Archives de catégorie : Aqualité

Aqualité : Toute l’actualité aquatique pour vous tenir informé de l’actualité du petit monde de la plongée sous-marine.

iBubble

iBubble se concrétise avec une levée de fond et ouvre sa boutique en ligne !

Vous avez forcément entendu parler d’iBubble ! Le drone sous-marin autonome et sans fil fait partie des projets les plus innovants et médiatiques du petit monde de la plongée depuis son lancement.

 

logo iBubble

Bonne nouvelle pour ceux qui ont participé à la campagne de financement participatif il y a bientot 2 ans : Notilo Plus, la société derrière iBubble, vient de réaliser une levée de fond destinée à sécuriser l’industrialisation de leur futur compagnon de plongée. Très concrètement cela confirme que la production va pouvoir être lancée et que les livraisons devraient arriver à l’automne.

 

Ibubble

iBubble en profite également pour ouvrir sa boutique en ligne et permettre à ceux qui ont raté la campagne initiale de rattraper le temps perdu et de commander leur iBubble. Vous pouvez donc le faire dès aujourd’hui ici : https://ibubble.camera/fr/shop/

Cette phase de précommande permet de profiter d’une réduction de 700€ puisque iBubble est proposé à 3099€ au lieu de 3799€ pour le futur prix de vente. A noter qu’a la commande vous ne paierez qu’un acompte de 30%.

 

Ibubble plongée

 

Pour les curieux, les fonds ont été levé auprès de divers partenaires financiers, à savoir Ambition Amorçage Angels (F3A, géré par Bpifrance dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir), PACA Investissement (géré par Turenne Capital), Provence Business Angels et différents investisseurs privés

Plus d’infos sur le site d’iBubble : https://ibubble.camera/fr/
Crédit photo bandeau : Philippe Joachin

CHERCHEURS D’EAU N° 58

CHERCHEURS D’EAU N° 58

chercheurs d'eau n58

 

Au sommaire

– 4 Tests de nouveaux équipements.
– 3 éclairages pour l’image sous-marine
– Premières infos sur le Salon 2019
– Nouveau départ pour GO&SEA.
– Lanzarote, destination très « bio ».
– Enquête aux Philippines.
– Des RDV voyages pour 2018 et 2019.
– Présentation d’une expédition extrême.
– Et une multitude de petites informations…

Merci aux annonceurs et partenaires qui nous permettent de vous offrir ce nouveau Chercheurs d’eau.

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Asthme et plongée (qu’en est il en 2018)

Voici un site à destination des plongeurs, des moniteurs, des médecins concernant l’asthme et la plongée.

En 2018 puis-je pratiquer la plongée si je suis asthmatique ?

Pour envisager de répondre à cette question et en apprendre un peu plus sur l’asthme et la plongée voici un très bon site réalisé et documenté par  :

  • Alexandre Muller : interne en médecine générale, faculté de médecine de Lille
  • Michaël Rochoy : ancien chef de clinique des universités en médecine générale à Lille.

Asthme et plongée (qu’en est il en 2018 ?)

 

Ce site dédié aux plongeurs asthmatiques, aux moniteurs et aux médecins, fait l’objet d’un travail de thèse en médecine générale.
Merci de répondre à ce court questionnaire anonyme (5 minutes maximum) ayant pour but de l’améliorer et de le rendre plus utile au quotidien.

   La plongée sous-marine est une activité exigeante dans laquelle les conditions environnementales affectent les structures et les fonctions corporelles. Longtemps réalisée à des fins commerciales et militaires, sa popularité a augmenté en tant qu’activité de loisir au cours des 30 dernières années. Les médecins sont donc de plus en plus susceptibles d’être confrontés à des questions sur l’aptitude à pratiquer la plongée.

Le nombre exact de plongeurs dans le monde n’est pas connu, mais le PADI (Professional Association of Diving Instructors), l’une des plus grandes associations de plongée au monde, a depuis 1967 délivré plus de 24 millions de certifications de plongée dans le monde (5,7).

Cette activité a longtemps été strictement contre-indiquée pour les asthmatiques, mais cela est progressivement remis en cause depuis quelques années.

Qu’en est-il aujourd’hui concernant les personnes asthmatiques souhaitant pratiquer cette activité ? Y a-t-il un risque réel en comparaison des plongeurs non asthmatiques ? Quelles sont les recommandations ?




Vous pouvez aussi laisser vos commentaires sur la page A propos.

Site : http://asthme-plongee.com/

700 requins dans la nuit

Samedi 9 juin sur Arte à 20H45, ne manquez pas le spectaculaire documentaire « 700 requins dans la nuit ».
 
Réalisé par Laurent Ballesta (« Expédition Gombessa », « Antarctica »), ce docs nous promet des images splendides, des requins (pour une fois) nombreux, et de l’action !!! Puisqu’il se retrouve à plonger de nuit, dans une meute en pleine chasse…
 
Et pour ceux qui seront à L’Estartit, Replay dispo à partir du 10 juin 😉

Reconnaître Les Poissons des Récifs Coralliens

 

Voilà (enfin!) le beau temps et avec l’ascension de la température  le rythme des plongées grimpe également!
Des envies de voyages, d’eau turquoise et de poissons tous plus colorés les uns que les autres se font de plus en plus oppressantes.

Oui mais voilà, j’habite en Isère moi, ok!  Avec un peu de chance je plonge 1 week-end par mois en Méditerranée, ce qui sans doute peut expliquer ces yeux de merlan frit lorsque au cours d’un bavardages plongistique estivale l’on me bafouille de contes remplis de soldats, de fusiliers, de demoiselle, d’anges, de chirugiens, de cochers, de papillons, de clowns ou de gros-yeux.

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Donc histoire de préparer ces futures plongées en eaux chaudes et d’éviter de passer pour une tanche voici comment reconnaître quelques uns des poissons coralliens.
Article et sources trouvés sur le site « le Jardin de Kiran »

Le Jardin de Kiran - Ressources pour une Nouvelle Education

 

 

Reconnaissance Visuelle : Les Poissons des Récifs Coralliens

 

Présentation des groupes

Les Poissons Anges

Nom en anglais : AngelFishes
Famille : Pomacanthidés
Éléments de reconnaissance : Corps ovale, comprimé latéralement. Livrée très colorée. Nageoire dorsale continue. Bouche petite.
Signes spécifiques : Toutes les espèces de ce groupe possèdent un éperon sous l’angle inférieur de l’opercule


Poissons Anges
 

Les Poissons Ballons

Nom en anglais : Puffers
Famille : Tétraodontidés et diodontidés
Éléments de reconnaissance : Silhouette en forme d’ogive. Bouche en forme de bec muni de deux plaques dentales. Nageoire dorsale unique vers l’arrière du corps. Corps recouvert d’épines chez les Diodontidés.
Signes spécifiques : Capacité d’augmenter sa taille en se gonflant d’eau.


Poissons Ballons, Poissons Globes
 

Les Poissons Papillons

Nom en anglais : Butterflyfishes
Famille : Chaetodonthidés
Éléments de reconnaissance : Livrée colorée et lumineuse. Corps compressé latéralement. Museau saillant.
Signes spécifiques : présence fréquente d’ocelles (taches en forme d’oeil) à l’arrière du corps


Poissons Papillons
 

Les Poissons Chirurgiens et les Licornes

Nom en anglais : Surgeonfishes, Unicornfishes
Famille : Acanthuridés
Éléments de reconnaissance : Silhouette ovale. Nageoire dorsale unique et continue. Livrée à texture fine du fait de la petitesse de écailles.
Signes spécifiques : Présence d’un ou plusieurs scalpels sur le pédoncule caudal


Poissons Chirurgiens
 

Les Demoiselles et les Poissons Clowns

Nom en anglais : Damsels, Clownfishes
Famille : Pomacentridés
Éléments de reconnaissance : Profil élevé. Corps compressé latéralement. Opercules munis d’épines. Livrée colorée.
Signes spécifiques : Très territoriaux. Adaptation de leur mucus aux composants chimiques des anémones d’où leur immunité à leurs effets urticants.


Poissons Demoiselles
 

Les Rascasses et les Poissons Pierre

Nom en anglais : Scorpionfishes, Lionfishes, Stonefishes
Famille : Scorpaenidés, Synancéiidés.
Éléments de reconnaissance :
Signes spécifiques :


Rascasses
 

Les Balistes

Nom en anglais : Triggerfihes
Famille : Balistidés, Monacanthidés
Éléments de reconnaissance : Corps en forme de losange couvert de grandes écailles. Yeux éloignés de la bouche. Symétrie de la deuxième dorsale avec la nageoire anale lui donnant l’impression de porter une jupette.
Signes spécifiques : Épine dorsale érectile (leurre).


Balistes
 

Les Labres

Nom en anglais : Wrasses
Famille : Labridés
Éléments de reconnaissance : Silhouette fuselée. Nageoire dorsale unique et longue. De nombreuses espèces sont nettoyeuses.
Signes spécifiques : Lèvres charnues.


Labres
 

Les Mérous

Nom en anglais : Groupers
Famille : Serranidés
Éléments de reconnaissance : Silhouette perciforme. Nageoire dorsale épineuse et érectile.
Signes spécifiques : Lèvres charnues tombantes


Merous
 

Fichier Bonus

La planche ci-dessous reproduit les silhouettes de quelques poissons réprésentés dans les planches précédentes. Les enfants pourront s’amuser à les retrouver par l’exercice de la mémoire ou par comparaisons.


Silhouettes de Poissons Tropicaux

Téléchargements

Le paquet à télécharger contient :

 

Encore plus d’info :

A lire ou à télécharger un article de www.plongee-infos.com

Journée CSVN Narcosis – Dimanche 3 Juin 2018 à 11h30

Bonjour à tous,

Suite au succès de la soirée de Février (merci encore à Corentin pour l’organisation), nous avons décidé de remettre ça au mois de Juin.

 

A cette occasion, nous vous proposons de nous réunir le Dimanche 3 Juin 2018 à 11h30 à la salle des fêtes de St-Victor-de-Cessieu afin de passer une journée conviviale en famille et entre amis.


Au programme, nous vous proposons :
*un repas de midi composé de bouchées cocktails et d’un buffet froid concoctés par Jorge ;
*un terrain de pétanque ;
*une salle des fêtes avec tables et chaises (pour des parties de coinches endiablées et au frais) ;
*un terrain de foot (pour les plus jeunes) ;
et bien sûr de quoi s’hydrater sous le soleil magnifique qui nous attend ;).

La participation demandée sera la suivante :
– 25 € par adulte + enfant de plus de 14 ans ;
– 12 € pour les enfants de 6 à 14 ans ;
– 0 € pour les enfants de moins de 6 ans.

 

Comme d’habitude, merci de renseigner le doodle joint pour nous informer de votre présence ainsi que du nombre d’accompagnants afin de garantir une organisation optimale.

Marseille et le Monde A Palmes V2

Car des palmes et un masque suffisent!… Marseille et le Monde A Palmes est un site communautaire collaboratif, gratuit et libre d’accès sur la plongée du bord en scaphandre autonome, en randonnée palmée (PMT) ou bien en apnée.

Il ne vit que des contributions de ses membres. A vous de l’enrichir en proposant de nouveaux spots, en partageant son existence autour de vous et en demeurant actif sur le forum.

Nous avons mis en place un bandeau publicitaire et l’affichage de commerces comme soutiens financiers. Vous pouvez également participer à MAP en tant que mécène par un don si l’information contenue sur le site vous paraît utile et son maintien nécessaire.
Attention !!! MAP n’organise aucune sortie et se dégage de toute responsabilité lors des RDV qui s’effectuent hors structure entre individus responsables et autonomes. Ce n’est donc ni un centre, ni un club de plongée mais simplement un outil support d’information à disposition des passionnés pour qu’ils puissent plonger par eux même, échanger et se rencontrer. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour cette pratique nous vous recommandons de vous rapprocher d’un professionnel de la plongée ou bien d’une association. Dans tous les cas si vous avez le moindre doute n’hésitez jamais à annuler une immersion pour votre sécurité, l’eau sera toujours là!

 

CARTE INTERACTIVE

Un des objectifs de MAP est de référencer et documenter tous les sites de plongée du bord (types, accès, parcours, profondeurs, météo/marées favorables, etc.) afin de vous aider à préparer vos sorties.
Vous pouvez les consulter et contribuer à la carte interactive en proposant de nouveaux spots que vous connaissez mais aussi trouver où gonfler, où manger, où dormir, où acheter et faire réparer son matériel.

Plus de détails sur : https://www.mapalmes.com

Pétition contre les compétitions de chasse sous-marine

 « Pour l’interdiction définitive des compétitions de chasse sous‐marine ! »

POUR SIGNER en LIGNE c’est ici :

 PETITION sur CHANGE.ORG

 

Retrouvez toutes les informations sur :

Le site de Longitude181 ICI

 


Pétition contre les compétitions de chasse sous marine, une réponse (édifiante) de la FNPSA

Chasse sous-marine

Suite à la pétition nationale de Longitude 181 demandant l’interdiction des concours de chasse sous marine, le Président de la FNPSA (Fédération Nationale de Pêche Sous Marine) réagit officiellement ici

 

Chasse sous-marine

Chasse sous-marine

L’image contient peut-être : Chasse sous-marine,ciel, montagne, plein air, nature et eau

Chasse sous-marine

Chasse sous-marine

Salon de la plongée 2018 : les innovations

Salon de la plongée 2018 : les innovations

Dernière étape de votre visite du salon de la plongée 2018 avec Plongeur.com : une revue des innovations présentées sur le salon. Les produits présentés ici sont pour la plupart encore en phase de prototype et ne sont donc pas encore disponibles.

Si vous avez raté les étapes précédentes, retrouvez les nouveautés des fabricants ici : https://www.plongeur.com/news/salon-2018-les-nouveautes-des-fabricants-1ere-partie-detendeurs-stabs-eclairages et ici : https://www.plongeur.com/news/salon-2018-les-nouveautes-des-fabricants-2eme-partie-ordinateurs-combis-palmes-et-masques

Ibubble :

On commence avec ce qui est sans doute le projet ayant généré le plus de buzz : Ibubble. Le seul drone (sans fil) sous-marin est présenté dans une version définitive à 99%, les premières livraisons étant prévue pour la fin de l’été 2018.

 

Ibubble

 

Thalatoo :

Si vous êtes un lecteur habitué de Plongeur.com, vous connaissez déjà Thalatoo. Sinon vous pourrez retrouver notre essai d’un prototype ici : https://www.plongeur.com/essais-materiel/premier-contact-thalatoo-maoi-lordinateur-a-affichage-tete-haute-disponible-en-precommande

 

logo Thalatoo

Le salon a été l’occasion pour les plongeurs de tester l’affichage en personne, et pour l’équipe de faire avancer la campagne de financement participatif.
Retrouvez notre article sur Thalatoo ICI

 

Seareka :

Seareka développe une VHF étanche qui a pour objectif de pouvoir recontacter le bateau en cas de dérive. Le produit est équipé d’un GPS qui permet également de positionner (une fois en surface) les autres palanquées et éventuellement le bateau.

Seareka offre plus de fonctionnalités que la nouvelle Nautilus Lifeline, et ce type de produit peut être particulièrement utile pour les plongées dans des zones à fort courant.

 

seareka

 

Serenity Concept :

Serenity concept propose une technologie de localisation sous l’eau, le but étant de permettre le retour au bateau le plus facilement possible.

 

serenity concept

 

La technologie est intégrée à un ordinateur qui propose un écran tactile et couleur, et qui semble intéressant en tant que tel également.

 

Combinaisons Kalypse :

Kalypse utilise un logiciel unique de modélisation 3D pour concevoir des combinaisons de plongées sur mesure et personnalisées. Après la conception, les pièces de néoprène sont découpées avec une machine numérique pour une précision parfaite. Au final l’objectif est un confort exceptionnel.

Kalypse  Kalypse

 

Platypus :

Platypus ne vise pas vraiment le plongeur chevronné mais plus l’investisseur souhaitant développer une activité novatrice ou le riche passionné.

 

Platypus

 

Le Platypus est un bateau trimaran dont la coque centrale peut descendre jusqu’à 2m sous l’eau pour immerger jusqu’à 4 passagers. L’objectif est la découverte de l’environnement, ou l’exploration et la recherche de spots de plongée.

 

Azoth System :

Le but d’Azoth System est de proposer une personnalisation de la décompression pour réduire autant que possible le risque d’accident de plongée. La société part du constat que pour une même plongée, des plongeurs différents vont avoir un taux de bulles dans le sang très variable.

Elle développe un capteur de bulles qui permet de savoir si on a une tendance naturelle a avoir plus ou moins de bulles que la moyenne, et l’application mobile propose des adaptations de la procédure de désaturation.

 

Azoth system

L’œdème pulmonaire d’immersion.

Par Jean François ANDRE (D.E de Plongée sous marine, Trainer Trimix TDI, PADI)

L’OPI , l’OAP ? Quesako ?
C’est l’oedème pulmonaire d’immersion.
En tant que plongeur autonome ou encadrant, suis je concerné ?

Avant toute chose, lisez ce récit : Une belle journée s’annonce, une mer Méditerranée d’un beau bleu clair, un calme impressionnant. le mistral se lève légèrement. Température un peu fraîche tout de même : 15° en surface, mais rien d’anormal pour un mois de Mai.

J’encadre 3 personnes pour cette plongée dite classique et en aucun cas technique. Nous prévoyons une plongée facile. Il y en a pour qui c’est une réadaptation, donc nous ne prévoyons pas de grands fonds, juste 40/50 Minutes à 20m, une plongée dans la courbe Air, bien que nous soyons aux mélanges en recycleur.

On retrouve les blagues habituelles pour ceux qui reprennent, « Le néoprène » a encore rétréci cet hiver, c’est dingue …

Robert (on l’appellera robert pour l’occasion, bien que je n’ai rien contre les Robert, mais il faut bien mettre un prénom et je ne souhaite pas mettre le vrai), est déjà en transpiration, et n’arrive toujours pas a rentrer dans sa semi-étanche. A force d’aide, tout finit par rentrer et la combinaison est fermée.

Il respire difficilement, en émettant un petit sifflement à l’expiration, qui se calme quelques minutes après. C’est vrai qu’à presque 70 ans, après une vie de travail bien remplie, il est bien usé notre Robert.

Amoureux de la plongée, il a tout fait, Brevet d’état, Moniteur Padi, Actif au sein d’un club associatif. etc c’est un passionné.

Bref, une fois tout le matériel préparé, nous partons en mer pour cette plongée de réadaptation.

Nous ne plongeons jamais sans sécurité surface, donc Gérard qui pilote, restera sur le bateau, pendant la durée d’immersion et nous aidera aussi à récupérer les Bail out des recycleux. C’est tout de même plus pratique que de remonter à bord avec.

Le site choisi est à l’abri du Mistral, car ça souffle quand même pas mal. Mais nous savons que le mistral ne concerne que la surface, en dessous ce sera calme.

La plongée débute classiquement, l’immersion ne pose pas de soucis, et nous voilà partis. Effectivement en dessous un calme parfait, aucun courant.

Je remarque tout de même que Robert y va doucement, plus doucement que d’habitude. Il s’arrête régulièrement, comme pour reprendre son souffle. Il est en recycleur, je ne peux pas voir s’il s’essouffle, il n’y a pas de chapelet de bulles. Je lis ses données de plongée en me rapprochant, histoire de vérifier si sa machine est bien opérationnelle. Il n’y a pas de raison, nous avons tout vérifié avant au sec.

Tout est effectivement parfait. Tout semble être normal maintenant que nous sommes sur notre profondeur maximale prévue 20m.

Je décide néanmoins de réduire le temps de plongée initialement prévu, nous retournons au bateau tranquillement.

Nous sommes à 100m de l’embarcation, à une quinzaine de mètres de profondeur et je sens que cela va tourner au vinaigre : Robert n’avance plus. Nous venons de remonter dans la zone des 10m, pour finir la plongée, il me fait signe « ça ne va pas », tout en prenant le détendeur de son Bail out, pensant que c’est le recycleur qui est hors service. Mais là, ça ne s’arrange pas du tout, encore pire. Il étouffe et n’arrive plus à respirer.

Comprenant la situation, je fais une assistance rapide afin qu’il ne perde pas le détendeur et éviter la noyade. Nous n’avons aucun palier, on peut faire surface.

Nous ne sommes qu’à quelques mètres. Je lui appuie légèrement avec mon coude dans le creux du diaphragme pour forcer l’expiration, même à quelques mètres on peut faire une surpression pulmonaire.

Je le vois bien expirer tout le long de la distance qui nous sépare de la surface et là, c’est encore pire, plus moyen de respirer, de la «bave» rosée coule aux commissures de ses lèvres, et après un gros râle, Robert perd connaissance. Je le tracte rapidement au bateau, ou Gérard m’attend.

Remonter environ 100 Kg totalement détendus à l’échelle, n’est pas une simple affaire. Je décapelle et déséquipe Robert, pendant ce temps Gérard a déjà préparé l’Oxygène, il ne reste plus qu’à remonter Robert. Bien fâché, j’arrive à le monter en le prenant sous ses cuisses et en le projetant sur le plancher du semi rigide. Nous ne sommes pas en exercice, il faut faire vite.

Une fois à bord, je lui ouvre sa semi étanche sans ménagement, l’allonge et lui met le masque à oxygène.

Il est gris, il a le visage sans expression, bien que décidé à faire le maximum, je suis assez pessimiste. Mais il ventile, Quelques petites claques, une voix forte pour le faire réagir, et après quelques minutes qui m’ont semblé bien longues, le visage reprend une couleur rosée, et encore quelques minutes, une main se lève avec le signe OK, et les yeux se rouvrent.

Tout n’est pas gagné pour autant, mais ça a l’air d’aller mieux. On rentre au port qui se trouve à quelques minutes de navigation, un VSAB de Pompiers a été appelé, ils sont là lorsque l’on arrive, Robert est bien fatigué et la respiration n’est pas au top, rien que de marcher quelques pas, il est de nouveau essoufflé.

Sous oxygène, pendant une petite heure, toutes les constantes sont bonnes, les pompiers lui proposent de l’emmener pour faire une analyse un peu plus poussée, il refuse en signant une décharge et en repartant chez lui en voiture. Je lui donne tout de même un bloc d’oxy avec un détendeur, puisqu’il ne veut rien entendre.

Tout se finira bien, pas besoin d’oxygène sur le retour, les visites chez le pneumologue, et autres médecins spécialisés ensuite n’ont rien donné, et cet «incident» est mis sur le dos de l’âge et de la condition physique pas au top à ce moment là.

Que s’est-il passé ?

Pour moi, qui encadre et forme journellement, Non, cela ne peut pas s’arrêter là. Je sais que ce n’est pas une surpression pulmonaire, bien que les symptômes soient assez proches. J’ai assisté dernièrement à des conférences médicales, parlé avec pas mal de médecins de l’hôpital de St Anne à Toulon et de Pasteur à Nice, pour moi c’est un oedème pulmonaire d’immersion et je veux comprendre un peu mieux le principe et que faire.

Pour commencer, je parle avec le principal intéressé. Robert, m’a appris une heure après le départ des pompiers que, je le cite «ça devait arriver»…!? C’est à dire ?

En Fait, Robert m’avoue avoir une insuffisance cardiaque et pulmonaire, un peu de cholestérol, un peu de diabète, être un peu en surpoids (ça je savais), être en ce moment stressé par sa vie professionnelle, être trop serré dans sa combinaison (je le savais aussi), ajoutons à cela de l’eau fraiche. Et le tout bien médicalisé par une « tonne » de médicaments pour essayer de réguler tout ça.

Mais je le précise, il a un certificat médical de non contre-indication à la pratique et enseignement de la plongée sous marine en bonne est due forme.

Décision de ma part depuis ce jour là : Auparavant, Je faisais remplir une simple fiche d’identification à tous les plongeurs, avec copie des documents indispensables.

Dorénavant, j’y ai ajouté un formulaire ou je pose des questions que je peux caractériser d’indiscrètes sur l’hygiène et l’historique de leur vie. Libre à eux d’y répondre ou non, mais au moins j’aurai fait mon devoir et j’aurai une preuve comme quoi je me suis renseigné sur l’état réel de mes élèves.

Pas question de juger ou de faire le procès de Robert dans cet article. Mais sans être au courant de ce qu’est un OPI je n’aurai peut être pas correctement réagi.

Analysons un peu avec le recul

Nous avions un plongeur stressé, en surpoids, dans une combinaison serrée, une eau fraiche, arrivant sur ses 70 Ans (Je ne dis pas c’est vieux), Hypertendu, avec des soucis pulmonaires, et une condition physique médiocre. Et j’en passe.

Et pourtant, une plongée dans la courbe Air, avec un mélange suroxygéné, sans courant, a failli être sa dernière plongée.

Hé oui, en analysant, nous avions là quasiment, tous les facteurs favorisants de l’oedème pulmonaire d’immersion.

Sans entrer dans des détails médicaux de fonctionnement très poussé, expliquons le principe de fonctionnement de l’OPI et de ses conséquences.

L’OPI a été « découvert » dans les années 1989 par WILMSHURST, un premier cas mortel décrit à Brest en 2005 par Cochard. Pas de recul important sur ce type d’accident.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des problèmes de santé au préalable pour un faire un OPI, toute personne saine peut y être confrontée un jour.

Un cœur fonctionnant parfaitement en surface, peut dysfonctionner sous l’eau. La pression de l’eau peut le dérégler. Uniquement le fait d’être immergé peut le déclencher.

A mon avis, de nombreux OPI sur les années précédentes ont été considérés comme des accidents cardiaques, parce que ce phénomène était méconnu.

Au début seul le froid, l’effort et le fait d’être immergé étaient considérés comme les seuls facteurs aggravants, mais depuis quelques années, quelques Médecins hyperbares se sont penchés sur ce sujet, comme (entre autre) le Docteur LOUGE de St Anne (Toulon). Cela peut concerner toutes personnes immergées, pas systématiquement le plongeur, mais aussi un nageur, un apnéiste.

Le principe

L’échange gazeux tel qu’on le connaît ne se fait plus. Notre corps n’est plus alimenté en oxygène, car nous sommes en train de nous noyer avec notre propre sérum ou plasma.

C’est en fait un processus qui ne fonctionne plus. Lors de votre formation de plongée, vous avez appris que vos alvéoles au contact des capillaires permettent «l’alimentation» de l’organisme en oxygène et l’évacuation des gaz néfastes.

Dans le cas de l’OPI, tout se passe relativement bien au «fond » grâce à la pression à laquelle votre corps est soumis, (il y a au moins equipression alveo-capillaire).

C’est lors de la remontée, avec la baisse de la pression absolue que le phénomène se déclenche, et au lieu que vos alvéoles aient une pression supérieure à celle de vos capillaires, c’est l’inverse, vous amorcez un processus de noyade avec votre plasma. C’est exactement le même principe qu’une noyade, mais interne.

La difficulté pour respirer augmente, quand vous allez vers la surface. Car en simplifiant, plus vous remontez, plus vous diminuez la pression et plus vos alvéoles se gorgent de votre plasma.

Une fois en surface, cela peut se limiter à une petite toux, liée à une légère difficulté à respirer, jusqu’à de la mousse rosée au commissures des lèvres et l’impossibilité de respirer.

On pourrait penser qu’une fois là, les soucis s’arrêtent. Non, ce serait trop simple.

En surface, il ne faut plus que le plongeur concerné fasse d’effort. Le cœur ou plus exactement une partie du cœur (myocarde) se trouve en hypoxie. Le moindre effort supplémentaire peut dans certains cas provoquer un arrêt cardiaque. Il faut le déséquiper dans l’eau, pour que l’accès au bateau se fasse le plus facilement possible. Ensuite plus d’effort. La raison ?

La seule façon à ma connaissance, de connaître les dégâts d’un OPI, est de faire une échographie du cœur le plus rapidement possible.

Dans les cas ou les personnes qui ont été évacuées et suivi par un médecin hyperbare qui a procédé à cet examen, il est apparu une faiblesse cardiaque, pouvant continuer sur les 24-48 heures qui suivent.

Le cœur (myocarde) est en hypoxie lors de l’OPI, le temps qu’il reprenne son rythme et fonctionne à nouveau au maximum de ses capacités, ce délai peut aller jusqu’à 48 Heures et nécessiter une assistance sous oxygène. Donc aucun effort et une surveillance s’impose après.

Un bilan à ce jour (non exhaustif) 

Au vu des analyses et statistiques connues actuellement (Source HIA St Anne, Dct LOUGE), nous pouvons penser à ce jour qu’il n’y a:

– Pas de différence significative entre Homme ou femme (Avec une majorité d’hommes tout de même).

– Pas de tranche d’âge bien particulière. (De 25 à 64 ans).

– Que les principaux facteurs favorisants seraient : (bien que des sujets hyper sportifs aient été touchés) :

  • Le Stress
  • Le Froid (vasoconstriction)
  • La mauvaise condition physique
  • L’hypertension
  • Le Cholestérol.
  • L’effort (capelé en état de stress pour rejoindre un bateau)
  • L’appareil respiratoire en plongée qui augmente l’effort respiratoire (Détendeur et recycleur)

Le service hyperbare de St Anne, Entre 2007 et 2010, L’OPI rassemble 10% des accidents de plongée. C’est beaucoup. (Source : Dct LOUGE).

Le principal inconvénient de ce problème, est que ce dernier est récidivant et qu’à priori , il n’y a pas de traitement.

Que pouvons nous faire ?

Une des conduites proposées à tenir, pour les encadrants et plongeurs autonomes.

Ceci n’est pas un article médical, c’est uniquement un partage d’expériences de terrain, qui peut permettre éventuellement de sauver des vies, ou voir prévenir avant l’accident.

Inquiétez vous, si un de vos plongeurs à une toux répétée et que cela récidive fréquemment sans raison apparente, et surtout si cela apparaît sur les fins de plongées en remontant.

Souvenez vous combien de personnes dans vos diverses palanquées, vous ont dit, «c’est bizarre, je crache un peu de sang, presque à chaque plongée en surface», ou à combien de vos plongeurs avez vous dit «Tu ferais bien d’arrêter de fumer, tu as vu comme tu tousses à la fin de la plongée ?».

Et les réponses, toutes faites «tu as du te mordre un peu la langue»… etc. Ce que nous pensons être effectivement le cas, peut être par méconnaissance.

Je suis beaucoup plus attentif aujourd’hui à ces petites phrases à priori sans importance.

Un autre plongeur (plus inquiet), avait pris rendez-vous chez un pneumologue, et cardiologue à l’issue de plusieurs plongées ou à la fin, il crachait légèrement rosé. Les examens se sont faits dans la semaine suivante, Rien, pas de soucis, aucune trace, aucun problème.

A priori normal, il aurait fallu faire cela beaucoup plus rapidement. Et peut être aller en premier voir un médecin hyperbare qui aurait piloté les examens à faire plutôt que des spécialistes des poumons non plongeurs ? Il est malheureusement décédé quelques mois plus tard d’un problème cardiaque… Sans plomber l’ambiance, n’y a-t’il pas un rapport entre ce qu’il disait et ce qui c’est passé ensuite ? Je ne peux m’empêcher de me poser la question. Aujourd’hui, je l’enverrais consulter un médecin hyperbare.

La responsabilité des patrons de centres de plongée et des encadrants est actuellement en France la plus sévère. Il est important de travailler conjointement avec les services des urgentistes, des médecins hyperbares et autres personnes intervenant lors des accidents afin de faire de l’information aux encadrants et autres acteurs de la plongée française. Des réunions sont organisées annuellement à Toulon avec tous les services et protagonistes de l’activité sous marine du Var, et c’est très bien. Il faut être informé.

La plongée sous marine est une activité merveilleuse qui se démocratise, et le paradoxe c’est qu’elle est souvent associée à la fête entre copains, ce qui est incompatible avec une pratique sérieuse de celle-ci. En plus la population française de plongeurs «profonds» à l’air est vieillissante, et donc à mettre sous «surveillance» pour leur plus grand bien et aussi pour celui des encadrants. Car en France la décharge de responsabilité n’existe pas et s’il arrive quelques choses dans votre palanquée, il faudra vous expliquer que vous soyez encadrant ou dans une palanquée de plongeurs autonomes.

Formez vous, posez et posez vous les bonnes questions, n’acceptez d’emmener des personnes que si vous êtes entièrement en accord avec le Directeur de Plongée et en sachant qu’ils sont sous votre entière responsabilité tant que vous êtes sous l’eau.

Je conçois qu’il soit désagréable de s’entendre dire «écoute vu ton état, on va limiter la plongée à 20 mètres», il y a sans doute une façon de faire et dire plus respectueuse et d’adapter les sites à la personne, sans être forcement désagréable. Mais il ne faut pas les mettre et se mettre en danger, parce qu’ils ont des cartes de niveaux et des certificats médicaux de non contre-indication à la plongée. Enfin, comme dit l’autre, c’est mon avis…

Remerciement à tous les médecins hyperbares qui travaillent sur tous ces incidents, notamment les équipes des Docteurs LOUGE de l’hôpital de St Anne, Dct KAUERT de Pasteur à Nice, Dct CONSTANTIN à Paris. Et tous les autres que je ne connais pas.

Et à tous les encadrants qui partagent leur expériences sans tabou, afin de faire avancer la prévention.

Le plaisir est sous l'eau !