Archives de catégorie : Aqualité

Aqualité : Toute l’actualité aquatique pour vous tenir informé de l’actualité du petit monde de la plongée sous-marine.

L’expertise judiciaire en plongée loisir (Vidéo)

Expertise judiciaire en plongée loisir – Colloque CTRBPL 2016

 

Voici un lien youtube vers un exposé sur l’expertise judiciaire dans le domaine de la plongée en France.
Cette intervention a eu lieu en 2016 à Rennes et a été organisé par le CIBPL.

L’intervenant est Philippe Schneider, qui écrit la chronique judiciare dans les Subaqua.

Outre plusieurs exemple d’accidents, il parle des responsabilités en plongée loisir en France.

Colloque CTRBPL 2016

Salon de la Plongée 2018 (Du 12 au 15 janvier 2018)

 

Retrouvez toutes les infos sur le site officiel.

 

Salon International de la plongée sous-marine 2018 20 ans de passion, ça se fête !
Du vendredi 12 au lundi 15 janvier 2018, à Paris, Porte de Versailles, le pavillon 5 du Parc des Expositions accueillera le salon préféré des amoureux de la mer et des océans. Un rendez-vous d’autant plus festif qu’il célèbrera ses 20 ans.
60 000 visiteurs sont attendus pour cette édition anniversaire dont le programme, qui s’annonce pétillant, s’élabore actuellement… dans le plus grand secret !

 

En 1998, créer un évènement 100% dédié à la plongée, discipline sportive encore confidentielle à l’époque, était un sacré défi !

De ceux que seuls les audacieux savent se lancer et peuvent relever. Fondatrice du Salon International de la Plongée Sous-Marine, Hélène de Tayrac est indéniablement de ceux-là…
Ils étaient quelque 10 000 visiteurs réunis autour d’une quarantaine de stands lorsqu’elle organise la première édition. L’an dernier, 58 275 personnes se pressaient dans les allées du Pavillon 4 où 413 exposants, équipementiers, voyagistes, offices de tourisme, clubs et fédérations, dévoilaient leurs nouveautés.

Formidable vitrine pour les professionnels, le Salon International de la Plongée Sous-Marine a contribué à la démocratisation de la plongée, devenue un vecteur de découverte pour le grand public dont l’intérêt pour la nature et sa préservation va grandissant. Se faisant également tribune où l’on informe et débat sur les enjeux
environnementaux par le biais de conférences, projections de documentaires et autres expositions photos et en présence de spécialistes de renommées mondiales tels Sandra Bessudo, Laurent Ballesta, François Sarano et bien d’autres encore.

Fêter 20 ans de passion, c’est donc célébrer cette fenêtre ouverte sur le monde sous-marin, un univers à part où l’homme trouve l’émotion dans le respect. C’est aussi plébisciter une pratique conviviale, pour laquelle les notions de partage et de solidarité ne sont pas de vains mots.

A l’entrée du Salon – dont l’accès sera gratuit pour les jeunes de 20 ans – les fabricants retraceront l’historique de l’évolution du matériel de plongée de 1998 à nos jours en exposant leurs produits phares.

Côté partage, chacun pourra s’exprimer en participant au concours photo (850 inscrits l’an dernier) qui, pour cette édition particulière, se décline en 20 thématiques (mi-air mi-eau, rencontre homme/animal, épaves, noir et blanc, Méditerranée, etc) couvrant un large inventaire des trésors que recèlent les fonds sous-marins.
Côté découverte, le vendredi soir, une nocturne exceptionnelle jusqu’à 22h permettra aux amateurs de voyage de trouver leur bonheur sur un marché géant de destinations toutes plus fascinantes les unes que les autres.

Les réjouissances ne s’arrêtent pas là puisque 2018 marquera aussi les 30 ans de la sortie en France du film culte de Luc Besson, Le Grand Bleu, laissant présager quelques belles surprises à venir autour de cet anniversaire parallèle !

Idées de Cadeaux de Noël pour Plongeur

Trouvez des bonnes idées de cadeaux de Noël peut s’avérer, le plus souvent, un exercice fastidieux que vous soyez un plongeur sous marin ou pas. Vous cherchez, avant tout, un cadeau que votre ami utilisera, appréciera ou qui l’amusera tout simplement. Spotmydive a planché sur la question pour vous proposer des suggestions originales. Il ne vous reste plus qu’à choisir.

La caméra sous marine Paralenz

C’est LA grande nouveauté de cette année. La Paralenz, caméra sous marine élaborée au Danemark, a pour objectif d’être la caméra la plus aboutie pour la pratique de la plongée sous marine. Pour cela, elle combine de nombreux atouts qui raviront, à coup sûr, les plongeurs les plus exigeants:

  • – Plus besoin d’un caisson étanche séparé, celui-ci est déjà intégré dans la caméra sous marine.
  • – La Paralenz permet de plonger jusqu’à 200 mètres de profondeur.
  • – Aucune formation de buée n’est à constater quelles que soient les conditions de plongée.
  • – La Paralenz est équipée d’un capteur de 8 million de pixels qui permet de faire des films en 720p200/1080p100 et 4k30fps.
  • – La caméra sous marine dispose d’un correcteur automatique de couleurs qui s’ajustent en fonction de la profondeur. C’est la fin des vidéos trop bleues.
  • – Sa batterie LiPo – 1600 mAh est garantie pour plus de 3 heures d’enregistrement en 1080p/30 fps et plus de 2 heures en 4k/30fps même en eau froide.
  • – La caméra Paralenz, petite et maniable, résiste aux chocs et aux températures extrêmes (de -20° à 85°) grâce à un alliage de qualité utilisée par l’armée.

Ayant eu la chance de la tester en plusieurs occasions, je peux témoigner que cette caméra sous marine est un achat indispensable et un cadeau parfait pour un prochain voyage plongée.

caméra paralenz

Seabike

Vous n’avez certainement pas manqué d’observer, cette année, l’engouement suscité par ce curieux vélo aquatique. Avec la volonté de révolutionner l’expérience de la nage sous l’eau, des ingénieurs ont imaginé le Seabike, drôle de vélo propulsé par une hélice que l’on fait fonctionner grâce à un pédalier. Le Seabike, vélo sous marin apparaît comme une alternative crédible et amusante aux traditionnels palmes de plongée avec des performances assez impressionnantes : maximum de 8km/h et 30% d’énergie économisée. Facile à monter, le Seabike propose une expérience aquatique inédite et originale qui ne manquera pas de faire des jaloux. C’est un cadeau qui fera également des envieux.

Seabike propulseur
Seabike propulseur

Le tuba Powerbreather Ameo

Vous cherchez un tuba original et, en même temps, à la pointe de la technologie. Ne cherchez plus, le tuba Powerbreather d’Ameo est devenu LA référence des snorkeleurs, apneistes et autres nageurs. Ce tuba, que nous avons eu la chance de tester, solutionne les deux problèmes majeurs liés aux tubas conventionnels :

  • – Doté de deux tubes positionnés de chaque côté de la tête, il délivre un air frais, constamment renouvelé. Sa valve située au milieu de la bouche permet d’expirer directement l’air dans l’eau comme un détendeur de plongée.
  • – Son système de clapets novateurs empêche toute goutte d’eau de rentrer dans les tubes. Vous ne boirez plus la tasse quand vous nagerez sous l’eau.

Si vous aimez nager et avoir la tête dans l’eau, ce produit est fait pour vous… ou pour vos amis.

Avec le code: SPOTMYDIVE2017, vous avez 20% de RÉDUCTION.
tuba Ameo powerbreather
natation ameo powerbreather

Les cartes Awesome Maps

Offrir un objet décoratif peut être une tâche ardue. Pourtant, avec les cartes Awesome Maps, vous n’aurez aucune hésitation. Elles embelliront salon, chambre, cuisine ou encore votre salle de bains. Le site Awesome Maps propose une superbe carte présentant les meilleurs sites de plongée du monde comme les épaves de la mer rouge, la faune macro de Lembeh Strait, les requins des Bahamas ou encore les fameuses Cenotes mexicaines. Si ces deux cartes ne parviennent pas à vous séduire totalement, vous trouverez certainement votre bonheur dans les autres sections. A titre personnel, nous avons eu un coup de cœur pour la World A-Z Scratch.

certainement votre bonheur dans les autres sections. A titre personnel, nous avons eu un coup de cœur pour la World A-Z Scratch.

 

Avec le code: SPOTMYDIVE10, vous avez 10% de RÉDUCTION.

carte plongée

Torid Pulse Gun

Vous voulez engager des batailles épiques sous l’eau, voici le pistolet sous marin Torid Pulse. Son canon éjecte de l’air à forte pression qui forme un cercle dans l’eau à la manière de celui qui est produit par les dauphins. Ce n’est pas complètement sans danger pour vos compagnons et il convient surtout d’épargner dans ces jeux, une vie sous-marine totalement innocente.

Infuseur à Thé

Commencez bien la journée avec un thé infusé grâce à notre bon ami, le scaphandrier. Cet infuseur séduit par son aspect drôle et pratique. Il est aussi facile à transporter et à ranger., Cet infuseur est ainsi un petit cadeau d’appoint qui ne manquera pas de séduire celui qui le recevra.

infuseur thé

La gourde plongeur

Que ce soit en randonnée, en voyage, dans les transports, à la salle de sport ou encore au bureau, il est important d’avoir une gourde pour se réhydrater. TANKH2O est une gourde en acier inoxydable 100% sans BPA qui a la forme d’une bouteille de plongée. Avec sa couleur jaune vif, elle ne manquera pas de surprendre votre entourage.

gourde bouteille plongée

ILS FONT TOUJOURS PLAISIR:

Mug plongée

Parmi les cadeaux simples et qui font toujours plaisir, une mug est un petit présent incontournable. Avec une gamme assez large, il est facile de trouver le modèle inédit.

mug plongeur

Canvas

Pour décorer votre intérieur ou celui de vos proches, les posters de type canvas en triptyque ou cinqtyque ont la côte. A vous de faire le bon choix.

poster poisson

Horloge

Ne ratez pas votre prochain rendez-vous de plongée grâce à cette horloge originale.

horloge plongeur

Draps

Pour rêver de plongée, endormez-vous dans des draps aux motifs de l’océan.

drap poisson

Bouteille de plongée recharge mobile

Ce petit chargeur en forme de bouteille de plongée vous viendra en aide si votre téléphone se trouve à court de batterie durant la journée. Petit, compact et discret, il tient dans la poche. C’est un cadeau pratique et utile.

chargeur portable
Cet article est à retrouver sur le blog spotmydive.com
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Thalatoo MÃOÏ, l’ordinateur à affichage tête haute

Premier contact : Thalatoo MÃOÏ, l’ordinateur à affichage tête haute disponible en précommande

Vous en avez sans doute déjà entendu parler, le Thalatoo MÃOÏ est un ordinateur qui affiche vos paramètres de plongée directement dans votre champ de vision.

Sa deuxième caractéristique est qu’il est « intelligent » : concrètement l’objectif est d’afficher le minimum possible d’information en temps normal et d’ajouter les informations pertinentes en fonction du contexte.

 

Le MÃOÏ est disponible en précommande chez Indiegogo dès aujourd’hui. Plongeur.com a pu faire une plongée avec un prototype !

 

Présentation :

Le MÃOÏ se présente sous la forme d’un petit boitier qui se positionne au-dessus du masque, une « lame » en plastique transparent descend devant le masque pour y afficher les informations. Le boitier dispose de deux boutons sur le côté pour piloter l’ordinateur.

L’ordinateur propose un second écran qui permet à vos co-palanquées de voir vos paramètres en cas de problème. Ceux qui ont fait des remontées assistées ont beaucoup apprécié de pouvoir lire la vitesse sur le front de l’assisté !

 

Thalatoo MAOI final
Le format du MÃOÏ de production

 

La fixation fait encore partie des points sur lesquels l’équipe travaille encore. Le système utilisé par le prototype est une fixation « gopro » classique qui ne donne pas entièrement satisfaction. Le prototype est encore un peu brut mais le boitier définitif sera beaucoup plus fin et séduisant.

 

Thalatto proto vs prod
Le prototype à gauche et le boitier final à droite.

 

Thalatoo a souhaité se mettre à l’écoute des plongeurs et s’inscrit dans une démarche de co-construction. Des ateliers ont été organisés avec des plongeurs volontaires, sur diverses thématiques, afin de récolter leur avis et faire évoluer les prototypes. C’est dans ce cadre que Plongeur.com a pu plonger avec un prototype.

L’algorithme est un classique Buhlmann à 16 compartiment, que nous n’avons pas pu tester dans les 17m de la plongée d’essai. L’ordinateur dispose d’une batterie rechargeable qui devrait tenir une dizaine de plongées. Le nitrox est supporté jusqu’à 40%, sans changement de gaz.

 

Sous l’eau :

Une fois l’ordinateur bien positionné, l’affichage est assez bluffant. Les informations sont parfaitement lisibles et la luminosité est satisfaisante même en surface. Pas d’inquiétude pour les porteurs de lunettes, les informations sont virtuellement affichées à quelques mètres en avant, suffisamment loin pour les presbytes et assez proche pour les myopes.

Les différents modes d’affichages permettent de choisir d’afficher plus ou moins d’informations. Le mode le plus léger est rapidement devenu notre favori.

 

Visu thalatoo
Une illustration du rendu impossible à prendre en photo, en pratique les bords de la lame sont quasi invisibles.

 

On en vient à trouver que les informations sont presque un peu trop en périphérie du champ de vision car il faut encore une action consciente pour regarder ses paramètres. Cependant, les retours à ce sujet semblent aller dans les deux directions, les concepteurs ont donc sans doute trouvé un bon compromis.

 

selfie thalatoo
Selfie d’un plongeur avec le MÃOÏ.

 

L’interface est encore en cours de développement, et on ne peut donc pas se prononcer dessus mais il y a déjà tout ce qu’il faut et le potentiel est définitivement présent.

En conclusion :

Le MÃOÏ est définitivement une innovation majeure. L’affichage tête haute est parfaitement lisible et si le travail sur l’interface permet en effet d’afficher un minimum d’informations contextualisées, le produit final sera vraiment très agréable.

Le public visé n’est bien entendu pas le plongeur « extrême » mais bien le plongeur loisir qui recherche avant tout le plaisir et le fun.

 

Rendu Thalatoo

 

Le MÃOÏ sera vendu 490€, un positionnement intéressant pour un produit aussi innovant mais quand même au-dessus des produits « loisirs » habituel (Quad, Zoop, etc…). Il est disponible dès aujourd’hui en précommande à partir de 250€ sur Indiegogo pour une livraison en Aout 2018, à ce prix-là il devient quasiment incontournable, surtout si un geek sommeille en vous.

 

Offres thalatoo IGGLe détail des offres sur Indiegogo.

Chez Plongeur.com nous sommes en général méfiants vis-à-vis des plateformes de financement participatif, mais dans ce cas le prototype est parfaitement fonctionnel et le financement ne concerne que la fabrication. Il n’y a donc pas vraiment de raison de s’inquiéter.

 


FOP (foramen ovale perméable)

 

Fop (foramen ovale perméable) et plongée en scaphandre autonome

Préambule

J’ai rédigé cet article car, quand je me suis penché sur le sujet en détail, les synthèses que j’ai lues se contredisaient parfois sur certains points ou n’abordaient pas les questions que je me posais. J’ai donc approfondi mes recherches en allant chercher les informations à la source, c’est-à-dire dans des publications médicales, le plus souvent en anglais.

Qu’est-ce qu’un FOP ?

Le foramen ovale (ou trou de Botal) est un passage « en chicane » (Bancal et al., 2011) qui relie les deux oreillettes du cœur pendant le développement intra-utérin de l’être humain. Le plus souvent, il s’obture spontanément au cours des deux années qui suivent la naissance (Hara et al., 2005). Lorsque cette obturation est incomplète, on parle de foramen ovale perméable (FOP). Il subsiste une valve à sens unique : le septum primum (Baim, 2006, Patel et Lim, 2009). Les circonstances d’ouverture de cette valve et son degré d’ouverture sont variables.

Figure 1. Vue schématique de l’intérieur des oreillettes droite et gauche d’un cœur humain dont le foramen ovale n’est pas obturé. Chez la plupart des nouveaux-nés, le septum secundum (en vert) et le septum primum (en jaune) fusionnent. Ce n’est pas le cas ici. Les deux septa (pluriel de septum), du fait de leurs orifices normaux, ménagent un passage en chicane de l’oreillette droite (OD) vers l’oreillette gauche (OG) lorsque le septum primum n’est pas plaqué contre le septum secundum, c’est-à-dire lorsque le FOP est ouvert. La flèche noire représente le trajet d’une partie du sang veineux systémique à travers ce passage en chicane.

Retrouver tous les détails sur le FOP dans un article très complet, simple et accessible

Continuer la lecture de FOP (foramen ovale perméable)

Téorum : le recyclage des combinaisons

Téorum votre nouvelle marque DiveWear Ecolo et Made In France!

… Le « textile iodé » destiné aux passionnés de plongée !

Aujourd’hui, il n’existe pas encore de filière de tri pour les combinaisons en néoprène. Une fois hors d’usage puis jetées aux ordures, elles sont enfouies ou incinérées.

Deux jeunes femmes âgées de 25 et 27 ans, Maud et Marie Paillardon, ont imaginé une marque de prêt à porter basée sur deux grands aspects qui leur tenaient à cœur : la fabrication made in France et le recyclage du néoprène des combinaisons de plongée.

 

Pull femme TéorumPull homme Téroum

 

Les deux fondatrices de Téorum, ont imaginé un pull capable de refléter la passion des plongeurs au quotidien. Lassées par les tee-shirts à message, elles souhaitaient un vêtement plus sobre et plus qualitatif. Pour le réaliser elles se sont tournées vers le made in France (made in Bretagne plus précisément) en faisant appel à l’usine Bretonne Royal Mer. Ensemble, elles ont mis au point un pull homme et un pull femme, en laine mérinos, accessoirisé de coudières et d’épaulières en néoprène recyclé.

La marque propose à tous les plongeurs ainsi qu’à leur club, de collecter leurs anciennes combinaisons, hors d’usage. Après désinfection et lavage, Téorum les découpe puis les incruste par morceaux sur chaque modèle de pull.

 

 

Pour son lancement, la marque Téorum organise une campagne de financement participatif jusqu’au 15 décembre 2017 sur la plateforme Ulule. Les pulls y seront vendus 129 euros (au lieu de 149 euros) et livrés avant Noël. Le prix ne permettra sans doute pas à tous de soutenir cette démarche, mais elle reste tout de même à saluer.

Pour Info si vous souhaitez vous débarrasser de vielles combinaisons de plongée sans polluer …
Téorum se deplace directement dans toute la région Bretagne auprès des clubs et des particuliers. Si vous souhaitez  envoyer directement une combinaison par colis,l es frais d’envois seront remboursés!

N’hésitez pas à nous contacter.

Retrouver toutes les information sur Téorum sur leur site : Téorum

 Article à lire sur plongeur.com

La plongée sous-marine pour soigner les victimes d’attentats?

Une équipe de médecins de l’assistance des hôpitaux de Marseille va participer à une étude thérapeutique en Guadeloupe pour mesurer les effets de la plongée sur les personnes victimes d’actes de terrorismes atteintes de stress post-traumatique.

Par Annie Vergnenegre

La plongée sous-marine peut-elle soulager les victimes d’attentats souffrant de stress post-traumatique? C’est la question à laquelle va tenter de répondre l’étude DivHope, qui se déroulera en Guadeloupe du 18 au 30 novembre 2017.

Des victimes des attentats de 2015

Une quarantaine de victimes des attentats de novembre 2015 participe au projet mené par le médecin en chef Marion Trousselard de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et l’équipe de médecine hyperbare de l’AP-HM, sous la houlette du Dr Mathieu Coulange. 

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« Cet essai clinique vient dans la continuité de l’étude DivStress, réalisée  à Marseille avec l’UCPA en 2015, qui avait permis de démontrer le bénéfice de la plongée sur le stress perçu et la capacité à gérer l’imprévu chez des sujets ‘’sains’’« , précise le Dr Mathieu Coulange, chef du service de Médecine Hyperbare, Subaquatique et Maritime de l’hôpital Sainte-Marguerite (AP-HM).

Relaxation subaquatique

Les séances de plongée seront associées à des techniques de relaxation subaquatiques favorisant l’ancrage de l’esprit à vivre le moment présent, en immersion, tout en travaillant au contrôle des mouvements respiratoires comme dans les techniques des méditation classique.

 

« Si les résultats attendus sont confirmés, cette pratique de la plongée ’’améliorée’’ s’inscrira comme une nouvelle technique de prise en charge complémentaire pour la régulation du stress et des émotions, l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie », souligne Frédéric Beneton.

Une technique applicable aux pompiers et militaires

Cette nouvelle technique pourra être mise en œuvre non seulement au profit de la population générale, elle est aussi tour particulièrelement intéressante pour les professionnels exposés aux risques de stress intenses, voire traumatiques comme les militaires, pompiers…

Un environnement sécurisant a été choisi pour mener ce projet dans le cadre exceptionnelle de la réserve Cousteau à Bouillante, en Guadeloupe, la profondeur y est limitée, la température de l’aeau eau, la visibilité excellente avec une absence de courant.

Pour les victimes d’attentats qui participent à l’étude DivHope, c’est l’occasion de « devenir les principaux acteurs dans la recherche thérapeutique et non plus de simples consommateurs de soins, ce qui permet de les valoriser et de leur donner espoir en pleine période des commémorations des attentats de novembre 2015 », souligne l’équipe médicale.

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT), une pathologie très invalidante

Le TSPT est un trouble chronique marqué par des reviviscences fréquentes de l’événement traumatique avec débordement émotionnel, peur, perturbation de la vie socio-affective favorisant un isolement, difficulté à sortir de chez soi. L’arsenal thérapeutique disponible (antidépresseurs, thérapies cognitives) ne permet pas un rétablissement de tous.

On estime qu’entre 60 et 80% des individus soumis à une expérience traumatique sévère développeront un TSPT.  30 % des patients ne répondent pas aux traitements.
40% de ceux qui se rétablissent présenteront une rechute dans l’année.

Sur France Inter l’invité d’ Hélène Roussel du 6h20 le Vendredi 17 novembre était le Dr Lionel Gibert, addictologue, du pôle neurosciences de l’hôpital Paul Brousse, travaille sur des essais cliniques pour soigner le stress post traumatique (victimes d’attentat, militaires) grâce à la plongée.
Le Dr  s’envole pour la Guadeloupe avec une trentaine de victimes des attentats du 13 novembre, pour un stage de plongée un peu particulier.
Réécouté ou écouter l’interview en podcast ci-dessous :

Dossier de presse du projet :
http://fr.ap-hm.fr/sites/default/files/files/communiques-et-dossiers-de-presse/dossier_presse_projet_divhope_23102017.pdf

Sécurité : La condition physique en plongée

Par Pascal Bernabé

Vous n’avez jamais vu l’un de vos compagnons de palanquée être victime d’un essoufflement parce qu’il a palmé pour essayer de lutter contre le courant ou pour rejoindre le bateau en surface ? La plongée est un loisir, mais un loisir sportif et comme à chaque fois que l’organisme est est exposé à un environnement inhospitalier, il vaut mieux posséder un minimum de condition physique pour que la plongée se déroule dans les meilleures conditions et laisse un souvenir impérissable…

Depuis de nombreuses années, les sommités de la médecine subaquatique, dans leurs études, retiennent comme premier facteur favorisant des accidents de plongée : la fatigue et le manque de condition physique. Le second facteur concerne directement l’effort pendant et après la plongée.

Ces données sont édifiantes et rappellent si besoin était, l’importance capitale d’une bonne condition physique en plongée. Pourquoi s’entraîner à l’effort alors que souvent, la plongée, à priori, n’a pas l’air très fatigante ? Quelques explications très succintes pour vous motiver à rechausser vos « runnings »…

La plongée est une combinaison de deux facteurs de contraintes physiques pour l’organisme. Le premier est l’immersion en elle-même et le second est l’effort fourni lors de cette immersion.

Dès le début de l’immersion, le seul fait d’être dans l’eau et de subir la pression, entraîne d’importantes modifications physiologiques des muscles cardiaque et respiratoires, qui doivent déjà fournir plus d’énergie et travailler davantage lors du cycle inspiration/expiration. La profondeur et la pression qui en découle ne fait bien sûr qu’accroître ces phénomènes, déjà très significatifs à 20 ou 30 mètres. Alors il suffit d’imaginer les effets à 40 mètres et au-delà…

Vient s’ajouter le fait que n’importe quelle plongée, si modeste soit-elle, est génératrice d’efforts, ce qui a pour résultat de consommer de l’énergie et de solliciter l’appareil musculaire, beaucoup plus que ce l’on croit généralement : portage du matériel avant et après la plongée, équipement, palmage en surface ou en plongée, remontée sur le bateau. Des équipements lourds (plongée Tek), des conditions difficiles (mer agitée, eau froide, courant…) n’arrangent rien à l’affaire.

Déshydratation.

Un autre élément, plus insidieux car pas visible au premier abord, est la déshydratation qui se produit au cours de la plongée, du fait de respirer un air desséché. L’air qui arrive dans les poumons est sec ; il est humidifié au niveau des alvéoles et à l’expiration, il ressort chargé d’humidité. Cette déperdition en eau a pour conséquence d’augmenter la viscosité du sang et par conséquence, de ralentir le débit, donc le transport de l’oxygène. Ajoutez à cela l’augmentation de l’effort respiratoire dû à la densité plus importante de l’air sous pression et vous obtenez une consommation d’énergie considérable, liée à une fatigue importante de tout l’organisme. Sur un corps en parfaite condition physique, cette fatigue est facilement récupérée, comme pour tout sportif après une performance. Mais chez un plongeur moins entraîné, ce phénomène se traduit par une grosse fatigue après la plongée et il lui faut un peu plus de temps pour récupérer. Dans le cas extrême du plongeur sénior sédentaire, en mauvaise forme physique et qui arrive sur son lieu de plongée déjà fatigué, le risque de malaise au cours de la plongée est très important et il ne faut pas le négliger.

Il n’est qu’à se rendre compte de l’état de fatigue dans lequel on se trouve après une journée de plongée pour comprendre que cette activité n’est pas vraiment de tout repos. D’où la nécessité de transpirer un peu pour entretenir un minimum de forme physique. Encore faut-il le faire intelligemment…

Un entraînement adapté

Le meilleur entraînement à la plongée reste encore… la plongée ! Pratiquée le plus souvent possible. Si vous ne pratiquez qu’à la belle saison, l’entraînement hebdomadaire en piscine prend toute son importance pour conserver un minimum d’aquaticité et d’acclimatation au milieu aquatique. Il semble indispensable de compléter cet entraînement spécifique, développant en définitive peu les qualités foncières, par un entraînement physique plus consistant.

C’est l’endurance qui est à privilégier, c’est-à-dire la capacité « aérobie », celle qui permet de faire un effort prolongé, mais peu intense. C’est ce type de filière qu’utilisent les muscles lors du palmage, ou encore les muscles respiratoires lors de l’immersion.

L’activité idéale semble bien sûr être la nage avec palmes, en surface ou en immersion. Sur les plans musculaire et respiratoire, c’est le type d’entraînement le plus spécifique à la plongée lors de l’indispensable séance de piscine hebdomadaire.

D’autres sports d’endurance font très bien l’affaire : natation, course à pied, cyclisme pour ne citer que les plus connus et les plus faciles à pratiquer. L’essentiel est que l’effort soit continu, à part pour les débutants, et les séances régulières. Au minimum deux séances d’au moins 20 à 30 minutes au début ou pour entretenir un niveau de base, pour un total de deux heures par semaine. Cela peut s’avérer suffisant pour le plongeur de loisir occasionnel. Mais pour un plongeur plus engagé pratiquant des plongées plus profondes et plus longues, en mer ou en milieu spécial tel que la spéléo ou le lac, l’idéal est de nager, courir ou pédaler 45 minutes à une heure, un jour sur deux, c’est-à-dire trois à quatre fois par semaine, pour un totale de trois à quatre heures hebdomadaires. Un tel entraînement constitue un volume suffisant pour acquérir et entretenir une bonne condition physique.

On peut toutefois encore l’améliorer d’environ 25% avec quelques petits trucs :

  • Inclure une fois par semaine ou par quinzaine une séance plus longue pour améliorer encore l’endurance : 1h30 à 2h de nage ou de cyclisme ou VTT, ou bien 1h10 à 1h30 de course à pied, à faible intensité.
  • Inclure avec la même régularité un entraînement plus court destiné à développer un peu plus sa VO2 Max (consommation maximale d’oxygène des muscles d’un individu en activité), qui rappelons-le, reste le meilleur indicateur de la bonne condition physique de l’individu. Ce type de séance peut être un entraînement par intervalle. Par exemple, pour la course, 20 minutes d’échauffement en endurance où l’on ne dépasse pas 120 pulsations cardiaques par minute, suivies de 6x200m ou 6x400m, ou encore 3x1000m, plus vite, entrecoupés de pauses de 1 à 5 secondes . Le tout est terminé par 5 à 10 minutes de course lente pour le retour au calme. Si l’on a du mal à ne pratiquer que la course ou la nage, il semble préférable de varier, ce qui présente l’avantage d’éviter la monotonie et l’ennui et de favoriser la polyvalence musculaire, très utile en plongée où les efforts sont variés.
  • On aura tout intérêt à compléter cet entraînement d’endurance par une à deux séances de préparation physique généralisée par semaine : étirements (stretching), musculation de la ceinture abdominale et du dos, essentiels pour tous les sports et bien utiles pour la plongée (équipement, portage de matériel lourd…).
  • Enfin, pour terminer et aussi étonnant que cela puisse paraître, il faut ajouter un mot sur la respiration. Sous l’eau, nous sommes tous des insuffisants respiratoires. En surface déjà, beaucoup d’entre nous respirent souvent mal, n’utilisant qu’une faible partie de leur capacité respiratoire. Une respiration efficace se décompose en trois phases : abdominale, thoracique et enfin scapulaire. Une telle respiration se travaille régulièrement et mobilise le diaphragme, muscle fondamental pour une respiration correcte. Il faut apprendre à respirer lentement, profondément et régulièrement en prenant conscience de sa respiration, en la contrôlant. Cette éducation respiratoire est fondamentale pour prévenir l’essoufflement, réguler sa consommation, gérer correctement son stress. Les exercices de yoga consacrés à la dynamique respiratoire sont, entre autres, d’excellents moyens d’acquérir une bonne respiration, de maintenir son diaphragme entraîné et de se relaxer.

La respiration, comme la gestion du stress (relaxation), la diététique et l’hydratation ou encore le sommeil, sont primordiaux pour pratiquer la plongée en sécurité et avec plaisir, qu’il s’agisse d’une balade ou d’une plongée plus technique.

Rappelons une dernière fois les immenses bienfaits de ce type d’entraînement dans la vie en général et plus particulièrement en plongée. Il apprend au corps à mieux mobiliser son énergie et son oxygène. A effort égal, un plongeur sédentaire s’épuisera beaucoup plus vite et consommera plus d’air qu’un plongeur entraîné, sans parler de la qualité des échanges sanguins et tissulaires, ainsi que des incidences sur la qualité de la décompression.

Retrouvez cet article sur https://www.plongee-infos.com

L’UMBRIA : UNE DES PLUS BELLES EPAVES DU MONDE …

Véritable musée de la seconde Guerre mondiale, plongez dans l’Histoire sur l’épave de l’Umbria. Son histoire particulière, son état de conservation, sa taille et sa cargaison en font l’une des épaves les plus célèbres au monde. Quasi intacte, elle repose à une trentaine de mètres de profondeur, à l’abri des courants et des marées car elle se trouve au coeur du récif de Wingate, juste à la sortie de Port-Soudan.

Un peu d’histoire

Construit à Hambourg par les chantiers navals Rieherst Schiffswerk et mis à l’eau le 30 décembre 1911, l’Umbria avait initialement été baptisé « Bahia Blanca ». C’était un cargo mixte pouvant transporter jusqu’à 2000 passagers et 9000 tonnes de fret. D’une taille imposante avec ses 153 mètres de long et 18 mètres de large, il pouvait atteindre une vitesse de 12 noeuds grâce à ses cinq chaudières qui alimentaient deux machines à triple expansion. Destiné à assurer la liaison entre Hambourg et l’Amérique du Sud, le cargo effectua plusieurs voyages jusqu’en 1914 où il fut bloqué à Buenos Aires suite au début de la première Guerre mondiale. En 1918, l’Argentine en fit l’acquisition et l’exploita jusqu’en 1935 lorsqu’il fut vendu au gouvernement italien. Ce dernier renomma le cargo « Umbria » et le convertit en transporteur de troupes. Au cours des deux années suivantes, l’Umbria effectua seize voyages vers les colonies italiennes d’Afrique de l’Est (Erythrée, Ethiopie et Somalie). Ensuite, il fut vendu en 1937 à la compagnie italienne Lloyd Triestino (Gênes) et il desservit alors essentiellement des ports du bassin méditerranéen.

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Avec le début de la seconde Guerre mondiale, l’Umbria reprit son activité de transport vers la mer Rouge en vue de ravitailler les troupes italiennes stationnées dans la Corne de l’Afrique. Pour son dernier voyage en mai 1940, le bateau appareilla de Gênes et fit ensuite escale à Livourne et Naples où les cales furent successivement remplies d’un impressionnant matériel de guerre. L’Umbria s’arrêta également à Messine où il s’approvisionna en eau et en charbon. Il reprit la mer le 28 mai 1940 et arriva à Port Saïd le 3 juin où l’on chargea 1000 tonnes supplémentaires de charbon et d’eau. A ce stade, les Britanniques étaient bien au courant du chargement potentiellement dévastateur stocké dans les cales du navire et étaient conscients que cette cargaison servirait à l’effort de guerre des Italiens. Les Britanniques attendaient la déclaration de guerre de ces derniers pour pouvoir saisir ce navire et tentèrent par conséquent de ralentir l’Umbria en multipliant les tracasseries administratives. Cependant, l’Italie étant encore officiellement neutre, aucune raison légale ne pouvait être évoquée pour empêcher l’Umbria de traverser le canal de Suez. A partir de là, ce dernier fut continuellement suivi par le HMS Grimsby de la Royal Navy. Le 9 juin 1940, arrivé dans les eaux soudanaises, l’Umbria fut obligé par les forces britanniques de s’arrêter sous prétexte de soupçon de contrebande et fut escorté par le HMS Grimsby de la Royal Navy jusqu’au récif de Wingate où il jeta l’ancre en face de Port-Soudan pour y subir une fouille approfondie.

Nicolas & Léna REMY

Le lendemain matin, en écoutant un canal radio éthiopien, le capitaine italien Lorenzo Muiesan apprit que son pays entrerait officiellement en guerre aux côtés de l’Allemagne le soir même, soit le 10 juin 1940 à 19h00. Etant le seul au courant, il fit immédiatement brûler tous les documents secrets en sa possession et prit une décision radicale afin de ne pas laisser le navire et sa précieuse cargaison aux mains des forces britanniques. Il requit de ces dernières l’autorisation de pouvoir effectuer un exercice d’évacuation. Les Anglais acceptèrent car ils pensaient que ceci servirait leur objectif de ralentissement du cargo. Sous ce prétexte, le capitaine en profita pour mettre son équipage à l’abri et pour saborder l’Umbria. Deux membres d’équipage s’en chargèrent en ouvrant et détruisant notamment les plaques de prises d’eau de mer ainsi que la porte étanche du compartiment du porte arbre d’hélice. L’Umbria coula rapidement et se coucha sur le flanc bâbord le long du récif et sur 36 mètres de fond.

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P.RAGOT

La plongée

Classée parmi les dix plus belles épaves au monde, l’Umbria – contrairement à beaucoup d’autres – n’a pas été endommagée par une explosion ou par un récif. Elle est donc bien préservée et repose dans une eau relativement peu profonde offrant une excellente visibilité. Les quelques dégâts visibles se situent principalement au niveau du château central suite à l’effondrement des mâts et de la cheminée.

Nicolas & Léna REMY

Véritable musée, la renommée de cette épave provient notamment de sa cargaison intacte dont on peut encore profiter aujourd’hui vu que l’on pénètre facilement à l’intérieur des cales. On y trouve des voitures de type Fiat Lunga, des sacs de ciment, des bombes, des obus, des détonateurs, diverses pièces de rechange, des bobines de fils électriques, des pneumatiques et… des bouteilles de vin italien !

On peut également s’aventurer à l’intérieur pour admirer les jeux de lumières dans la salle de restaurant et dans les coursives et même aller jusqu’aux cuisines où se trouvent les fours à pizza et un pétrin. La salle des machines est également facilement accessible depuis le château central.

Nicolas & Léna REMY

En s’éloignant un peu, on profite d’une vue d’ensemble de cette magnifique épave en n’oubliant pas de jeter un oeil à l’imposante hélice quadripale côté tribord.  11

 

Le temps a fait son oeuvre et l’Umbria est à présent transformée en récif artificiel, largement colonisé par les coraux et la faune récifale qui y est très abondante. C’est une plongée facile, abritée et où l’on jouit d’une belle luminosité tout en profitant de la vie foisonnante qui s’y est développée : coraux, murènes, syngnathes, mérous, vivaneaux, poissons clowns, crevettes, multitude de nudibranches, etc. etc.

Cette épave est réellement à la hauteur de sa réputation et mérite que l’on y consacre pas moins de deux plongées.

 

Nicolas & Léna REMY

Le saviez-vous ? Grâce à sa localisation juste aux portes de Port-Soudan, cette splendide épave figure au programme de toutes nos croisières au Soudan. Alors allez-vous inscrire l’Umbria dans votre carnet de plongées lors de vos prochaines vacances ?

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Remontée sans embout (RSE) : sécurité ou danger ?

 

Remontée sans embout (RSE) : sécurité ou danger ?

 

Depuis quelques années, un débat oppose le milieu médical aux instances fédérales, concernant les risques encourus par la pratique de la remontée sans embout. Censée prévenir les risques de surpression pulmonaire, l’entraînement à la RSE a causé plusieurs accidents. Alors, faut-il supprimer cet exercice trop risqué, faut-il le conserver pour prévenir d’autres accidents, ou bien y aurait-il une troisième solution ?…

La remontée sans embout (RSE), exercice pratiqué à la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins pour son niveau 4 et son monitorat 2e degré (MF2), n’en finit pas de soulever des polémiques. Il s’agit, pour un plongeur simulant un manque d’air, de remonter à la surface en expirant le trop plein d’air des poumons, dû à l’expansion de celui-ci sous l’effet de la loi de Mariotte sur la compression des gaz. A l’origine un exercice de sécurité visant à donner les moyens au plongeur en panne d’air de pouvoir regagner la surface en sécurité, il est de plus en plus critiqué suite à des accidents de surpressions pulmonaires survenus lors d’exercices. A tel point que certaines voix, notamment dans le milieu médical, s’élève pour demander la suppression de cette technique dont on dit qu’elle présente plus de risques que de sécurité.

Ainsi, le Docteur Coulange, chef de service de médecine hyperbare au CHU Sainte Marguerite à Marseille, a pris la tête d’une fronde en publiant un véritable réquisitoire à l’intention de la FFESSM. En 2008 déjà, avait été initiée une analyse rétrospective sur les cas de surpression pulmonaire survenus lors d’exercices de remontée sans embout. Ce qui, pour le médecin, représentait une cause inacceptable et motivait une remise en question de la RSE.

A l’époque, cette étude n’avait pas ému le vice-président de la Fédération et président de la Commission Technique Nationale (CTN), n’y voyant qu’un sujet de polémique. Quelques mois plus tard, le rapporteur médical de la FFESSM estimait que le risque d’accident était identique à tout exercice réalisé en formation, précisant au passage que cette technique avait probablement permis d’éviter des surpressions pulmonaires lors de remontées consécutives à de vraies pannes d’air. D’où l’importance de le garder.

Le Docteur Coulange répliquait alors que d’autres fédérations comme la FSGT en France ou la LIFRAS en Belgique avaient, elles, pris la décision de suspendre cette pratique, remettant en cause son intérêt pédagogique puisque suite à cet arrêt, le nombre d’accidents lors de pannes d’air n’avait pas augmenté.

En 2009, le Docteur Tino Balestra, de DAN International, publiait une étude qui renforçait les arguments en faveur du risque accru de surpression pulmonaire lors de la pratique de la RSE. Malgré cela, le médecin rapporteur du groupe de travail de la FFESSM concluait dans une réunion de la Commission Technique Nationale qu’il n’existait pas de raison médicale pour remettre en question cette pratique.

En 2010, d’autres autorités médicales de la plongée, notamment de la Sécurité Civile et de l’INPP, apportèrent elles aussi leur avis sur les dangers de la RSE. Pourtant rien ne changea dans les formations en France, sous prétexte qu’il est préférable de continuer à pratiquer cette technique dans un cadre sécurisé avec un encadrement compétent, plutôt que de laisser un plongeur livré à lui-même, seul et pas entraîné, en situation réelle lors de la survenue d’un problème, surtout s’il mène une palanquée de plongeurs débutants.

Nouvelle offensive en 2014 à l’occasion des Assises de la plongée qui se sont tenues sous l’égide du Préfet Maritime. Les arguments exposés précisent que la RSE n’est pratiqué que par la FFESSM, au niveau 4 et au MF2. La FSGT ne le pratique pas. L’ANMP a mis en place pour son niveau 4, un tirage au sort entre deux épreuves, la RSE et une gestion de la remontée. La gestion de la remontée est systématiquement tirée au sort (sic) et l’épreuve de RSE n’existe que sur le papier pour éviter la non-reconnaissance du niveau 4 ANMP par la FFESSM.

La crédibilité de l’exercice en cause

A l’international, l’exercice n’est pas pratiqué. Il n’y aurait aucune justification technique à sa réalisation. Le fait d’avancer qu’il s’agit de prévenir les risques de surpression pulmonaire ne serait pas crédible, du fait que l’exercice n’est pas demandé au niveau 3. Alors pourquoi au niveau 4 et au MF2 ? Il s’agirait d’une réminiscence de l’époque où l’on plongeait avec un matériel beaucoup plus rudimentaire (tringle de réserve peu fiable), où il était envisagé que l’encadrant donne son embout sans pouvoir le récupérer et soit obligé de regagner la surface en apnée. A l’époque, cet exercice, malgré son caractère dangereux, avait été jugé nécessaire.

Pourtant, certains médecins fédéraux cautionnent la justification de la RSE. Ce qui permet de clore le débat, puisque justifié par la médecine fédérale.

Sur le plan politique, le maintien de cet exercice permettait aussi de bloquer l’entrée sur notre territoire des organismes étrangers et de refuser les équivalences, sous prétexte qu’ils ne le pratiquent pas.

Ces dernières années, des accidents répétés lors d’entraînements à la RSE, dont certains se sont soldés par le décès de la victime, ont amené la FFESSM à infléchir sa position. La CTN de septembre 2014 reconnaît de fait, la dangerosité de l’exercice, mais ne se résout pas à l’abandonner, arguant que « cette problématique devait s’intégrer dans un regard global concernant la formation et la certification à la plongée »…

Un groupe de travail devait proposer une épreuve de substitution, chose qui n’est pas arrivée à terme aujourd’hui.

Pourtant 2014 est malheureusement marquée par le décès d’une plongeuse à Marseille au cours d’une RSE. Le 15 juin 2015, le président de la CTN pèse sur les commissions techniques régionales, en leur faisant remarquer que les examens qui ne présenteraient pas d’épreuve de RSE ne seraient pas validés. Quelques jours plus tard, un nouvel accident s’est produit dans le nord-ouest de la France, chez un candidat MF2.

A la suite de cet événement, l’épreuve est suspendue dans l’attente d’une décision du Comité Directeur National. Il ne s’agit pas d’une suppression de l’épreuve, mais d’une neutralisation provisoire.

L’histoire n’est donc pas encore finie et la question se pose toujours : la RSE est-elle une sécurité ou un danger ?

Les arguments de la défense

La pratique de l’exercice de remontée sans embout est-elle totalement inutile ? Le risque de surpression pulmonaire encouru lors de cette pratique doit-il être négligé sous prétexte que cet exercice peut (quand même) sauver des vies lors de pannes d’air réelles ?

Telles sont les questions que nous avons posées à plusieurs cadres techniques de la FFESSM, afin de répondre aux accusations et pouvoir apprécier les intérêts en jeu pour les deux parties.

La réponse qui revient systématiquement, dans sa logique imparable prend la forme d’une question en retour : doit-on supprimer tous les exercices qui sont dangereux dans la pratique de la plongée ? auquel cas, la plongée elle-même étant une activité à risque, ne doit-on pas dans ce cas, supprimer purement et simplement la pratique de la plongée sous-marine ?

La réponse se transforme donc en une démonstration par l’absurde. Bien sûr, il n’est aucunement question de supprimer la pratique de la plongée sous prétexte qu’il se produit parfois des accidents. De même, la RSE étant un exercice, risqué certes, mais qui permet au pratiquant de prendre suffisamment confiance en lui pour gérer une remontée accidentelle consécutive à une panne d’air, ou bien à la perte d’un embout confisqué par un compagnon indélicat, elle trouve néanmoins suffisamment d’utilité pour freiner les ardeurs des partisans du « tout-sécurité ».

Pour cet instructeur, par définition, tous les exercices développés dans l’entraînement aux différents niveaux de plongée, correspondent à des problèmes qui peuvent survenir en immersion et auxquels on apporte une solution. Il n’est pas toujours aisé de trouver une solution sans aucun risque à une situation potentiellement mortelle, sinon la pratique s’en trouverait grandement facilitée… Par conséquent, le fait même de se trouver dans une posture dangereuse implique la possibilité d’une issue hasardeuse et la solution proposée n’est dans le pire des cas qu’un moindre mal… Alors, le fait de supprimer la solution sous prétexte qu’elle présente un risque ne supprimera pas le danger encouru à l’origine de l’incident.

Pour cet autre instructeur, dire que la RSE est totalement inutile est un non-sens. Bien sûr, les conditions de plongée ont évolué et les chefs de palanquée sont aujourd’hui équipés d’un double détendeur, ce qui limite les risques de se retrouver sans moyen de respirer au cas ou l’assisté paniqué garderait l’embout en bouche. Il suffirait à l’assistant de prendre alors son deuxième détendeur. Ce qui veut dire qu’à partir de ce moment, il n’a plus de possibilité d’assister une autre panne éventuelle survenant à un autre compagnon de palanquée. Ainsi le reste des membres de la palanquée n’a qu’à bien se tenir ! Dans ce genre de situation extrême qui présente une parfaite illustration de la Loi de Murphy (dite Loi de l’emm…dement maximum), le fait pour le chef de palanquée de savoir qu’il est capable, au pire, de remonter sans embout est d’un grand secours psychologique. Même si les paramètres de la plongée et notamment la vitesse de remontée et les paliers ne sont pas respectés, rien que le fait de savoir qu’il est capable d’atteindre la surface peut lui éviter de paniquer. Le but étant d’atteindre la surface en ne laissant personne au fond…

Un autre instructeur, plus spécialisé en plongée Tek, argue du fait que dans certaines conditions, un plongeur peut se retrouver seul et s’il connaît à ce moment-là un problème, il devra remonter sans aide. C’est le cas par exemple dans la pratique de la plongée solo (la plongée solitaire – NDLR). Le plongeur, seul pendant sa plongée, a normalement tout prévu pour palier à toute éventualité (redondance). C’est le principe de base de la plongée Tek. Il n’empêche que dans une situation qui dégénère, le fait d’être capable de regagner la surface en RSE peut être salutaire et lui apporte un confort psychologique appréciable.

Mais plus encore que la plongée Tek, dans le cas d’une palanquée de plongée de loisir, un plongeur distancé par ses compagnons de palanquée, comme cela arrive très souvent, peut avoir ce problème : comme il se retrouve isolé, le stress peut l’inciter à consommer plus ; puis il va palmer plus fort pour essayer de rattraper ses compagnons, s’essoufflant un peu plus et augmentant par conséquent sa consommation. Le voilà en situation de tomber en panne d’air alors qu’il se trouve encore trop loin de ses compagnons pour pouvoir être assisté rapidement. Si une telle situation se produit, il y a fort à parier que le plongeur, gagné par la panique, verra instinctivement son salut vers la surface plutôt qu’à courir (palmer…) à la poursuite de ses compagnons alors qu’il est déjà essoufflé, se sentant incapable de les rejoindre. Si l’infortuné n’est pas capable de gérer une remontée sans embout, il risque fort de ne pas atteindre la surface et de se noyer en route. Alors quand les détracteurs de la RSE affirment que la RSE est inutile en l’absence d’accident avéré, c’est peut-être tout simplement parce que ces drames se terminent en noyade et ne sont donc pas reconnus comme surpression pulmonaire et pour cause, puisque le plongeur s’est noyé avant…

La solution serait ailleurs ?

A ce stade de notre enquête, nous en sommes à un parfait match nul. D’un côté le fait que la RSE est dangereuse ; de l’autre, le fait que le problème qu’elle est censée régler, la panne d’air, ne sera pas résolu si on la supprime.

La solution est peut-être à chercher sur le plan technique, dans le domaine professionnel. Ainsi dans certains services de l’administration utilisant les services de plongeurs pour les enquêtes ou les sauvetages, la RSE est non-seulement toujours pratiquée, mais elle est généralisée à tous les niveaux et pas seulement aux encadrants. Certains formateurs pro n’hésitent pas à dire que tout plongeur appelé à intervenir, doit être capable en cas de panne d’air, de remonter de sa profondeur d’intervention jusqu’à la surface. Ainsi, pour l’aptitude à l’immersion dans la zone des 40 mètres, le plongeur sera entraîné à la RSE de 40 mètres !

Plus intéressant encore est la manière dont est enseignée la RSE à ces professionnels. Ce qui prime, enchaîne le formateur, c’est de placer l’élève dans les conditions les plus proches possible de la réalité. C’est là que la formation fédérale est dans l’erreur. Au lieu d’amener à la pratique de la RSE dès le début, de façon très progressive afin d’habituer les élèves et réduire ainsi le stress de façon conséquente (ce qui était pratiqué sans problème par la précédente génération de plongeurs, vous savez, les « vieux de la vieille »…), on a reculé l’épreuve au niveau 4, qui est devenue un véritable obstacle d’apparence insurmontable. Les élèves abordent ainsi cette épreuve avec un stress maximum, persuadés que ça va mal se passer. On veut se débarrasser de cette épreuve comme d’une corvée. Résultat : dès le départ du fond, ils remplissent leurs poumons à fond par peur de ne pas arriver en surface, puis au cours de la remontée par une mauvaise appréciation de la distance restant à parcourir, ils ont tendance à retenir l’air, ce qui multiplie les risques de surpression pulmonaire. Alors qu’ils devraient faire exactement l’inverse !

Déjà, dans la réalité, quand un plongeur tombe en panne d’air, il s’en aperçoit selon toute logique au moment où il inspire. Il se trouve alors en fin d’expiration, c’est-à-dire qu’il est à ce moment en apnée expiratoire. Il n’a donc plus ou presque plus d’air disponible.

Donc, rien que le fait de pratiquer l’exercice avec les poumons pleins d’air le place hors contexte de réalité. Pour s’approcher le plus possible des conditions réelles, l’élève doit donc, après avoir lâché son embout, procéder à deux vidages de masque successifs afin d’être sûr qu’il se retrouve en apnée expiratoire, comme dans la réalité. Il peut ensuite entamer sa remontée, qui sera certainement plus rapide mais moins risquée pour les poumons. Pourquoi ? Il suffit de revoir la Loi de Mariotte : la capacité totale des poumons est d’environ 6 litres. A l’issue de ses deux vidages de masque, le plongeur va se retrouver avec seulement le volume de réserve inspiratoire, soit 1,5 litre environ ; mettons 2 litres au cas où il aurait réussi à économiser un peu d’air lors des vidages de masque. Pour une RSE de 20 m, soit 3 bar de pression absolue, en remontant même sans expirer, le volume va tripler, soit 2 litres X 3 = 6 litres. Le plongeur peut donc quasiment atteindre la surface sans trop de risque de surpression, au cas où il n’aurait pas du tout soufflé. Le reste est affaire d’apprentissage. On voit alors que si l’élève souffle un tant soit peu, il est largement en-dehors du risque de surpression. Et s’il a reçu une formation régulière et progressive en ce qui concerne la profondeur de l’exercice (5 mètres, puis 10 mètres, puis 15…), il ne risque pas d’avoir le réflexe de retenir sa respiration.

Cette technique a fait ses preuves et il n’y a aucun cas de surpression pulmonaire dans les services qui la pratiquent.

Ensuite peuvent intervenir d’autres techniques complémentaires comme la béance tubaire, tête en extension, qui favorise l’expulsion du trop-plein d’air si nécessaire, sans risquer d’en relâcher trop.

En conclusion, si la technique de RSE est pratiquée de façon réaliste et très progressive, elle ne présente pas plus de risque que n’importe quelle autre technique et elle garde toute son efficacité, tant pratique que psychologique.

Alors, le problème de la RSE serait-il simplement un problème pédagogique ? Peut-on adapter cette technique professionnelle à la plongée sportive ? Cela semblerait la meilleure solution. Toujours est-il qu’au niveau de blocage actuel, la Fédération a tout intérêt à étudier les différentes possibilités et dans le cas du maintien de la RSE dans la formation, la manière de l’enseigner, qui présente assurément de grosses lacunes, serait certainement à revoir… en profondeur !

Par Par Paul Poivert
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