvrir les yeux sur ce terrible phénomène, mais celui que nous allons vous présenter aujourd’hui est une véritable œuvre d’art en la matière. Réalisé par six étudiants (Florian BrauchMatthieu PujolKim Tailhades, Yohan ThireauRomain Thirion et Vincent Govindin) de l’école MoPA en guise de projet de fin d’études, ce superbe court-métrage baptisé Hybrids dépeint un monde où les animaux ont du s’adapter à la pollution pour pouvoir survivre.

Hybrids : le court-métrage hallucinant qui vous plonge dans un océan où la pollution est reine 🐠

En environ 5 minutesHybrids nous montre différentes espèces sous-marines dont le corps semble avoir fusionné avec différents déchets jetés par l’Homme. Entièrement réalisé en images de synthèse, ce court-métrage est bluffant de réalisme, sublimé par une bande son qui colle parfaitement avec l’ambianceinquiétante que le sujet aborde.

Et les avis sont unanimes, Hybrids a été primé à de très nombreux festivals et a déjà remporté des dizaines de prix. Il est d’ailleurs nommé aux Oscars 2019 pour le Best Animated Short (Meilleur court-métrage animé). On vous laisse découvrir ci-dessous ce chef d’œuvre de l’animation qui nous ouvre les yeux sur la triste réalité des mers et océans en proie à la pollution.

Si comme nous, vous avez été subjugué par Hybrids, vous pouvez également cliquer ici pour découvrir le making of du film ou vous rendre sur son site officiel qui présente la genèse du projet. Enfin, on ne peut pas s’empêcher de vous repartager pour l’occasion ce superbe film d’animation réalisé en 2016 par le Wildlife Conservation Film Festival qui dénonce la cruauté de l’Homme vue à travers les yeux des animaux. Un registre et un style totalement différent du court-métrage présent ci-dessus… mais un film tout aussi poignant !

Crédits : Hybrids

Crédits : Hybrids

Crédits : Hybrids

Crédits : Hybrids

Crédits : Hybrids

Crédits : Hybrids

Crédits : Hybrids

Crédits : Hybrids

Imaginé par : Florian BrauchMatthieu PujolKim Tailhades, Yohan ThireauRomain Thirion et Vincent Govindin
Source : vimeo.com

Trouvé sur : creapills.com

Le Magasin SubOdyssée à Villefontaine le 18 Octobre

Cyrille du magasin de plongée SubOdyssée sera présent le jeudi 18 Octobre lors de notre entraînement à la piscine de Villefontaine afin de nous présenter du matériel qu’il sera possible d’acheter bien évidement!

Ne ratez pas cette occasion exceptionnelle de tester du matériel en piscine et de profitez des conseils des moniteurs et plongeurs qui seront présents. 

Si vous souhaitez acheter ou tester du matériel en particulier, merci de contacter Cyrille de sub Odyssée soit par téléphone 04.72.07.93.73 soit par e-mail : qu’il apporte l’objet de votre convoitise.

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http://www.sub-odyssee.com/

Garmin Descent MK1

Coup d’essai ou coup de maître ?

Un article de plongeur.com 

Présentation :

La Descent MK1 a été annoncée il y a bientôt un an par Garmin, le spécialiste des GPS et des montres sportives. Il s’agit de la première incursion du constructeur américain dans la plongée, mais cela suffira-t-il à faire peur aux constructeurs historiques ?

La Descent MK1 est une montre relativement imposante avec un diamètre de 51mm, pour 18mm d’épaisseur et environ 145 grammes dans la version avec bracelet titane essayée, et 100 grammes avec le bracelet plastique.

Descent mk1
Descent mk1

La montre dispose d’un écran couleur de type « transflectif », soit la même technologie que celle utilisée sur les ordinateurs de plongée depuis des années, mais avec de la couleur. L’intérêt de cette technologie est d’utiliser la lumière ambiante en la réfléchissant : plus il y a de lumière, plus l’écran est lumineux. Garmin est le seul fabricant à proposer cette technologie avec un écran couleur, la concurrence utilisant des écrans LCD couleur comme sur les téléphones.

La batterie est annoncée pour 40 heures en plongées, et 12 jours en mode smartwatch, des chiffres qui sont très confortables et qui n’ont pas été contredits lors de notre essai.

Descent mk1 boussole

Sous l’eau, en mode boussole

Garmin est avant tout un fabricant de montre multisport, et tout leur savoir-faire est présent dans la Descent MK1. La montre dispose en effet de modes dédiés à chaque sport : randonnée, running, cyclisme, natation, golf, et bien d’autres.

La montre fait également office de trackeur d’activité, et comptera vos pas quotidiens, les étages montés et suivra votre rythme cardiaque à chaque instant de la journée.

Descent mk1 back

La montre de dos : on voit le capteur de fréquence cardiaque au milieu et la fixation rapide du bracelet

Pour servir au mieux dans toutes ces activités, la montre est équipée d’un capteur GPS, d’un altimètre, d’une boussole, d’un gyroscope, d’un accéléromètre, d’un thermomètre, d’un capteur de fréquence cardiaque (au poignet) et bien sûr d’un capteur de pression pour la profondeur.

La montre dispose également d’un certain nombre de fonctionnalités typiques des « Smartwatch » : les notifications du téléphone arrivent immédiatement sur la montre et on peut y lire les sms et les e-mails. Cela ne plaira pas à tout le monde mais ça devient vite très agréable.

Box descent mk1

Dans la boite, on trouvera la montre avec un bracelet caoutchouc, un bracelet long, le socle de recharge et dans notre version titane un bracelet de ce métal. Il n’y a pas de pochon ou d’étui mais pour ce type de montre qui demande à être portée tout le temps ça n’est pas forcément choquant.

Sous l’eau :

En surface et au quotidien, l’écran semble de manière générale assez peu lumineux et les lumières assez fades. Pour autant il reste toujours parfaitement lisible.

Sous l’eau, l’écran semble se révéler : il devient parfaitement lumineux avec des couleurs vives et lisibles. Les problèmes de reflets rencontrés avec les autres ordinateurs à écran couleur ne sont qu’un mauvais souvenir, c’est de loin le meilleur écran que nous ayons testé.

Descent mk1

L’affichage par défaut, simple et lisible

L’affichage est peu paramétrable mais l’essentiel est toujours là : par défaut on a le temps de plongée, la température, la profondeur et le no-deco (à la seconde près, oui oui). Une fois dans les paliers la montre affiche la durée de remontée, la profondeur du prochain palier et la durée des paliers (à la seconde près aussi !). En nitrox et à l’entrée des paliers, la pp02 est également affichée. On peut passer d’un écran à l’autre par un « tap-tap » sur la montre, mais c’est plus gadget que pratique.

Sur les côtés, deux curseurs représentent la saturation en N2 et la vitesse de remontée.

descent mk2

Le deuxième écran, sans surprise la fréquence cardiaque n’est pas mesurée à travers la combi.

La notification des alertes (entrée dans les paliers, fin des paliers, …) par vibration est également un vrai point positif. On ne rate jamais les alertes contrairement aux alarmes sonores souvent trop faibles des ordinateurs. Les vibrations sont doublées d’un message en plein écran clair et lisible. Bref, c’est irréprochable.

Un mot sur la désaturation : les plongeurs tech apprécieront de pouvoir régler les « gradient factors » à leur convenance. Pour les autres 3 niveaux de conservatisme préréglés sont disponibles : haut = 35/75, Moyen = 40/85, bas = 45/95.

Descent mk1 paliers

L’affichage quand on rentre dans les paliers (31 secondes de paliers, c’est précis !).

La montre propose également un mode multigaz qui gère jusqu’à 6 gaz qui n’aura pas été testé lors de cet essai.

On évoquera ici le système de bracelet échangeable « QuickFit » qui permet en une seconde de mettre en place le bracelet caoutchouc long si nécessaire. Le bracelet en titane propose lui un système d’allonge déployable, que nous n’avons pas testé sous l’eau mais qui semble un peu court pour une combi épaisse.

Descent mk1 au palier

Au palier, encore 1m et 5 secondes

Après la plongée :

Dès qu’elle fait surface, la montre prend une position GPS et l’associe à la plongée. Une fois à portée de Bluetooth du téléphone, la montre synchronise automatiquement les plongées avec celui-ci et avec le service « Garmin Connect », soit le « cloud » de Garmin.

Détail qui fait parfois mal : la montre récupère aussi les notifications en attente du téléphone, votre serviteur a ainsi pu avoir ses mails et sms dès l’échelle du bateau. Pour la coupure détente du weekend on repassera.

Screenshot garmin connect

L’application mobile est assez classique et n’a pas grand-chose à se reprocher, c’est d’autant mieux qu’il n’y a pas vraiment d’application pour ordinateur, mais le seul site Garmin Connect. Cela peut poser problème puisqu’il n’est pas possible d’exporter son carnet de plongée ou ses plongées dans un format non propriétaire.

screenshot connect mobile
Screenshot garmin mobile

Un mot sur ce qui peut constituer des plus gros défauts de cette montre : sa taille. En effet les fonctionnalités donnent vraiment envie de porter la montre toute la journée au quotidien, mais son format imposant empêchera de la porter dans certaines circonstances, sous une chemise par exemple ca passe très mal.

Descent mk1 chemise

Conclusion :

Au final, cette Garmin Descent MK1 a réussi à nous réconcilier avec le format montre, car il s’agit du premier ordinateur au format montre qu’il est vraiment intéressant de porter au quotidien. Les fonctions Smartwatch, montre multisport et trackeur d’activités sont très bien pensées.

Cette montre nous réconcilie également avec l’écran couleur, qui bien souvent n’apporte pas grand-chose à part des reflets rendant la lecture difficile. Ici, l’écran et tout bonnement bluffant et reste lisible dans toutes les circonstances.

Vous l’aurez compris, pour son premier modèle de montre plongée, Garmin est bien plus proche du coup de maitre que du coup d’essai.

descent mk1 socle
descent mk1 socle

  
Le socle de recharge est une « pince » qui se fixe solidement et facilement.

Reste néanmoins quelques points pouvant être améliorés, en particulier le format très imposant, ainsi que l’absence de la gestion d’air et d’un mode recycleur, qui sur un produit à 999€ sont difficilement pardonnables.

On touche ici à ce qui est sans doute le principal frein à l’achat de cette Descent MK1 : à 999€ (ou même 1499€ pour la version titane essayée), il s’agit d’un investissement conséquent. Il est par ailleurs bien difficile de comparer à la concurrence car la Descent MK1 a tout bonnement un positionnement unique, en attendant peut-être que Suunto la rejoigne un jour.

Néanmoins, pour un sportif pratiquant plusieurs sports dont la plongée, le surcout par rapport à une montre multisport haute gamme est de l’ordre de 300€, soit le prix d’un ordinateur de milieu de gamme. Dans ce contexte le choix est totalement cohérent.

Retrouvez cet article sur plongeur.com

Rentrée 2018/2019


Nous voici de retour après 2 mois d’été, prêts à rechausser les palmes à la piscine.Vous trouverez ci-dessous, quelques informations pour bien réussir votre rentrée aquatique au CSVN Narcosis !


REPRISE
– Entraînements : Dès le jeudi 20 septembre 2018, 19h30 à la piscine.
– Inscriptions :
Pour les anciens adhérents : les jeudis 06 et 13 septembre 2018 à partir de 19h30 au 101 express, puis tous les jeudis d’entraînement à  partir de 21h30, toujours au 101, jusqu’au 25/10/18.
Pour les nouveaux, pas de panique!!! Venez nous voir les jeudis soirs à la piscine de Villefontaine dès 20h00 à partir du jeudi 20 septembre, vous pouvez venir à 3 entraînements et réaliser un baptême gratuitement, sans engagement et sans inscription !!!


INSCRIPTIONS
– Tarifs 2018/2019 (licence incluse) :
               185€ (sans assurance),
               205€ (en loisir 1),
               210€ (en loisir 2),
               227€ (en loisir 3).

Retrouvez les tarifs en détails en cliquant sur ce lien. 

– Formulaire d’inscription :
vous trouverez Ici un formulaire pdf à remplir informatiquement sur « adobe reader » puis à imprimer.



– Certificat médical :
Vous trouverez ici le dernier modèle de CACI de la FFESSM.


Nous vous invitons à l’imprimer et le faire remplir par votre médecin pour votre prochaine visite.

Retrouvez la liste des médecins fédéraux en cliquant sur ce lien.


– Règlement Intérieur :
Vous trouverez ici notre règlement intérieur à lire avant toute inscription



– Venir avec son dossier COMPLET pour valider l’inscription
(formulaire d’inscription rempli et imprimé + copie du certificat médical + chèque caution 50€ + règlement en chèque-ANCV-esp)


– Vous pouvez Télécharger ici le livret d’accueil avec toutes les informations, il vous sera remis au format papier les jeudis soirs 


– Pour ceux qui sortent le WE du 22 et 23/09 : vous devez IMPERATIVEMENT être inscrit au club au plus tard le jeudi 20/09, avec un certificat médical valide.

Fermeture Piscine


FERMETURE PISCINE
– Pour Noël : du 24/12 au 06/01/19
– Pour les vacances de février : du 18 au 24/02/19


FORUMS
– La Verpillière : vendredi 07 septembre, 17h-21h, salle polyvalente des Loipes.
– Villefontaine : samedi 08 septembre, 9h-14h, Gymnase Jacques Anquetil.
– L’Isle d’Abeau : samedi 08 septembre, 10h-16h, Gymnase David Douillet.

Livret d’Accueil Saison 2018/2019

Bienvenue au CSVN Narcosis

Pour tout connaitre ou presque sur le CSVN Narcosis, nous avons mis en place un petit livret d’accueil que vous pouvez trouver sous deux formats

Soit papier, disponible à la piscine de Villefontaine les jeudis soir à partir de 19h30 (où lors de votre inscription)

Soit électronique au format *.pdf en téléchargement ici 

Soit ci-dessous en cliquant sur les parties qui vous intéressent. 

QUI SOMMES-NOUS ?

COMBIEN CA COUTE ?

Cotisation Club + Licence (tarifs 2017)
● Sorties (tarifs plongeurs 2017) :
● Prêt de matériel (tarifs 2017) :
● Examens :

COMMENT SINSCRIRE?

Pour s’avoir comment s’inscrire au CSVN cliquez ici ou sur le titre ci-dessus 

Et après ?

Une ligne d’eau vous est réservée en fonction de votre niveau

Les entraînements en piscine ont lieux
les jeudis soir de 19h30 à 22h à la piscine Saint Bonnet de Villefontaine

Prépa N1: Moniteurs à définir

Prépa N2\PE-40: Moniteurs à définir

Prépa N3: Moniteurs à définir

Prépa N4: Moniteurs à définir

Prépa Initiateur Club: Moniteurs à définir

PSP (20-21h): Moniteurs à définir

Handi Sub (21h-22h15): Moniteurs à définir

Les sorties à la fosse de Meyzieu

Combien ça coûte ? Comment on y participe ? C’est quand ?

Les sorties mer

Combien ça coûte ? Comment on y participe ? C’est où et quand ?

TIV ET RE-EPREUVES

C’est quoi ? Ça me concerne ? Comment ça se passe ? C’est payant ?
Le bureauUne équipe de bénévoles à votre service
En cas de question qui contacter et comment ?

Forum des associations 2018 – samedi 8 septembre –

ATTENTION CHANGEMENT HORAIRES : de 9h à 14h

Rejoignez-nous lors du Forum des Associations de Villefontaine le 08 Septembre 2018

De 09h à 14h
Gymnase Jacques Anquetil
Villefontaine, France

Venez retrouver votre club/Ecole de plongée CSVN Narcosis et rencontrer des plongeurs et des moniteurs qui répondrons à toutes vos questions et vous présenterons la plongée sous-marine, la nage en eaux vive, la photo sous-marine, la découverte de la faune et la flore de Méditerranée et bien d’autres choses encore !

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Scubapro G2

Le retour du roi ?

Présentation :

Le G2 (pour Galileo 2) a été annoncé par Scubapro il y a un peu plus d’un an. Il a la lourde charge de succéder au Galileo Sol et Luna.

En 10 ans, le Galileo avait en effet perdu de sa superbe. S’il avait gardé l’exclusivité de la gestion du rythme cardiaque, il était dépassé par les nouveaux modèles à écran couleur et à batterie rechargeable. La connexion infra-rouge est également un vestige d’une autre époque.

G2 vs Galileo

Le G2 à côté du Galileo

Le G2 se pose dans la succession directe du Galileo, mais apporte donc une batterie rechargeable, un écran couleur et une connexion Bluetooth. La gestion du rythme cardiaque a aussi été améliorée avec la prise en compte de la température de la peau dans le protocole de désaturation. Le G2 en profite pour se débarrasser de la marque Uwatec et pour coller à la nouvelle terminologie de Scubapro en raccourcissant « Galileo 2″en « G2 ».

Au passage le G2 a fait une sacrée cure d’amaigrissement et parait bien petit à côté de son prédécesseur : le poids passe de 290gr à 205gr et l’écran de 8cm à 5.6cm de diagonale, soit une baisse de 30% dans les deux cas. Cela s’explique sans doute par la consommation en énergie de l’écran couleur qui oblige les constructeurs à des compromis sur leur taille. On notera aussi que la profondeur maximale passe de 330m à 120m, sans que cela ne pose problème à l’immense majorité des plongeurs.

G2 sous l'eau

Le G2 au palier de sécurité en mode « graphique »

On retrouve le design typique du Galileo avec l’excroissance déportée qui abrite la batterie et les boutons métalliques sur le dessus. La structure des menus est similaire à celle du Galileo et, hormis le nouvel affichage graphique, l’affichage de l’écran est assez similaire. Un propriétaire de Galileo ne sera pas dépaysé, et c’est une volonté de la part du fabricant qui communique largement sur la simplicité d’utilisation du G2.

Scubapro insiste en effet sur la simplicité d’usage et la lisibilité des menus. La navigation à trois boutons reste en effet très aisée mais n’est pas vraiment révolutionnaire. En revanche la possibilité de désactiver totalement certaines fonctions permet d’alléger les menus pour le plongeur loisir puisque les mentions liées au multigaz, au trimix, à l’apnée, au sidemount ou au recycleur peuvent tout simplement disparaitre des menus.

G2 light

Le mode « light », vraiment minimaliste (et un EON Core à coté)

On décerne au passage un vrai bon point à Scubapro qui a gardé la compatibilité avec les sondes de gestion d’air des autres modèles, permettant ainsi à ses clients fidèles de se mettre à jour à moindre cout.

Dans la boite de cette version complète, on trouve l’ordinateur, la sonde, le cardiofréquencemètre et le câble de rechargement et synchro. Tout ça se range dans une petite valise de protection de belle qualité mais un peu trop imposante à notre gout pour faciliter la vie de son propriétaire : elle est quasiment aussi grosse qu’une sacoche à détendeurs.

G2 boite

Le G2 et sa boite très complète

On conclut cette présentation en mentionnant l’existence d’une version « console » du G2 avec un connecteur rapide. Si ce format n’a pas vraiment beaucoup d’adeptes chez nous, il reste intéressant et permet une gestion d’air sans sonde. On regrettera néanmoins que cela ne permette pas de réduire le prix de cette version.

Sous l’eau :

Sous l’eau, le G2 propose enfin un écran couleur vraiment convaincant. Si vous avez lu nos essais des concurrents à écran couleur vous le savez, nous avons toujours déploré la présence de reflets dans les situations à forte luminosité.

L’écran du G2 propose un affichage suffisamment lumineux pour rester lisible dans quasiment toutes les circonstances. La batterie est vendue pour un maximum de 50h d’utilisation, mais avec la luminosité à fond il faudra compter sur environ 20h ce qui ne sera pas vraiment un problème. Scubapro semble avoir trouvé un très bon compromis sur ce domaine.

G2 vs Shearwater

L’écran du G2 n’a rien à envier à un Shearwater, dans la pratique il est même un peu plus lisible

On retrouve les modes « light », « classic » et « full » qui restent assez similaires au Galileo premier du nom. Ils sont complétés par un nouveau mode « graphique » qui a vite recueilli notre adhésion, il affiche les informations nécessaires et la courbe de profondeur reste très agréable à avoir sous l’œil.

G2 light
G2 Classique
G2 full
G2 graphique

  
Illustration du manuel pour les modes light, classique, full et graphique.

Pour le reste, comme d’habitude chez Scubapro, la désaturation, la boussole et la gestion d’air n’appellent pas de commentaire particulier, tout se passe sans aucun problème.

Certains regretteront sans doute le choix fait par Scubapro de diminuer les vitesses de remontées maximales puisque celle-ci est passée de 20 m/min sur le Galileo à 10 m/min sur le G2 dans la zone des 50m, à 23m c’est moins gênant puisqu’on passe de 10 m/min à 8.6 m/min. En cas de dépassement le G2 réduit la durée no-deco et peut aller jusqu’à imposer des paliers. Lors d’une plongée « yoyo » celui-ci a tout de même été beaucoup moins restrictifs que le Suunto testé en même temps.

G2 paliers

En mode light, le G2 bascule automatique en affichage classique si il y a des paliers.

Pour être honnête, nous n’avons pas utilisé le cardiofréquencemètre, cette fonctionnalité nous semblant assez anecdotiques et son usage pas toujours confortable sous une combinaison bien ajustée.

Au chapitre des fonctionnalités qui n’ont pas été testées dans le cadre de cet essai, rappelons que le G2 gère le multigaz jusqu’a 8 gaz en nitrox et trimix avec de l’O2 de 8% à 100%. Ajoutons aussi une option sidemount qui suggère les changements de gaz à intervalle régulier et paramétrable. Enfin, le mode CCR est assez classique et propose le réglage de 2 setpoint haut et bas.

Après la plongée

La synchronisation en Bluetooth avec un téléphone ou en filaire avec un PC ne pose aucun problème. On regrette néanmoins l’absence d’un « cloud » avec une synchronisation entre les différentes applications. Cela commence à être la norme chez la concurrence.

G2 logtrack

LogTrak, le logiciel maison de Scubapro

G2 mobile
G2 mobile 2

  
Et l’appli mobile

Les 2 applications sont fonctionnelles mais semblent un peu basiques, on regrettera ici un certain manque d’innovation de la part du fabricant sur ces aspects logiciels même si pour certains plongeurs ces fonctionnalités relèves du gadget.

Conclusion

A la fin de cet essai, la conclusion s’impose d’elle-même : le G2 est sans aucun doute l’ordinateur le plus abouti chez les constructeurs généralistes. Pour autant, le tableau n’est pas complétement rose : Si le G2 se pose volontairement dans la continuité du Galileo, cela peut aboutir à la sensation d’un manque d’innovation dans les fonctionnalités et dans l’interface.

Par ailleurs, Scubapro devrait sans doute améliorer les « a cotés » avec une modernisation des applications et la mise en place d’une synchronisation facile entre elle, avec la possibilité d’avoir un carnet de plongée en ligne.

G2 charge

G2 avec son câble de charge et synchro

A l’heure ou ces lignes sont écrites, le G2 se trouve à moins de 800€ tout seul en Franceen promo à 860€ avec la sonde ou aux alentours des 950€ en version complèteretrouvez les meilleurs prix et les avis des membres sur la fiche scubadvisor du G2.

Dans cette gamme de prix, le G2 se retrouve en face des modèles Suunto EON suivant les options retenues. Sur le seul point de vue matériel ces concurrents ne tiennent pas la comparaison, mais les possibilités de personnalisations et les applications de chez Suunto peuvent faire pencher la balance. Au final les deux propositions auront leurs partisans.

Le pack complet n’a lui pas d’équivalent sur le marché, et le surcout pour accéder à la gestion de la fréquence cardiaque si cette fonction vous intéresse n’est plus aussi important qu’il ne l’était à l’annonce du G2.

Pour conclure, le G2 est sans aucun doute le meilleur ordinateur « grand public » du marché, mais on ne peut pas s’empêcher d’en attendre un peu plus de la part d’un leader comme Scubapro, surtout à l’occasion du renouvellement d’un ordinateur aussi abouti que le Galileo, pour ses 10 ans.

 23/08/2018   par Plongeur.com

Journée de l’Encadrant de Plongée (17 Novembre 2018 – Grenoble)

Journée de l’Encadrant de Plongée

La CTR AURA avec le support du CODEP38 organise sa 3ème édition de la journée de l’Encadrant de Plongée le 17 Novembre prochain à Grenoble. Cette journée est l’occasion de rencontrer d’autres moniteurs de plongée et d’assister à des présentations utiles à votre travail et à votre culture.

La journée se déroulera à l’amphithéâtre Stendhal à Saint Martin d’Hères de 9H à 17H. Dès 8H30, le CODEP38 aura le plaisir de vous accueillir avec un café.

Le montant de la participation est de 12€ par personne et inclut le repas/pique-nique du midi. Les inscriptions se font exclusivement en ligne:

Pour rejoindre l’amphithéâtre sur le Campus Universitaire:

  • En véhicule privé: l’adresse est :
    Bâtiment Stendhal – Entrée SUD
    1361 Rue des Résidences
    38400 Saint Martin d’Hères
    Il y a un vaste parking juste en face…
  • En tram: prendre le Tram B en direction de “GIERES – Plaine des Sports”
    Arrêt “Gabriel FAURE”
    Vous arrivez au carrefour de la Rue des Résidences et de la Rue Diderot
    puis 400m à pied.

Essai lecteur Plongeur.com : Shearwater Teric

 Article publié sur Plongeur.com le   23/07/2018   par bardass
https://www.plongeur.com/essais-materiel/essai-lecteur-shearwater-teric

Essai lecteur : Shearwater Teric

Un des membres de notre forum, bardass, a publié sur celui-ci un essai très complet du nouveau Shearwater Teric. Cet essai mérite un coup de projecteur et nous vous le proposons donc également ici.

Introduction

L’ordinateur m’a été prêté jusqu’à fin juillet, date à laquelle je devrai le rendre. Ou pas … 

Le Teric est l’ordinateur de plongée au format montre proposé par Shearwater. Ce modèle a surpris pas mal de monde, moi le premier. Comment un fabricant d’ordinateur TEC réputé peut-il s’aventurer sur ce terrain ?
Du coup, je me suis posé 3 questions :

1 – ayant déjà eu des ordinateurs au format montre, et l’âge aidant :/, la lisibilité n’est pas le point fort d’un tel format. Qu’en est-il du Teric ?
2 – le Teric est prévu pour la plongée loisir comme pour la plongée Tec. Comment s’en sort-il dans ces deux domaines.
3 – ce format est-il aussi à l’aise dans l’eau qu’en soirée ?

Je vais essayer d’y répondre.

 

1 – Le Teric est-il lisible ?

Avant d’en parler, je précise que j’ai déjà utilisé par le passé deux ordinateurs au format montre.

L’un que je regrette, le Mares Nemo titanium. A l’époque, je le trouvais beau, vraiment pas imposant au poignet, un affichage complet et lisible. Mais pétri de défauts de conception, il était constamment en SAV.

Le deuxième, un Suunto D6 que je ne regrette pas, parce qu’imposant, un affichage qui n’utilise pas toute la surface de l’écran (une hérésie à mon sens), un affichage matriciel grossier et un contraste faible au détriment de la lisibilité.


Mares Nemo titanium

 

Qu’en est-il du Teric ?

Eh bien, autant le dire tout de suite, la lisibilité est bluffante !! Que ce soit sur terre ou sous l’eau, l’écran AMOLED 400×400 pixels est splendide. En terme de densité d’affichage, cet écran est quasi au niveau Retina (287 DPI), celle que vous retrouvez sur vos écrans de smartphone ou tablette. C’est bluffant et vraiment agréable à lire.

A titre de comparaison, la définition de l’écran du Perdix ou des Petrel est de 320×400 avec un écran bien plus grand (DPI de 213 – Petrel et 232 – Perdix) … Ou encore l’OSTC 4 qui a le plus bel écran de tous les ordinateurs actuels du marché avec une résolution de 800×480 et un DPI à peine supérieur à celui du Teric (291).

Les couleurs d’affichage sont toujours personnalisables, bien que le choix des couleurs soit limité, c’est dommage. Les réglages d’écran sont quasi identiques à ceux que l’on retrouve sur les Perdix et Petrel.

 


image sous l’eau

 

  
image issues du film du fabricant (qui reflètent bien la réalité​​​)

 

A titre d’exemple, alors que l’on s’immergeait dans un lac sombre et froid il y a quelques semaines, un de mes amis s’interrogeait sur la lisibilité du Teric.A plus de 60m de profondeur, la question ne se posait plus : mon ami lisait sans difficultés les informations à environ 2 mètres de distance.

L’intensité d’affichage peut être réglée en surface ou sous l’eau selon 4 niveaux, depuis la très faible intensité spécifique aux plongées sombres comme la plongée en lac ou souterraine jusqu’à la haute intensité en cas de soleil intense.

Autre point fort de ce modèle de mon point de vue : l’intelligence du fabricant . En effet, Shearwater a mis en adéquation la forme de la montre avec les fonctions proposées (style Bauhaus) : le modèle est rond, tous les affichages proposés utilisent ce format. La démarche du fabricant est cohérente depuis le matériel jusqu’au logiciel. C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi, ça veut dire beaucoup 😮

En aparté : quelles que soient les montres (mécaniques ou autres), je ne comprends pas comment un fabricant peut proposer une forme de boitier (ronde, carrée, tonneau) avec un mouvement ou un affichage de forme différente. Incohérence, facilité ou mépris du client …Ce n’est pas le cas avec Shearwater, bravo à eux.

Pour en revenir au Teric, les tailles de caractères sont bien choisies, les possibilités de personnalisation intéressantes. Seules deux informations sont affichées en taille maximale : la profondeur en haut de l’écran et le temps d’immersion en bas de l’écran. Que ce soit en mode loisir ou en mode TEC, il est possible de personnaliser l’affichage au milieu de l’écran.

Sur une seule ligne (mode grande taille) : les informations de déco sont présentées par défaut (DTR, temps et durée de paliers). Les autres informations (plafond, ppO2, température de l’eau, prof max, boussole) défilent via le bouton droit du bas

 

 

Sur deux lignes (mode standard) : les mêmes informations de déco sont présentées sur une première ligne. Sur une deuxième ligne, sont présentées une à trois informations choisies par le plongeur. Le reste des informations est accessible via le bouton droit du bas. Mais dans ce mode, les informations de déco restent tout le temps affichées. Ce mode reprend en partie la personnalisation de l’affichage connue les Petrel et Perdix.

 

  

 

Pour le coup, Shearwater a fait fort. Rares sont ceux les fabricants à proposer un écran couleur aussi bon et aussi bien utilisé. Dans ce format, je ne connais que le Garmin Descent Mk1 avec un écran bien moins défini (240×240 pixels). Mais il propose d’autres fonctions (GPS notamment) en sus de la plongée.

En résumé, malgré ma presbytie avancée et mes craintes initiales, je n’ai eu aucun problème de lisibilité. C’est la vraie surprise de ce test

 

2 – Le Teric, un ordinateur de plongée pour tous ?

Là-aussi, je ne vais pas tergiverser : oui, il est fait pour tous, plongeur loisir comme plongeur TEC. En tout cas, tout autant qu’un Petrel, un Perdix, ou un concurrent comme les OSTC et consorts.

Les fonctionnalités en plongée sont quasiment identiques à celles de ses cousins, Petrel ou Perdix, je ne vais pas en faire l’article détaillé. Les modes Loisir (REC) ou Technique (TEC) sont proposés avec les mêmes possibilités de pré-réglages ou de réglages GF. 5 gaz possibles en mode REC ou TEC. La création et la sélection des gaz sont simplifiées par rapport à ses cousins qui m’avaient un poil dérouté à l’époque. Un seul mode liste (pas de mode radio) pour créer ou sélectionner un gaz.

 


Liste des gaz actifs (en blanc) ou inactifs (violet)

 

Le mode Recycleur (CC) permet d’utiliser le Teric avec une ppO2 fixe basée sur deux réglages de Setpoint (bas et haut), la bascule entre setpoints peut être manuelle ou automatique. 5 gaz prévus pour le recycleur et 5 bailouts.

Comme toujours, une fonctionnalité que je trouve indispensable : la possibilité d’activer ou désactiver un gaz, préalablement paramétré, sous l’eau. Cette fonctionnalité permet de plonger en multi gaz avec plusieurs stratégies selon le besoin et le milieu :

  • mode prédictif qui calcule la DTR sur la base du gaz respiré et des gaz de déco déclarés et actif.
  • mode relatif qui calcule la DTR uniquement sur le gaz en cours. La DTR est recalculée à chaque changement de gaz

J’ai utilisé le Teric en mode REC et mode TEC. Désolé, je ne plonge pas en mode recycleur, je n’aurai donc pas un avis pertinent sur ce domaine. Mode REC ou TEC, j’ai retrouvé les réflexes que j’avais avec le Petrel en son temps. L’ergonomie est bonne mais j’aurai préféré que certaines fonctions soient accessibles plus rapidement sous l’eau. Par exemple, pouvoir régler un cap sur la boussole ou démarrer un chrono.

Mais le Teric offre la possibilité de programmer un accès rapide à une fonction via le bouton droit haut. Le plongeur peut choisir d’atteindre rapidement le menu de choix des gaz ou celui des réglages de boussole (la meilleure boussole embarquée que j’ai rencontrée, j’y reviens plus tard) ou celui du chrono ou celui permettant de poser des marques sur le logbook ou le menu simulateur (je ne vois pas l’intérêt sous l’eau mais passons …)

Pour ma part, j’ai paramétré ce bouton avec le menu de choix des gaz ou le menu de réglage de la boussole selon les besoins. Et c’est plutôt bien venu car il faut :

  • 1 appui sur le bouton au lieu de 3 appuis sur différents boutons pour atteindre la liste des gaz,
  • 1 appui sur le bouton au lieu de 5 appuis sur différents boutons pour atteindre le menu boussole.

Dommage qu’on ne puisse affecter qu’un seul raccourci menu à ce bouton. Parce qu’il faut choisir le raccourci avant de plonger : soit le menu des gaz, soit le menu boussole. Et quand on veut les deux ? …

Par comparaison avec d’autres marques, je pense que l’ergonomie des menus peut encore être améliorée, pour faciliter l’accès sous l’eau à certaines fonctions importantes à mon goût : changement de gaz, boussole, chrono.

Le modèle de déco embarqué est bien connu, c’est du Buhlmann ZHL-16C + GF. Pas de VPM même en option, les capacités du processeur doivent être limitées, VPM étant très gourmand en calculs.

Les GF sont évidemment réglables en mode TEC, mais aussi en mode REC !! 3 pré-réglages de GF sont proposés en mode REC comme d’habitude. Mais ils sont modifiables. Ce qui est une vraie bonne surprise pour moi, mon Petrel v1 ne le permettait pas à l’époque.

 


Mode Rec avec GF personnalisés

 

Le mode REC est aussi accompagné d’un réglage de palier de sécurité dont la durée peut être fixée entre 3 et 5 minutes ou s’adapter au profil ou être désactivé. Le mode TEC n’a pas de réglage de palier de sécurité, les plongeurs tek n’aiment pas les paliers de sécurité 

Le Teric est-il adapté à un usage loisir ?

Sans aucun doute. Tout autant que le Perdix ou le Petrel, adoptés par un nombre grandissant de plongeurs cherchant un ordinateur fiable, facile et lisible. Le Teric est une possibilité de plus pour ceux qui recherchent autre chose qu’une brique sur le poignet (Petrel) ou qu’un boitier conformiste comme celui du Perdix.

Le Teric est-il adapté à un usage Tec ?

J’avais des doutes au départ, à cause du format, ma presbytie, la taille des boutons avec des gants étanches…Et franchement, après une vingtaine de plongées, je n’en ai plus aucun.

Oui le Teric me semble parfaitement adapté à un usage Tek. Parce qu’il partage les mêmes fonctions, les mêmes possibilités (VPM en moins) et les mêmes limitations que le Perdix ou Petrel : 5 gaz, profondeur maxi de 200m pour le Teric, 140m pour le Perdix et 300m pour le Petrel. Parce qu’il est fiable et simple, même si j’aurais aimé une ergonomie encore simplifiée

 

3 – Le Teric est-il un ordinateur pour parader en soirée ?

Là aussi, réponse directe : non !!

Ou alors, il faut être gaulé comme Hulk, parce que le Teric est un gros bigmac ! Ses dimensions : 54,5mm de haut par 53,5 de large par 17,5mm d’épaisseur. C’est plus gros et plus épais qu’une des plus grosses séries spéciales que Panerai (c’est un exemple) à jamais créer : la Panerai Mare Nostrum titanium qui ne fait que 52mm, la naine.

Shearwater a beau mettre en avant des vidéos et photos de mannequins en tenue de soirée avec le Teric à poignet, la réalité veut que cela ne fonctionne pas. La preuve en images :

 

  
Images d’illustration Shearwater : ca à l’air de passer, c’est epais mais bien filmé

 

  
Les miennes : C’est gros sur un poignet de taille normale et ca ne passe pas sous la chemise

 

  
Ni sous la veste de costume

 

Etonnement, la Teric est plutôt légère pour une montre de cette taille (54mm) : 120gr. A titre de comparaison, une Rolex SeaDweller de 40mm pèse 145gr.

Bien sûr, il est possible d’égayer la montre avec des bracelets de toutes les couleurs, ça n’en fait pas une montre à porter en ville pour autant. Ou alors, il faut aimer le côté balourd et assumer. Heureusement qu’ils n’ont pas sortis un modèle or et acier pour faire bling-bling.

Pour autant, lors d’un week-end en mer ou lors de vacances plongée, alors qu’on est en short, tong, bob et marcel, le Teric a toute sa place au poignet. L’avantage, c’est qu’on ne l’oublie pas. Vu la taille, ce serait étonnant.

 

Conclusion

Pour finir, les plus et les moins du produit au-delà de ce que je vous ai présenté :

+ la recharge de l’accu par induction. Dans le package, est fourni un chargeur adapté à la forme du Teric. Mais il est tout à fait possible d’utiliser des chargeurs par induction (QI) standard. J’en ai deux chez moi qui fonctionne parfaitement avec le Teric. En revanche, il est incompatible avec les chargeurs Apple. Rien d’étonnant …

+ la connexion bluetooth. Hyper stable et rapide, un bonheur pour les mises à jour de firmware et le transfert des log sur pc, mac ou smartphone

+ les logiciels Shearwater et le mode Cloud, bien foutus, qui permettent de transférer les log de plongées en bluetooth directement sur son smartphone et d’en disposer sur tous les PC ou MAC de la maison.

+ la fréquence d’échantillonnage des log, qui peut varier entre 2, 5, 10 et 20 secondes

+ les alertes de type vibreur ou sonores. Je déteste les alertes sonores donc je ne les utilise pas. Mais j’avais des doutes sur les alertes vibrantes avec une étanche, ça marche plutôt pas mal.

+ les fonctions associées à la montre (réveil, timer, chrono, lampe). Certes, c’est basique, mais bien agréable.

+ la gestion de la batterie. Au-delà d’un certain temps, le Teric se met automatiquement en mode veille dès lors qu’il n’est pas utilisé pour préserver la batterie

+ la boussole électronique, une tuerie, hyper pratique. Bien mieux que sur le Perdix, car elle peut être affichée par-dessus les informations de plongée, avec le cap à suivre. Par exemple sur cette photo, le cap à suivre est représenté par le bouton vert. La flèche orange affiche le cap au nord. La flèche verte à droite de l’indicateur de batterie indique je dois partir vers la droite.

 

 

+ la vitre en saphir du Teric. Autant le boitier est marqué (voir plus bas), autant la glace sapphire n’a strictement aucune rayure. Pourtant, je ne l’ai pas ménagé en frottant sur les robinets de mes blocs sidemount.

+ le simulateur embarqué avec deux fonctionnalités : le planificateur déjà rencontré chez ses cousins Petrel et Perdix avec le plan de décompression selon le temps, la profondeur et les gaz utilisés.
Mais aussi le planificateur NO Deco permettant de connaitre la courbe sans paliers pour les plongées jusqu’à 60m, tenant compte de l’intervalle de surface.

– la longueur du bracelet. Le bracelet est en silicone extensible. Il est de longueur suffisante pour que le Teric soit utilisé sur une combinaison 7mm. Mais il ne faut pas avoir un gros poignet.
Et sur une étanche (même toile), ce n’est pas la peine d’y penser, ça ne passe pas. Du coup, il faut se trimballer une extension. Extension totalement surdimensionnée en usage civil. Il y a donc une certaine incohérence : voilà un modèle que l’on est sensé porter à poignet 24h/24 mais qui doit être accompagné d’une extension pour plonger.

– le boitier marque assez vite. Le boitier semble être fait en acier 316L avec traitement PVD, il se raye assez facilement. Cela ne se voit pas tellement en surface, mais dans l’eau, oui. J’ai le même comportement avec le boitier de l’OSTC 4.

– les inscriptions gravées sur la lunette du Teric sont absolument illisibles : noir sur fond noir, autant ne rien mettre.

– l’autonomie. La batterie est donnée pour 50h en mode plongée, je ne les ai jamais atteints. Sûrement parce que j’utilisais une intensité lumineuse trop forte. Je pense que les 50h sont atteignable avec l’intensité minimale, utilisable de nuit uniquement.
Sinon, il faut plutôt tabler sur 20h. Mais la recharge étant tellement facile via sa compatibilité avec les chargeurs à induction 

– au moins un bug dans les log avec une belle plongée à -283m pour une durée totale de 50 minutes. Autant dire que je n’ai pas trainé à fond, ni aux paliers !
Bug en cours de résolution par le fabricant.

– l’anglais. Ca ne me gêne pas particulièrement. Mais à ce jour, rien n’est en français : documentation, menus sur la montre, logiciels sur pc/mac/smartphone, il faut connaitre la langue des grands bretons.

– le prix !! Le Teric coûte cher : 1100€ sans les sondes. Le prix est même difficilement compréhensible pour un plongeur raisonnable. Mais pour un tel objet, doit-on penser raison ou passion ? Sachant que la concurrence actuelle (Garmin, Ratio) est moins chère mais avec une qualité d’affichage à des années lumières.

 

Voilàààà, c’est finiii, on va pas s’dire au revoir comme sur le quai d’une gare … Il reste une question à laquelle je n’ai pas répondu : je l’achète ou pas ?

Je me tâte toujours car c’est vraiment un bel outil. Mais pas donné. Mais quand même, je risque fort de revendre mon OSTC 4, un superbe écran mais un bon gros boitier, pour ce Teric. J’ai quelques jours pour réfléchir …

NB : le TERIC gère jusqu’à deux sondes pour le suivi de la consommation en gaz. Je n’ai pas souhaité les tester, je n’aime pas cela